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> Chapitre III : La quête de l'Opale, Chapitre III : La quête de l'Opale
Écrit le : Mardi 26 Septembre 2017 à 13h56 par Atlas
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Tùrambar & Aimeric

Diplomatie : Le garde reste amical

Le garde regardait le paladin avec bienveillance, et une pointe de tristesse dans le regard : - "Nous le ferions volontiers mon bon seigneur, mais ce n’est pas notre tâche, il ne nous est pas permis de répondre à la demande de chacun, quel que soit le bien fondé de ses intentions. Dorkim Laughingash que voici nous demandait de faire de même et de vous conduire en cellule en attendant la justice du Duc pour une action d’éclat dans la Taverne juste derrière vous et vu votre fougue et votre colère, même s’il m’en coute, je serais prêt à croire que vous l’ayez déjà laissé s’exprimer à l’intérieur."

Le statu quo semblait inévitable jusqu’à ce que l’autre garde, sensiblement plus jeune, intervienne : - "Notre mission est de garder la porte et de faire au mieux pour que l’ordre règne dans la cité. Si nous pouvons prouver que l’un ou l’autre est fauteur de trouble, il est de notre devoir de le conduire aux fers."

- Et vous le faites fort bien ! Laissez-moi vous démontrer ma bonne fois, je vous laisserai juger ensuite.

En chuchotant un mot que le paladin ne comprit pas, il toucha les colliers, l’un après l’autre, forçant ceux-ci à s’ouvrir, libérant ses gardes-du-corps. Au même instant, toute intelligence quitta leur regard, leur mâchoire s’entrouvrant légèrement. Il fit constater aux gardes et au paladin, un sourire triste de circonstance aux lèvres, qu’il n’avait pas menti quand il parlait de coquilles vides.

Est-ce qu’il était possible de ramener leur esprit dans leurs corps ou ceux-ci étaient-ils prisonniers à jamais des limbes pour les atrocités qu’ils avaient pu commettre ? Le marchand crut bon de rajouter que le sort qui leur était promis était la mort et que c’est ce qu’ils avaient eu puisque leur âme avait déserté leur vaisseau de chaire.


Psychologie : certitude absolue que le marchand cache quelque chose, certitude que les gardes le croient sincère.

A cet instant, le paladin sut avec la plus grande certitude que le marchand mentait par omission, pas un vrai mensonge, quelque chose qui passerait même les sorts de vérité des inquisiteurs, qu’il savait pertinemment ce qu’il était advenu des âmes des deux hommes… et en même temps, que les gardes avaient été convaincus par la démonstration et qu’il n’en obtiendrait rien que des problèmes s’il insistait auprès d’eux…

Le barde qui l’avait rejoint se saisit d’une boucle de cuivre de sa ceinture, reculant d’un pas et faisant mine d’ajuster le col de son manteau. Tùrambar l’entendit alors directement dans son esprit, sans risque d’être entendu par les autres.


¤ Il cache quelque chose mais nous n’obtiendrons rien comme ça. Je suis avec toi. Laissons les choses se tasser et confrontons le chez lui ce soir, tu as mis le doigt sur quelque chose. ¤

Pour sensée que fut la proposition, elle demandait une retenue dont le paladin ne serait peut-être pas capable …


Vieltal 'Vuurdan, Sahadeva & Hermine

Le hasard, le karma, l’Adama, un jeu des dieux ou autre chose avait replacé Hermine sur le chemin de Vieltal au meilleur moment, quand il s’apprêtait à traverser une étendue aussi traitre et dangereuse que tout ce qu’il avait pu vivre jusque-là et que tant de compagnons les avaient quitté en cours de route.

Tandis que la forgeronne faisait connaissance avec le Maquar, ils arrivèrent très vite à la porte de la Rivière. Florian était en grande discussion avec un homme sur le ponton, auprès d’une barge en partie couverte.


- Voici les derniers renforts dont je te parlais. Avec le froid, le bois travaille trop. Laisse-moi quelques minutes pour fixer l’ensemble et tu pourras repartir. Drôle d’idée de partir par un froid pareil si tu veux mon avis … Avec les lézards et tout ça …
- Tu sais, les lézards ne sont pas les plus à craindre mais c’est l’métier qui veut ça, si facile, personne n’aurait besoin de mes services. Merci Gustaf.
- Avec plaisir mon ami. Hermine ! Tu arrives juste à temps ! L’ami Florian est un peu pressé, à croire qu’il a une épouse aux fesses, tu me donnes un coup de main pour fixer tout ça ? Messieurs, la belle rencontre.

Gustaf eut une seconde d’arrêt en comprenant que les deux hommes étaient les clients de Florian et que la familiarité dont il avait preuve était peut-être déplacée. Les départs au travers du marais étaient aussi rares que fréquents en provenance de l’amont du Delimbiyr, les déchargements allaient bon train et aussitôt les dernières pièces payées à Hermine, Gustaf fut appelé ailleurs, pour remplacer une rame, vérifier les cordages de remorquage, quelques poulies.

Ils embarquèrent finalement à quatre dans la barge. Un coffre servant de banquette était chargé du nécessaire pour leur expédition, une rame de trois mètres de long et un gouvernail permettent la manœuvre quel que ce soit le fond et le courant tandis que des rames secondaires lui donnent plus d’impulsion au besoin. L’espace arrière est couvert d’une toile épaisse, vert profond.


- Bienvenu à bord de mon glorieux rafiot -Florian semblait plus à l’aise qu’il ne l’était dans la Taverne, probablement plus à l’aise dans les milieux sauvages qu’urbains- Nous en avons pour plusieurs jours de navigation. Certains méandres sont bouchés, d’autres mènent à des tourbières dont on aurait toutes les peines à s’extirper. Mon rôle est de conduire la barque, même si nous venions à nous faire attaquer pour nous assurer de ne pas être mené dans un bras mort.



" Par delà les brumes "
 
 
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  Écrit le : Mardi 03 Octobre 2017 à 22h48 par Hermine
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ermine avait hoché la tête d'un air approbateur à la réponse du Maquar. L'homme semblait prendre grand soin de son arme et la traiter avec le soin nécessaire. En connaisseuse, Hermine ne pouvait que respecter cette attitude ; trop de prétendus guerriers ne s'occupaient pas assez de leur équipement, jusqu'à ce qu'un jour celui-ci leur fasse défaut au pire moment : désarmés par leur lame bloquée dans son fourreau par le gel, la paume de la main brûlée par le métal chauffé presque à blanc par la chaleur du désert ... et en particulier, ici, dans le marais, trahis par la rouille après des jours sans sécher ni huiler leur arme correctement ...

Une fois arrivée à la Porte de la Rivière, Hermine avait de moins en moins tranquillement devisé avec les deux hommes. Au début visiblement heureuse et détendue de retrouver son vieux compagnon Vieltal 'Vuurdan, son enthousiasme fut peu à peu tempéré lorsqu'elle apprit la nature de la quête qu'ils poursuivaient. Sahadeva, notamment, fut suffisamment précis dans la description de certains détails, et Hermine hocha la tête d'un air soucieux : apprendre que l'esprit de personnes innocentes était manipulé au point de les pousser au suicide ou à l'assassinat lui faisait froid dans le dos. Son malaise était visible, car ses sourcils se fronçaient et son visage se fermait de plus en plus, et ses prises de parole se faisaient bien plus sérieuses et concises.
Aussi, lorsque elle déchargea le contenu de sa charrette à bras des pièces de métal sur lesquelles elle travaillait depuis quelques jours, son air n'était pas celui de quelqu'un de simplement soulagé d'un travail accompli, mais de prêt à en entamer un autre, de bien plus d'envergure. Son esprit était déjà ailleurs, comme put le remarquer Gustaf : Hermine accepta le paiement d'un air absent, empochant la bourse presque par inadvertance. Une fois le fustier parti, la jeune femme annonça d'ailleurs son attention d'accompagner les aventuriers à travers les marais.


- Les cяimes commis paя magie me яévulsent, et je ne les laisseяai pas impunis, conclut-elle après avoir résumé la situation afin de confirmer aux deux hommes qu'elle mesurait bien les enjeux de leur quête. « Aussi, je vous accompagneяai à tяaveяs les maяais. Cela fait quelques temps que je tяaine paя ici, mes compétences pouяяaient vous êtяe utiles. Laissez-moi un moment le temps de яécupéяeя mes affaiяes, j'aяяive. »

Sans guère plus de cérémonie, Hermine empoigna à nouveau sa charrette de livraison et rentra la déposer derrière la forge Cromach. Puis, elle gagna la petite chambre qui lui avait servi de foyer. Son pas état rapide, son air décidé.

Une fois chez elle, elle réunit ses affaires. Cela n'était guère difficile : elle payait son loyer au mois, les meubles ne lui appartenaient pas et, autant absorbée par son travail que peu intéressée par les bibelots, elle n'avait guère accumulé d'affaires durant son séjour à Fort Dague. En fait, puisqu'elle travaillait à la forge et que la pièce était trop petite pour lui permettre de s'entraîner au combat, elle n'était toujours venue que pour y lire les jours de pluie, ou y dormir presque chaque nuit.

Tandis qu'elle pliait ses vêtements de rechange et les rangeait soigneusement dans un de ses sacs en y intercalant sa vaisselle et autres ustensiles un peu fragiles pour les protéger, la Nordique s'arrêta un instant pour songer. Faisait-elle le bon choix ? Sa décision d'accompagner Vieltal et Sahadeva avait été rapide. Mais, après tout, n'était-ce pas là le signal qu'elle attendait ? Le gros de son travail était terminé depuis quelques semaines, et elle ne faisait plus depuis que quelques travaux de peu d'intérêt technique ou artistique qu'elle essayait d'égayer comme elle pouvait de commandes plus personnelles qui étaient presque autant de services rendus aux gens de bien. À vrai dire, sans qu'elle ne se le soit vraiment formulé consciemment, il était bien possible que l'envie de voyager à nouveau et se rendre plus utile ailleurs l'ait repris depuis quelques temps déjà.
Et puis, ici, elle prenait trop de risques. Il lui fallait un endroit tranquille, à l'abri des regards, pour mettre la dernière main à son projet ...

Son paquetage fait, Hermine jeta son dernier sac sur son épaule, et sortit dans la rue. Dans sa cape et son armure de mailles, son apparence n'avait que peu à voir avec celle de l'humble aide d'un artisan en robe simple et tablier de cuir. Essayant de ne pas trop laisser son regard vagabonder car elle ne voulait pas reconnaître quelqu'un et avoir à faire des adieux, elle se rendit à la forge Cromach ... peut-être pour la dernière fois.

Tholvar était toujours dans la forge, concentré sur son travail. Le nain ne se retourna pas. Peut-être qu'il ne l'avait pas entendue entrer, avec les coups de marteau et les autres bruits de l'atelier. Mais Hermine se doutait que son absence de réaction était dans son caractère. Ils avait déjà abordé le sujet. À quoi servait d'en reparler ?

La jeune femme se dirigea vers la porte de la réserve. Après avoir fait tourner la clef dans la lourde serrure et être entrée dans la pièce sombre, elle referma derrière elle, se dirigea vers le petit espace qu'elle s'était ménagé pour stocker ses travaux et fit glisser la couverture qui recouvrait les pièces de métal noir. Lorsqu'elle les illumina de sa lanterne, elles étincelèrent doucement. Même à la lumière ambrée de la flamme, leur lueur était étonnamment faible, lointaine ... presque étrangère.
Puis, lentement, avec d'infinies précautions, vérifiant que tout était bien là et en ordre, elle positionna chacune des pièces d'armure dans le dernier sac qu'elle avait laissé vide. À chaque fois, elle emboîtait chaque morceau dans les autres ou se servait de la couverture pour tout protéger et éviter les déplacements ou bruits intempestifs.
Brassard. Jambière. Manchon. Cotte. Dos. Plastron. Pour l'avoir forgé elle-même au fil des années, elle connaissait chaque élément par cœur. Le dernier était le heaume. Le prenant dans ses mains, elle le considéra un moment en le tenant face à son visage. Dans la pénombre, le masque qui composait la visière semblait la considérer de son regard sans vie.


- [???] Bientôt ..., chuchota la jeune femme dans la pénombre, comme pour elle-même.

Chaque pièce correctement placée, Hermine referma le sac. Puis, elle prit un petit paquet soigneusement emballé qu'elle avait caché sous tout le reste, avant d'étouffer sa flamme et de ressortir. Tholvar forgeait toujours. Hermine considéra un instant son ami et professeur, un pincement au cœur. Malgré son caractère taciturne et ses difficultés à s'exprimer, le nain l'avait prise comme apprentie, puis comme collègue, et la forge Cromach avait été pour elle une sorte de foyer. Hermine y avait toujours travaillé dur, pour montrer sa gratitude par le travail plus que par les mots.

Sans se retourner, Hermine ressortit dans la rue et regagna l'embarcadère.
Dans l'atelier, Tholvar continuait à marteler le métal. Au centre de la pièce, au milieu d'un établi encombré d'outils, de plans et de poussière de métal, il y avait quelques éléments nouveaux. La clef de la réserve, la bourse de Gustaf, ainsi qu'un petit paquet soigneusement préparé ; du doux tissu vert enveloppait apparemment une petite bouteille de céramique au bouchon de métal sombre. Et sous le paquet, un petit mot écrit en nain ...


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Fiches d'Hermine et de Biscotte
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Écrit le : Mercredi 04 Octobre 2017 à 09h03 par Ahuizotl
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Tout en cheminant, Sahadeva avait expliqué dans les grandes lignes l'objectif de leur mission à Hermine. Celle-ci semblait tellement heureuse d'avoir retrouvé Vieltal qu'elle semblait être prête à les accompagner dans leur périlleux voyage.

Sachant qu'ils pourraient être confrontés à de multiples dangers et qu'il serait difficile d'aller chercher les coffres engloutis, le Maquar accueillit avec enthousiasme cette aide inattendue : une paire de bras supplémentaire, surtout aussi musclés que ceux d'une forgeronne, ne serait pas de trop...

Lorsqu'Hermine leur avait fait part de son intention de les accompagner à travers le marais, le Maquar avait hoché la tête, satisfait. Il ne connaissait guère cette nouvelle aventurière mais elle lui inspirait une certaine confiance et semblait être dotée de plus de bon sens que certains de ses anciens compagnons. Seul l'avenir pourrait venir conforter ou infirmer cette première impression...

Après avoir salué Gustaf, le guerrier d'Estagund embarqua immédiatement dans la barge de Florian et lui déclara :


- Il semble bien que nous ayons une passagère de plus : dès qu'Hermine nous aura rejoints, nous pourrons appareiller...



Fiche de Sahadeva

« Lutte contre ce qui est contraire à l’Adama »

PNJ : Ahuizotl,Galahad de Montléri
Autres PJ : Metzli Arnesen, Circé, Reïlo

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Écrit le : Vendredi 06 Octobre 2017 à 14h50 par Hermine
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près environ trois quarts d'heure, Hermine revint de ses préparations. Son changement d'apparence extérieure était flagrant, et correspondait davantage à ce que Vieltal connaissait de l'aventurière : les cheveux attachés, vêtue de sa tunique de mailles et de solides vêtements de voyage adaptés au climat humide des marais, elle portait sur son dos deux lourds sacs d'équipement ainsi que plusieurs armes qui semblaient bien entretenues.

Cependant, c'est avec étonnamment peu de bruit qu'elle sauta sur la barge en s'excusant humblement auprès de Sahadeva, Vieltal et Florian de les avoir fait attendre. De plus, après qu'elle eut repéré un coin de la barge laissé libre, elle se débarrassa en un instant à peine de tout son barda -exception faite de ses armes et son bouclier.

Quand vint le moment de réellement partir, Hermine sembla néanmoins s'impatienter. Faisant signe à Florian d'attendre encore un moment, elle sauta à nouveau sur le quai avant de porter ses mains à sa bouche et d'émettre un sifflement à la tonalité particulière, qu'elle maintint de longues secondes. Reprenant son souffle, la jeune femme mit les mains sur ses hanches et tapota plusieurs fois du pied en signe d'impatience.

Peu après, en arrière du quai où était située la barge, plusieurs exclamations se firent entendre parmi les dockers et les marchands. Sans que l'on puisse déterminer exactement s'il s'agissait de cris de surprise, de colère ou d'amusement, s'y mêlèrent des miaulements et cris de chats dont le volume gagnait rapidement en intensité. Soudain, un groupe d'une dizaine de félins en colère déboula sur le quai. En avance par rapport à eux, ce qui semblait être une belette brune et blanche galopait, avec ce qui semblait être un rat à peu près aussi gros qu'elle dans la gueule.

À la vue du rongeur, Hermine leva les yeux aux ciel, puis apprêta son bâton de marche pour se mettre en garde en un mouvement fluide. Mais contre toute attente, elle n'eut aucune réaction lorsque l'animal fugitif lui courut entre les jambes. Préférant affronter la charge féline, elle fit de larges moulinets de son bâton en poussant des cris, sans doute davantage pour les effrayer que pour leur faire du mal. Alors qu'elle se déplaçait en combattant, un observateur attentif pouvait remarquer que le rongeur restait entre ses jambes, sans jamais se faire marcher dessus où faire trébucher l'humaine. À la place, il se déplaçait peu, mais de manière aussi fluide qu'elle, tout en claquant des mâchoires et en crachant dans la direction de l'un ou l'autre félin qui parvenait à s'approcher un instant, semblant davantage préoccupé par la préservation de son butin que par les bottes qui dansaient autour de lui.

Lorsque les chats s'avouèrent vaincus et se furent dispersés en crachant, Hermine soupira de soulagement, puis avisa le rongeur de son regard d'émeraude. Celui-ci lui rendit son regard et le soutint jusqu'à ce que la jeune femme le ramasse. Bien que semblant un peu dégoûtée par le rat légèrement sanguinolent que l'animal tenait toujours entre ses dents, elle transporta néanmoins celui-ci au creux de ses mains gantées, avant d'enjamber une dernière fois le bastingage et de jeter le voleur et sa proie dans un coin tranquille de la barge où il s'attela à engloutir son repas.


- Navяée pouя cet étalage de violence, s'excusa Hermine en s'essuyant les mains l'une sur l'autre, faisant aux trois hommes présents une moue d'excuse dans laquelle semblait pointer un sourire. « Cette chipie va nous accompagneя elle aussi. Malgяé les appaяences, elle sait paяfois se яendяe utile ... » Puis en direction de Florian : « Ne vous inquiétez pas, elle ne s'en pяendяa pas aux coяdages. Elle s'y connaît autant en navigation que moi, et sait qu'elle ne doit pas y toucheя.
En paяlant de navigueя, est-ce que je peux me яendяe utile pouя l'appaяeillage ? »

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Lorsque la barge eut navigué toute la journée à travers les méandres du marais, vint le temps de camper pour la nuit. Grâce à sa connaissance du terrain, Hermine aida à trouver à endroit sur la berge plus accueillant que le reste : exempt de sable mouvants, pas trop boueux, et offrant une configuration relativement défendable en cas d'attaque durant la nuit.

Après qu'elle ait allumé leur feu, mais avant qu'ils préparent leur repas, l'aventurière demanda un instant l'attention de ses compagnons. Lorsqu'il furent prêts à l'écouter, elle baissa la tête à leur adresse en signe de gratitude :


- Vous m'avez acceptée paяmi vous, et je vous en remeяcie humblement. Cependant, vous ne me connaissez que peu -même toi mon ami, dit-elle en regardant le barde, « nous nous sommes peяdus de vue depuis longtemps, et j'ai un peu changé depuis. »

La jeune femme se massa un instant le coté du cou, hésitante. Ça n'était pas facile pour elle de faire ce qu'elle allait faire, elle qui avait toujours considéré que dissimuler ce que l'on savait était une défense indispensable contre ses ennemis. Même si Vieltal, Sahadeva et Florian n'étaient pas ses ennemis, elle n'ignorait pas qu'il suffisait de confier une seule fois un secret, même à une personne de confiance, pour l'éventer définitivement.

- Aussi, afin de constitueя un gяoupe plus efficace, et de vous яetouяneя votяe confiance, si vous le peяmettez, je vais un peu vous expliqueя de quoi je suis capable.

Hermine ne revint pas sur ses compétences de navigation et de survie en extérieur, dont elle estimait avoir donné une entrevue au cours de la journée. À la place, elle dégaina son épée longue de son fourreau -seul élément qu'elle avait conservé après s'être débarrassée de son armure en commençant à dresser le campement. Après l'avoir soupesée, elle en montra brièvement la lame à ses compagnons : celle-ci était composée d'un métal inhabituel, noir comme la nuit et d'apparence très solide, qui ne reflétait que peu la lumière du feu. La Sirène fronça les sourcils :

- Voici ma lame, que j'ai foяgée duяant des années. Lorsqu'il devient nécessaiяe de tueя ou détяuiяe ... Joignant le geste à la parole, elle fit quelques mouvements vifs et précis, larges ou retenus, de taille et d'estoc, comme si elle se battait contre plusieurs adversaires imaginaires. Le dernier mouvement de son court exercice fut un coup de taille vertical, asséné en puissance sur un rocher de taille modérée. De violentes étincelles jaillirent, et la pierre fut marqué proprement d'une faille béante, pile en son milieu. La guerrière se redressa en un salut en achevant sa phrase : « ... j'essaye de m'en seяviя à bon escient. »

Sans plus de commentaire, l'humaine rangea l'arme dont la lame ne souffrait d'aucune égratignure dans le fourreau placé au bas de son dos. Elle se mit ensuite en garde à mains nues, en une posture sobre mais qui lui permettait d'attaquer ou de défendre dans plusieurs directions, comme elle commença à le démontrer en attaquant dans le vide. Là encore, bien qu'elle semblait pour un observateur novice porter ses coups au hasard, un spectateur plus attentif pouvait remarquer que chaque enchaînement de coups était destiné à mettre hors d'état de nuire un adversaire imaginaire particulier. Tout en parlant, elle continuait à s'expliquer.

- Je sais qu'une aяme, même excellente ... (parade, coup de poing) ... n'est pas infaillible. Et je déteste ... (blocage du genoux, deux coups de pied) ... êtяe pяise au dépouяvu. Aussi ... (enchaînement coude - clé de bras - balayage - mise au sol) ... j'essaye de paяeя au maximum d'éventualités.

Il n'y avait aucune trace de frime dans les mots d'Hermine. Elle énonçait simplement ce qu'elle savait sur elle-même. Au contraire, même alors qu'elle se livrait, on pouvait discerner de la retenue dans ses mots et dans ses gestes. Depuis qu'elle avait commencé sa petite démonstration, elle regardait peu ses interlocuteurs, comme si elle tentait d'oublier qu'ils étaient là, et qu'elle était en train de leur donner des informations qu'ils pouvaient utiliser contre elle.
Ses mouvements l'avaient amenés au bord de l'eau. Faisant un second salut envers le marais, elle se remit encore une fois en garde à mains nues, en une posture légèrement différente.


- Une autяe chose que je déteste est quand les puissants asseяvissent les petits. Suяtout à l'aide de la magie. Je les hais. La jeune femme parlait lentement, de manière hachée. Elle serrait les dents, semblant imaginer quelque ancien ennemi ou événement passé difficile à vivre. « Et j'en avais assez de ne яien compяendяe à leuяs pouvoiяs. Aussi ... J'ai étudié. »

Doucement, imperceptiblement, elle avait changé de posture. Ses gestes semblaient cependant offrir peut-être un peu trop de fioritures inutiles pour relever de la simple posture de combat. Et en effet, lorsqu'elle s'élança soudain en un coup de pied circulaire, toute sa jambe étincela d'énergie. Sahadeva, Vieltal et Florian purent entrapercevoir des arcs électriques qui serpentaient et bondissaient sur sa jambe en mouvement alors que celle-ci s'abattait verticalement dans l'eau. Un bruit sec et sourd se fit entendre tandis que des éclaboussures jaillissaient sur quelques mètres. Enfin, tandis qu'Hermine saluait une dernière fois, quatre poissons blancs firent surface dans un diamètre de deux ou trois mètres, le ventre en l'air -morts.

Hermine les ramassa un à un par la queue, puis revint vers le feu de camp et les trois hommes. Jetant trois des poissons dans un bol afin que quelqu'un puisse les écailler et les cuire, elle s'assit sur une souche.


- Ce soiя, je sers le яepas, mais je vous laisse le cuiяe vous-mêmes, hmm ? Donnant-donnant ... Ne vous inquiétez pas pouя moi, je n'ai pas faim, conclut-elle avec un timide souяiяe, avant d'étendre ses jambes près du feu pour les sécher -non sans avoir laissé glisser le quatrième poisson derrière elle. Où rapidement, des bruits de festin se firent entendre ...



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Écrit le : Mardi 10 Octobre 2017 à 19h42 par Vieltal 'Vuurdan
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Que Sahadeva lui fasse assez confiance pour considérer une vieille amie comme un membre de l'équipe toucha le barde plus qu'il ne le croyait. Évidemment, avec les péripéties et le nombre de compagnons ayant quitté l'aventure, il n'est pas surprenant que l'on s'accroche à quiconque peut tenir une épée.

Hermine ne refusa pas l'offre d'une aventure alléchante, le barde reconnaissait en elle la fougue qu'elle avait il y a quelques années, lors de leur première rencontre. Alors qu'il la regardait s'empresser de retourner au village pour empaqueter son nécessaire, il ne pu s'empêcher de sourire. Le Maquar était un homme bien qui parlait peu. Hermine quant à elle, déplaçait beaucoup plus d'air. Pourtant, malgré leur flagrante différence de personnalité, de tous deux émanaient une puissante confiance, irradiant les personnes qui les côtoyaient. Comme frappé par cette force, Florian débordait d'énergie, lui qui plutôt ne semblait pas tellement conquis à l'idée de traverser le marais.

Vieltal profita de l'attente pour expliquer à Sahadeva le lien qui l'unissait à Hermine, si mince soit-il, il se souvenait d'elle comme une guerrière plus que capable et d'une compagnon d'aventure agréable. Comme tout bon barde, il ponctua le récit ici et là de détails, qui, clairement, ne s'était jamais produit. Néanmoins, il dressa un portrait plutôt juste et agrémenta le moment jusqu'au retour d'Hermine.

Sous leur yeux se déroula alors une scène que même l'imagination débordante du barde n'aurait pu espérer créer. Figé sur place, les occupants de la barque observèrent sans intervenir.

Une fois à bord, ils partirent pour de bon. Ils échangèrent un peu sur tout et rien, content de se rapprocher du but.

Puis vint le temps d'accoster pour camper. Hermine prit les devants rapidement alors que Vieltal se confectionna un coin tranquille pour dormir. Le feu commençait déjà à prendre quand le barde se racla la gorge

- Finalement, nous y voilà. À combien de jours prévois-tu la traversée déjà? Dit-il en s'adressant à Florian. Il enchaina : Dis moi, comment es-tu arrivé ici? Y a-t-il assez de demande pour traverser le marais pour t'assurer un bon rendement? Je me demande qui d'autres est prêt à faire ce voyage... Ce n'est pas ce qu'il y a de plus touristique.

La démonstration des techniques d'Hermine le prit par surprise. Autant il respectait la guerrière, autant il avait envi d'éclater de rire devant ce spectacle. Elle s'exécutait bien, gracieuse. Il ne pu s'empêcher de glousser et d'applaudir.

Alors qu'elle ramenait le poisson, le barde s'approcha d'elle, tout sourire.


- Visiblement, on ne s'ennuiera pas avec toi! Lui dit-il en lui tapant dans le dos avec un peu trop de force.

Il s'agenouilla près du feu et entreprit d'éviscérer une des prises.

- Merci, c'aurait été sans doute plus long avec un hameçon et un appât! T'es sur que tu n'en veux pas la moitié? s'enquit-il avant d'ajouter C'est pas mal ce truc en tout cas en pointant du revers de sa dague la jambe de la guerrière.

Puis plus sérieusement, il s'adressa au groupe quant au déroulement pour la nuit

Je suggère des tours de garde, évidemment. Je peux effectuer le premier. Que pouvons-nous rencontrer ici, outre des hommes-lézards?



La vie est tout comme un scintillant diamant... De cette façon dont il brille lorsqu'on le polit bien.
Vieltal 'Vuurdan
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Écrit le : Jeudi 12 Octobre 2017 à 13h09 par Atlas
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Hermine, Sahadeva, Vieltal

Le guide sourit à l’annonce de la bonne tenue du petit animal d’Hermine. De cordage, la barge était pratiquement vide, l’amarre devait en être l’élément le plus important, il fit même une courbette qui ne devait pas lui ressembler comme s’il l’invitait à prendre place dans un véritable navire.

Florian profita de la question de Vieltal pour corriger son estimation pour le trajet : les trois jours de navigation habituellement nécessaires passeraient probablement à cinq pour peu qu’ils ne soient pas ralentis. Il regardait le marais avec un manque d’assurance dans le regard, retroussant le nez comme si son odorat pouvait le prévenir que leur périple serait plus compliqué que ce qu’il espérait de prime abord.


- Je vous avais annoncé moins mais regardez, là et là, il y avait un passage. Les crues en ont déplacé certains, il va falloir que nous soyons plus prudents. Comme tu t’en doutes, ce trajet n’est pas le plus fréquent, ni celui qui me permet de me nourrir quand nous n’avons pas un groupe d’aventuriers désireux de découvrir la beauté sauvage des environs de notre fort. Mais je connais le marais grâce aux hommes-lézards. Il y a quelques années, le commerce entre eux et le fort étaient fréquents, les échanges ne se faisaient pas toujours aux portes et il était moins rare qu’ajourd’hui que je rencontre leurs marchands dans leurs terres –ou marais si vous préférez. Non, mes trajets les plus fréquents sont en amont, je fais héler ma barge puis redescend le courant jusqu’au Fort de la Dague.

L’homme donnait foi à ce qu’ils avaient appris de Braz’ah As’Hyars et de ce que Vieltal connaissait de la légende du roi Shukak, il faudrait du temps avant que ce commerce entre les deux peuples ne reprenne. Hermine en avait entendu parlé, en découvrant certains objets de manufacture étrange, mais n’avait jamais vécu cette période d’échanges cordiaux, elle était arrivé après.

- D’ailleurs, pour la suite, je vous invite à ne pas vous montrer ouvertement trop inquiétants, pas de grands feux, pas de démonstrations de puissance inutiles, rappelez-vous que nous sommes … des intrus ? Ne te méprends pas pour celui-ci, Hermine, il fait froid et humide, ton feu nous fera du bien et nous sommes encore assez près du Fort, nous pourrions simplement être en chasse, mais tout le monde à des lieues à la ronde connait notre position, la brume ne nous cachera pas totalement.

La proposition de Vieltal, de faire un tour de garde fut très vite acceptée et les poissons mangés avec bel appétit, agrémentés de quelques fruits secs, de baies et de galettes des réserves de Florian.

- Je serais surpris que nous ne rencontrions pas de serpents, de rats, de kobolds peut-être. C’est avec chance, plus profond nous pourrions tomber sur des créatures que je préfère ne pas nommer. Je prendrai le dernier tour. Cet endroit est bien choisi mais je vous conseille de dormir dans la barge, vous y serez bien mieux à couvert.



" Par delà les brumes "
 
 
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Écrit le : Jeudi 12 Octobre 2017 à 21h49 par Ahuizotl
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Après le départ de l'embarcation, Sahadeva était resté silencieux, observant attentivement le paysage monotone qui défilait lentement au fil de leur navigation. Le Maquar ne voulait pas être distrait et bavarder en ces circonstances lui semblait inconsidéré : Florian ne leur avait que trop rappelé que le voyage qu'ils entreprenaient serait probablement périlleux. Le guerrier d'Estagund choisit donc de redoubler de vigilance.

Finalement, la petite expédition se décida à camper, ce qui convint fort bien à Sahadeva. Bien qu'il ait pris l'habitude de se montrer exigeant envers lui-même, il était fatigué et la querelle qui s'était produite dans l'auberge l'avait plus touché qu'il ne le pensait : un peu de repos lui ferait probablement du bien.

Sans mot dire, Sahadeva observa par la suite très attentivement ce qui se passa : d'abord, la petite démonstration d'Hermine, puis son étrange technique de pêche et enfin la discussion entre Vieltal et Florian. Mangeant calmement l'un des poissons qu'on lui proposait, il déclara poliment :


- Merci pour le poisson, la cuisine et le feu : manger et se réchauffer nous feront indéniablement du bien. Surtout si le voyage s'annonce plus long que prévu. Mais je te fais confiance, Florian, pour nous conduire par la route la plus sûre. Hermine, ta technique de combat est... intéressante. J'aimerais bien m'entraîner avec toi à l'occasion, si nous en trouvons le temps. Mais pour l'heure, je suis las... Réveillez-moi pour le troisième quart.

Le guerrier d'Estagund s'emmitoufla de son mieux dans sa couverture et essaya de trouver le sommeil, sans savoir qu'Hermine lui réservait un très beau cadeau : sa première nuit complète de repos depuis son départ d'Eauprofonde.



Fiche de Sahadeva

« Lutte contre ce qui est contraire à l’Adama »

PNJ : Ahuizotl,Galahad de Montléri
Autres PJ : Metzli Arnesen, Circé, Reïlo

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Écrit le : Mercredi 18 Octobre 2017 à 21h02 par Hermine
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orsque le barde insista pour partager le poisson avec eux, la Nordique sourit en lui opposant le plat de sa main en un deni poli mais ferme.

- Non meяci, mon ami. Dans le Noяd, on offяe toujouяs le meilleuя aux invités et aux gens qu'on aime. Et puis ... D'un geste, elle fit onduler sa main auprès de sa hanche : « ... je dois faiяe attention pouя entяeteniя ce coяps sublime, sculpté à coup de gaufяes, de cяêpes et de taяte aux cerises ! »

Hermine eut une moue goguenarde ; il était évident qu'elle n'était pas sérieuse.
En vérité, elle se sentait toujours redevable envers Vieltal et Sahadeva de l'avoir laissée -n'ayons pas peur des mots- s'incruster dans leur expédition. Sa petite pêche de tout à l'heure était un humble signe de gratitude, et elle était bien contente qu'il y ait eu pile le bon nombre de poissons en train nager près du bord à ce moment-là.

Lorsque le Maquar commenta sa technique de combat et lui proposa de s'entraîner ensemble Hermine, intérieurement émue, eut un sourire aimable :


- Mais sans pяoblème, avec plaisiя, même. Navяée pouя mon ignoяance, mais je n'ai jamais vu quelqu'un de ton pays, et je seяai яavie de compaяeя nos techniques ! Enfin ... Elle sembla soudainement gênée : « ... enfin, sauf s'il vaut mieux éviteя ce genяe de démonstяation en ces maяais ? ... On veяяa demain, d'accoяd ? »

Ensuite, comme tous, elle écouta attentivement les explications de Florian sur les habitants du marais. Elle allait s'enquérir si les hommes-lézards parlaient la langue commune, mais se retint au moment ou elle allait ouvrir la bouche. En effet, la réponse lui semblait pouvoir se déduire aisément : si les hommes-lézards avaient commercé avec les humains, ou même s'ils s'attaquaient de temps en temps à eux, une partie au moins devait pouvoir comprendre ce qu'ils disaient et devait donc comprendre le Commun.
À la mention des kobolds cependant, l'aventurière se rappela d'un fait intéressant concernant ces petits humanoïdes. Aussi, tentant de se rendre utile, elle proposa ses services :


- Si je ne me tяompe pas, les kobolds adoяent les dяagons, et ont adopté leuя langage.

Se redressant, elle s'éclaira la gorge avant d'aligner une suite de syllabes étranges, rauques et sifflantes. Un de ses compagnons aurait pu croire qu'elle s'étouffait avec une arête de poisson, avant de se rappeler que la jeune femme n'y avait pas touché :

- Thric ner, munthrec wux *pothoc* ! ... Ce qui doit pouvoiя se tяaduiяe par quelque chose comme "Feяme-là, stupide humaine !" S'apercevant des implications de sa démonstration, elle marqua un temps d'arrêt, puis : « Je, heu ... C'est un simple exemple. Juste pouя diяe ... Disons qu'à mon humble niveau, je cяois avoiя suffisamment de notions de leuя langue pour qu'on essaye au moins de tenteя une appяoche diplomate ... Ça vous va ? »

À la fin de la discussion, non sans avoir elle-même adopté le second tour de garde, Hermine souhaita bonne nuit aux trois hommes et, après avoir vérifié la solidité des amarres de la barge, installa sa couverture dans un endroit aussi confortable que possible de l'embarcation, ôta sa tunique de mailles, fit bouffer ses longs cheveux et se glissa dans son lit de fortune, se servant de son sac à dos comme d'un oreiller.

Cependant, avant de se laisser aller à glisser dans le sommeil, elle se redressa un peu. Tendant la main, elle farfouilla dans le havresac qu'elle avait gardé à son coté et qui stabilisait son bouclier qu'elle avait placé entre elle et le bord de la barge. À demie appuyée sur son coude, elle sortit de son sac un couverture aussi vaste que la sienne, avant de lancer à Vieltal :


- Si tu as fяoid, tu peux t’emmitoufler dans ma fouяяuяe de яechange. Mais ne te яelâche pas, d'accoяd ? Fermant les yeux, Hermine se coucha en baillant : « Que la Dame d'Aяgent t'ait en sa gaяde. À dans deux heuяes, mon vieux ... »

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Elle est bien dans l'obscurité.
Pelotonnée contre les poils de sa mère. Chaleur. Douceur.
Quand elle relève sa petite truffe, elle rencontre le bout de celle de sa mère.
Elle la rassure de son odeur.
Doucement. Délicatement.
Elle est en sécurité.

Non, attends ...

Elle est humaine.
Sa mère aussi.
C'est elle qui la tient dans ses bras. Tendrement.
Ses jeunes yeux verts rencontrent ceux de sa mère.
Son regard est plus mûr. Plus sage.
Hormis cela, et peut-être un peau un peu plus cuivrée, sa mère est son portrait.
Presque son reflet dans un miroir ...

Non, attends ...

C'est elle, maintenant. Elle n'est plus une enfant.
Elle est Hermine, l'aventurière. La combattante.
C'est elle qui protège, maintenant. Qui défend.
Qui défend ... qui ? Elle ... n'a pas d'enfants.

Non, attends ....

Quels sont ces petits gémissements ? Dans ses bras ?
Deux louveteaux ... Est-ce à elle de les protéger ?


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Doucement bercée par le roulis du fleuve, Hermine n'avait eu aucun problème à s'endormir rapidement. C'est donc deux heures après avoir souhaité bonne nuit au barde qu'elle se réveilla toute seule et, chose étonnante, semblant plutôt bien reposée.

Lorsqu'elle se redressa sur ses coudes, la jeune femme sentit Biscotte, son hermine, sauter de sa couverture. Chaque nuit de voyage, l'animal avait pour mission de veiller sur elle pendant qu'elle se reposait. Cela cadrait avec son rythme naturel : à l'état sauvage, une hermine était principalement active la nuit. Bien sûr, ce rongeur-ci s'était adapté à sa vie d'aventures, et découpait son sommeil en plusieurs périodes ... au final, il trouvait le moyen de piquer un roupillon le plus souvent en fin de nuit, quand le principal danger était passé -mais aussi, parfois, quand la Nordique avait une tâche dangereuse à lui confier ...

Lorsqu'elle lui demanda si tout s'était bien passé, Biscotte lui répondit d'un air innocent en jetant un bref coup d'œil en direction de Vieltal.


¤ La barge est toujours amarrée. Tout le monde est encore vivant. Évidemment que tout s'est bien passé ... ¤

Hermine roula accroupie, et fit signe au scalde qu'elle était bien réveillée et prête à entamer son tour de garde. Sans perdre de temps, elle enfila sa tunique de mailles d'acier et récupéra ses armes, ainsi que son bouclier rond en bois de fer. Enfin, elle s'installa, l'œil aux aguets et l'oreille à l'écoute, attendant que finisse la longue nuit ...

Les tours de garde du milieu de nuit lui semblaient les plus longs ... Les ténèbres sont bien installées, la température a bien baissée, et le jour encore loin. De plus, ce soir, elle tenait tout particulièrement à ne pas se relâcher : en effet, contrairement à d'habitude, elle avait la charge de trois compagnons, et leur campement n'avait pas du tout la même configuration. Elle ne pouvait décemment pas se consacrer à ses activités nocturnes habituelles : elles serait trop distraite.

L'aventurière avait cependant développé certaines techniques de méditation pour conserver la pleine conscience de son environnement ainsi qu'une posture lui permettant de passer rapidement du repos au combat, tout en gardant la possibilité de se consacrer à ses réflexions.

Prenant comme point de départ leur discussion sur les marais, Hermine se concentra tout d'abord sur les hommes lézards et leur environnement. Elle fit tranquillement l'inventaire de ses connaissances afin de garder celles liées de manière au sujet qui l'intéressait, comme si elle se promenait virtuellement à travers un logement qu'elle connaissait bien.


¤ La Rauvin et la Coulée Rouge se rencontrent au Nord de Sundabar. Les hommes lézards vivent dans les marais tempérés. La capitale du Cormyr est Suzail. Eauprofonde compte un milion trois cent mille habitants environ. La société des hommes lézards est entièrement basée sur la survie. Dame Alustriel fait du 95C. La côte des épées n'est pas vraiment constituée de lames d'épées. Des rumeurs affirment que les hommes lézards mangent de la chair humaine. La couleur de caleçon reglementaire de l'uniforme d'un dragon pourpre est ... ¤

Même une fois qu'elle fut relativement sûre d'avoir épuisé ses connaissance sur le sujet, il restait à la guerrière largement assez de temps pour penser.

Elle considéra ses compagnons.
Bien qu'elle ignorât ce qui les attendait durant leur voyage à travers les marais, et comment tout cela se finirait, ils auraient besoin de toutes leurs forces. Et ils se devaient de les préserver, afin que leur corps et leur esprit ne leur fasse pas défaut au moment où ils en auraient le plus besoin.

Vieltal. Sahadeva. Florian.
Qu'ils dorment. Une nuit complète de sommeil est le moins qu'elle pouvait leur offrir pour l'instant.
Elle même avait suffisamment dormi, pour longtemps ...


hrp.gif Hermine fait 20 à ses compétences de Connaissances pour rassembler ce qu'elle sait sur ce marais en général, et sur les hommes-lézards en particulier. Résultat: 27.



Fiches d'Hermine et de Biscotte
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Écrit le : Jeudi 02 Novembre 2017 à 16h34 par Atlas
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La courte nuit d’Hermine lui avait été profitable. Une journée bien remplie et le petit feu lui avait permis de trouver le bon équilibre entre juste fatigue et chaleur qui ne s’avait pas pu se dissiper en si peu de temps. C’était tout l’avantage de se reposer peu, un avantage dont ses compagnons ne disposaient pas. Florian s’était juste déchaussé avant de s’emmitoufler dans sa couverture et de s’endormir aussitôt, plus qu’habitué au plancher de sa barge, Vieltal et Sahadeva n’avait pas demandé leur reste et avaient très vite rejoint le pays des songes eux aussi.

Les aventuriers avaient descendu le delta au milieu du marais, plein Ouest, dans un bras large de cinq mètres de large pour guère plus d’un mètre de profondeur au centre, juste ce qu’il fallait pour que l’embarcation ne risque de s’enliser dans la végétation. La parcelle émergente plus sèche qu’Hermine avait trouvée, au Nord de leur progression, n’était couverte que d’arbustes malingres.

Le petit feu qu’Hermine avait entretenu ce morceau de nuit lui avait apporté plus de réconfort qu’un réel atout dans cette région hostile mais Florian l’avait accepté de bonne grâce, conscient que l’obscurité et la peur qu’elle distille à celui qui ne voit pas était parfois plus dommageable que le fait d’être un véritable phare au milieu d’une telle étendue. L’odeur de poisson ne porterait pas, la source de lumière serait atténuée par l’humidité mais elle créerait une bulle faiblement luminescente, au-delà de laquelle ils verraient encore moins.

Sur les deux premières heures, rien de notable ne vint déranger les intrus. Vers la troisième heure, Hermine eut l’étrange sensation d’être épiée, de loin, il lui sembla apercevoir des yeux reptiliens luisant sous ce ciel sans lune mais aucun bruit ne les accompagna si bien qu’elle crut à un jeu de ses sens. Biscotte ne broncha pas malgré ses sens meilleurs encore que ceux de l’humaine. Peut-être s’inquiétait-elle juste trop de ce qu’elle savait des hommes-lézards –ou justement de ce qu’elle n’en savait pas.

Elle savait qu’il était totalement inutile d’essayer de parlementer avec eux s’ils étaient affamés, la faim ne leur laissant que leur sauvagerie naturelle dans un instinct de survie primal que rien ne pouvait réfréner. Les attaques des villages les plus proches de leurs territoires étaient toujours de ce fait… Et les cataclysmes de ces dernières années assez nombreux que pour imaginer que leurs sources de nourriture avaient grandement diminué. En chasseurs habiles, ils étaient capables de dresser des pièges et de conduire leurs victimes droit sur eux en les harcelant plutôt que de les affronter directement.

Comme les Kobolds, elle se souvint qu’ils parlaient draconique, le découvrant au hasard dans un lexique datant des échanges commerciaux cordiaux entre le fort et la tribu la plus proche. Culturellement, ils prônent la survie avant tout le reste, les richesses matérielles éphémères ne les intéressent pas, ou juste le temps d’acquérir de la nourriture.


Vers la cinquième heure, le plus profond de la nuit juste passé, un clapotis trop franc lui fit dresser l’oreille et l’hermine se redressa, juchée sur son genou comme un chien de prairie, aux aguets. Leur feu luisait faiblement, entourant leur îlot d'un halo blafard, dont le cœur rougeoyait légèrement, arrachant un crépitement au bois sec, et un étroit panache de fumée de la conséquente humidité ambiante aussitôt absorbée par la bruine. Il faisait noir. Et la menace était là, toute proche.


Juste un murmure, pas assez pour éveiller les autres
... sirteu sosl àluav ...

Un mot qu’elle connaissait
... rosit ...

Et qui promettait la mort.

Ils en étaient là. Trois hommes allongés côte à côte dans la barge, sous le couvert la toile qui offrait un abri sur la moitié de sa longueur, Hermine à la proue clignant des yeux et tendant l’oreille. Le bruit lui semblait venir de l’autre côté du bras de rivière.






Ce message a été modifié par Atlas le Vendredi 03 Novembre 2017 à 11h53

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" Par delà les brumes "
 
 
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Écrit le : Dimanche 05 Novembre 2017 à 22h39 par Hermine
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mmédiatement, Hermine fut sur le qui-vive.
Des hommes-lézards ! Ici, encore aussi près du Fort ? Elle qui pensait pouvoir commencer leur voyage en douceur, en offrant à ses compagnons une première nuit tranquille ... Cela ne présageait vraiment rien de bon.

Elle parlait le saurien ... Peut-être pouvait-elle dire quelque chose, bluffer, les décourager d'attaquer ... Non. Aucune idée ne lui vint tout de suite, elle n'avait pas le temps d'y réfléchir et, face à des adversaires en nombre indéfini et qui bénéficiaient de l'avantage du terrain, elle ne semblait de toute façon pas en position de bluffer.

Mieux valait jouer les endormis jusqu'au dernier moment, afin de surprendre leurs attaquants par une riposte plus violente que ce à quoi ils devaient s'attendre.

Déjà prête au combat, elle passa de sa position assise à une posture accroupie tout en secouant et poussant sans ménagement celui ou ceux de ses compagnons qui étaient le plus proche d'elle. Le Maquar et le scalde étaient des aventuriers aguerris ; réveillés vigoureusement en pleine nuit sans autre explication de sa part, ils comprendraient certainement la situation.

Pour ne pas alerter leurs assaillants, elle ne bougea pas de sa position pour réveiller tout le monde. Un seul regard échangé avec son hermine suffit pour que l'animal, qui savait ce qu'il avait à faire, s'élance afin de sauter sur la poitrine pour réveiller celui ou ceux des trois hommes qui ne se trouvaient pas à portée de main de sa maîtresse, voire à marcher sur le visage de quiconque avait le sommeil trop lourd.

D'un mouvement lent et mesuré, la jeune femme dégaina son épée silencieusement de son fourreau. Son regard d'émeraude était dirigé vers l'Ouest, dans la direction dans laquelle elle avait entendu murmurer ; il n'était pas sûr que cela lui permettait de mieux discerner ses ennemis, mais cela permettrait à ses amis qui la voyaient de se préparer en sachant dans quelle direction il faudrait contre attaquer.
Ce faisant, elle prononçait quelques mots à voix très basse, tout en exécutant quelques signes mystérieux de sa main restée libre, qui alla fouiller dans la sacoche à son coté. Ces gestes très précis lui permettaient de se centrer sur le combat à venir, sur ses adversaires, sur la défense de ses amis ...

... Entendant un nouveau bruit tout proche, elle se prépara à frapper.


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• Hermine et Biscotte réveillent leurs compagnons ; Hermine dégaine son épée.
• Hermine lance Force du taureau, essayant de situer les assaillants sans se lever.
• Hermine apprête son bouclier.
--- Furtivité: +5, Perception: +8, Risque d'échec des sorts profanes: 20%



Fiches d'Hermine et de Biscotte
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