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> Chapitre 2 - Là où le Chant devient trace
  écrit le : Dimanche 04 Janvier 2026 à 14h40 par Azur'ael
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_____ Là où le Chant devient trace _______


Lorsque le Chant s’élève, ce ne sont pas toujours les voix que l’on entend en premier mais les silences qu’il laisse derrière lui...

Date : 1373 C.V — nuit sans lune
Lieu : Cormanthor oriental, bras supérieur de la rivière menant à Thalanthir
Moment : Nuit profonde, entre la troisième et la quatrième veille
Temps : Brume basse sur l’eau, forêt immobile, air saturé de résine et de feuilles humides
Température : ~17°C


Le fleuve reprit son cours. Sans heurt. Sans miracle visible. Comme si rien, absolument rien, n’avait changé.

Et pourtant.

Le Marcheur Ailé glissait désormais dans un silence différent, non plus celui d’un monde paisible, mais celui d’un monde attentif. Les rives du Cormanthor semblaient se tenir un souffle en retrait, comme si la forêt elle-même retenait son jugement. Les arbres n’étaient plus de simples témoins : ils observaient.

Le voyage vers Thalanthir se fit sans parole inutile. Chacun, à sa manière, portait encore l’écho du Chant, non comme un son, mais comme une pression intérieure, une résonance persistante qui refusait de s’éteindre. Chez certains, elle vibrait comme une promesse. Chez d’autres, comme un avertissement.

Les jours passèrent. Les nuits, elles, s’épaissirent. À mesure que le navire progressait, la lumière du ciel se faisait plus avare sous la canopée. Le feu semblait hésiter à brûler trop vivement, les ombres s’allongeaient au-delà de ce que dictaient les flammes, et certains bruits — pourtant familiers — arrivaient avec un léger retard, comme s’ils traversaient une eau invisible avant d’atteindre l’oreille.

Vëla le sentit très tôt. Non comme une menace, mais comme une attente. Sa prière du soir se faisait plus intérieure, plus ramassée. La Rose en elle ne flamboyait pas : elle veillait, braise contenue, prête à être appelée. Même dans le repos, sa main ne s’éloignait jamais vraiment de la garde de son épée longue, comme si le métal lui-même comprenait qu’ici, la vigilance était une forme de foi.

Siliriel Naïlo fut la première à changer ouvertement ses habitudes. Sans un mot, elle doubla les rondes nocturnes. Ses déplacements devinrent plus lents, plus circulaires, comme ceux d’un prédateur conscient d’entrer sur le territoire d’un autre. Ses yeux verts, striés d’or sombre, ne quittaient plus longtemps les hauteurs — les branches, les entrelacs de feuilles, les zones où la nuit semblait trop dense pour être honnête.

Seledra, quant à elle, passait de longues heures penchée sur les cartes anciennes et les relevés du Maître des Livres Oubliés. Certaines annotations prenaient enfin sens : des détours imposés, des passages volontairement évités, des mentions effacées qui ne parlaient pas de ruines… mais de regards.
De choses que l’on ne devait pas attirer.

Quant au prêtre-mage… Quelque chose autour de lui avait changé. Ce n’était ni visible ni mesurable. Mais le cristal qu’il portait ne vibrait plus de manière erratique : il répondait désormais. Parfois à la lune. Parfois à l’eau. Parfois… à rien de perceptible. Et surtout il y avait cette impression persistante.
Celle d’être devenu un point fixe dans un monde en mouvement. Non pas suivi. Mais repéré.

La quatrième nuit après le Chant, le Marcheur Ailé trouva refuge dans une anse étroite, presque dissimulée sous les racines démesurées d’un frêne ancien dont les branches semblaient vouloir boire la rivière. Les amarres furent posées avec soin. Aucune torche ne fut allumée à découvert. Les voix restèrent basses.

La forêt se tut plus tôt que de coutume. Les insectes cessèrent leur complainte avant minuit. Même le fleuve sembla ralentir son souffle. Siliriel s’immobilisa soudain. Un genou à terre. La main levée. Elle ne regardait ni Seledra, ni Vëla.
Son attention était entièrement tournée vers la proue… Vers là où se tenait habituellement le prêtre-mage. Son expression ne trahissait ni peur ni urgence.
Seulement une certitude froide, animale. Quelque chose, dans l’obscurité, venait de choisir. Il n’y eut pas de cri. Pas de sifflement audible. Pas même le claquement sec que l’on attendrait d’une attaque. Juste… une rupture.

Siliriel se projeta. Pas en avant. Pas vers l’ennemi. Mais vers lui. Son corps heurta violemment celui du prêtre-mage dans un mouvement désespérément précis, calculé au souffle près. Une fraction de seconde plus tard, un choc mat résonna contre le bois du bastingage. Quelque chose s’y était fiché, profondément, là où il se tenait encore un battement de cœur auparavant.

La chasseuse elfique eut un souffle court, brutal. Ses doigts se crispèrent convulsivement dans le tissu qu’elle avait agrippé. Puis son corps se raidit.
Ses jambes cédèrent, et elle s’effondra contre lui, tout son poids soudain mort, étrangèrement lourd. Ses yeux, encore ouverts, cherchaient quelque chose qu’ils ne semblaient plus parvenir à saisir.

Aucun assaillant ne se montra. Aucune voix ne triompha. La forêt demeura parfaitement immobile. Et dans ce silence absolu, Siliriel tenta de bouger une dernière fois… Mais son corps refusa d’obéir.



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HRP – Informations immédiates

La blessure est minuscule et extrêmement précise ; le projectile n’est plus visible. Il n’y a pas d’hémorragie, mais la zone est anormalement froide et la circulation semble bloquée. Siliriel est consciente, mais son corps ne lui obéit plus correctement. La blessure ne réagit ni comme une atteinte physique normale, ni comme un sort actif. Il n’y a pas d’aura magique perceptible, mais quelque chose entrave la réponse naturelle du corps, comme une loi interne altérée.

Le tir provient d’un angle impossible à déterminer.



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Mes PJs : Azur'ael, la gardienne des mystères ; Shalan le chevalier de la Seldarine ; Kuan Shen-li, l'archer spirituel
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écrit le : Dimanche 04 Janvier 2026 à 19h04 par Vëla
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Le contact de la main d’Aël’Telàwërith sur son épaule eut sur Vëla un effet plus profond qu’aucun serment brandi ou qu’aucune vision céleste. Jamais un elfe ne l’avait touché. Quelque chose, en elle, se posa.

La paladine resta immobile un instant, laissant les paroles du théurge descendre jusqu’au fond d’elle-même. Lorsqu’elle releva enfin le regard pour croiser celui de l’elfe, il n’y avait ni défi, ni soumission, ni ferveur excessive. Seulement une lucidité nouvelle et une acceptation rare, soutenue et véridique. Sur une teinte douce…


- Vous avez raison. - Dit-elle doucement. Sa voix n’avait plus la résonance vibrante du serment solitaire. Elle était plus basse, plus ancrée, presque fraternelle, puis elle poursuivit…- Toute ma vie, j’ai marché avec le « je ». Je protège. Je combats. Je tombe. Parce que c’est ainsi que l’on forge un paladin… et ainsi que l’on survit quand on est humain qui devient un être-humain. -

Elle posa à son tour sa main sur celle d’Aël’Telàwërith, geste lent, délibéré, empli d’affection et de respect. Non pour renverser un rapport, mais pour l’équilibrer.- Mais ce que le Chant m’a montré… ce n’est pas une voie de héros, c’est une trame et une trame ne tient pas sur un seul fil, aussi solide soit-il. -

Elle sentit des regards se poser, des souffles passer dans la cale. La rose, en elle, ne brûlait pas plus fort, elle s’accordait. Sa voix était devenue diaphane, en harmonie, simple, précise.

- Je ne vous suivrai pas comme une protégée et je ne vous demanderai pas de me suivre comme un seigneur. - Elle inclina très légèrement la tête, non pas une révérence, mais en signe de reconnaissance. Vëla ajoutait… - Si nos destinées sont liées, alors je marcherai avec vous. Je penserai en termes de « nous ». Je porterai les conséquences de vos choix comme vous porterez les miennes. -

Son regard glissa vers Seledra, puis vers Siliriel, embrassant le cercle entier. Investi entièrement, son aura pulsait doucement au même rythme que son cœur puis elle répétait les paroles du moine de l’Ordre du Corbeau, paroles qui avait été à la base de son apprentissage…- Le chœur n’est pas une addition de voix. C’est un renoncement commun à être seul. -

Elle se redressa les épaules, un peu plus, plus présente, plus réelle pour poursuivre…- Forcer la brèche serait trahir ce « nous » avant même qu’il n’ait existé. Je m’y opposerais, non par peur… mais par fidélité à ce que nous venons de fonder ici.-

Enfin, son attention revint vers Seledra et Siliriel.- Si l’étoile n’est pas une clé, mais une reconnaissance, alors elle ne s’imposera pas au seuil.
Elle demandera à être entendue. Comme « nous ». - Un mince sourire, presque imperceptible, passa sur son visage et son regard revint vers celui d’Aël’Telàwërith.- Alors oui. Allons à Thalanthir. Apprenons à parler juste… avant d’oser ouvrir. -

Et pour la première fois depuis longtemps, Vëla de Torm ne se sentit ni élue, ni égarée, ni seule.

Elle se sentit partie prenante.

Le temps passait et la jeune femme profitait de chaque inspiration dans cette forêt comme si cela était une bénédiction. Elle apprenait des elfes, devenant investis plus que jamais auparavant. Tous ses sens semblaient décuplés, tranquillement elle devenait le lieu. Siliriel aux sens plus développés savait, Vëla l’observait et apprenait et soudain, un souffle. Un seul, puis le monde reprit, non pas son cours, mais sa densité. Siliriel tombait, elle, qui était la chasseresse, avait été chassée.

Vëla était déjà en mouvement, sans cri, sans ordre lancés, sa vision du juste se fit en partant de l’endroit où un choc mat avait résonné contre le bois du bastingage puis instinctivement sa main allait sur la poigne d’Ô Sainte pour occire, mais quoi… l’œil humain ne lui permettait de voir l’invisible prédateur, il fallait espérer que celui de Torm le puisse. Elle était déjà à genoux avant même que le corps de la chasseuse n’ait fini de toucher le pont. Sa main quitta la poigne de l’épée pour se poser, ferme, à la base du cou de Siliriel. Un instant, deux. Le pouls était faible, mais étrangement régulier, comme contraint à une cadence qui n’était pas la sienne. Elle étudiait le pouls.


- Un poison. - Dit-elle en continuant d’observer à l’aide de son amant.

La rose en son cœur répondit par une douleur sourde, presque respectueuse. Quelque chose ici venait d’avertir, ceci observait plus que de vouloir tuer. Il fallait maintenant le voir pour ensuite décider de la suite, guérir Siliriel ou anéantir l’agresseur.

Vëla, dans un murmure à Siliriel…
- Ne lutte pas. - Dit-elle doucement. - Pas encore. –

Sa tête se relevait en déposant doucement la tête de Siliriel au sol, soit pour en appeler aux forces de Torm ou à Ô Sainte.




Perception du mal.Action libre.
Si elle voit quelque chose de mal avec la vision du juste, elle va attaquer avec Ô Sainte à deux mains, avec un châtiment du mal et don dévotion de la loi +4CA.

Si elle ne voit rien elle fait le sort 4niv. Neutralisation du poison sur Siliriel.



Je suis la chevalière Solitaire, non pas par peur des humains mais par respect des humains, par respect du silence des humains, par respect de l'intégrité des humains. Je m'achemine jour après jour vers le temple de mon coeur et le soleil s'y trouve, s'y féconde la Rose qui se déploie Chevalier d'O. Je regarde la Source, je devient Source, je coule Source... Telle est ta répétition mantrique, chevalière Solitaire.
Faire quelque chose à contre-coeur c'est faire quelque chose à contre courant; alors que être au coeur des Choses, c'est toujours être au courant.

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Fiche Vëla


1-Bénédiction*, Sacrifice divin, protection contre le mal*.
2-Éveil du péché*, Précision bénie*, Force du taureau*.
3-Soins modéré.
 
 
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écrit le : Dimanche 18 Janvier 2026 à 18h42 par Adlareth
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Le Cormanthor avait ceci de trompeur qu’il inspirait, au premier regard, la quiétude et le recueillement. Une paix presque méditative, douce et enveloppante. Un piège grossier, pourtant. Car sous ces frondaisons millénaires, entre les racines noueuses et les ombres immobiles, sommeillaient bien des périls. Ici, quiconque se dissimulait devenait fatalement une proie. Et dans toute ombre tapie, il y avait nécessairement un prédateur à l’affût. Il ne fallait jamais en douter.

Et pourtant… il faisait bon vivre en ces lieux.
L’air était agréable, chargé d’humidité et de senteurs végétales. La rivière s’écoulait lentement, presque paresseusement, et à bord du Thimaeron régnait un silence respectueux. Moins par discipline que par instinct : celui de ne pas troubler une nature aussi luxuriante que sauvage, et surtout de ne pas attirer inutilement l’attention.

Les jours succédaient aux nuits, qui à leur tour engendraient de nouveaux jours. Durant ce temps suspendu, Aël’Telàwërith ne demeura pas inactif. Libéré du poids des contingences quotidiennes de Mythdaë, il consacra son esprit à l’amélioration de son arsenal magique. Il avait déjà longuement travaillé un sortilège permettant de respirer sous l’eau — pour lui-même comme pour ses compagnons — mais il lui restait à en parfaire les derniers arcanes.

Il se plongea ensuite dans l’étude d’un parchemin ancien, porteur d’un sort d’une rare utilité : celui qui permettait à son lanceur et à ceux qui l’accompagnaient de s’adapter aux lois d’un autre plan d’existence. N’ayant guère d’autres obligations, il s’y consacra pleinement, avec la patience méthodique qui le caractérisait.

En parallèle, il se tenait informé de l’avancée des recherches de Seledra, partageait ses repas avec l’équipage et ses compagnons, et respectait ses deux heures quotidiennes de rêverie, lové dans son hamac sous l’étroite — et vigilante — surveillance de Ry. Au cœur de la nuit, lorsque Sélune trônait au zénith, il adressait ses dévotions à Corellon Larethian.

Il n’avait pas manqué de remarquer le changement d’attitude de Siliriel. Plus le navire s’enfonçait dans le Cormanthor, plus elle devenait féline, tendue, presque sauvage. Cela ne pouvait que lui rappeler l’un des rares êtres qu’il osait appeler « ami ».
Yvae Starym lui manquait.

Il traquait un druide. Et, plus encore, il semblait avoir besoin de se retrouver lui-même. Les bouleversements avaient été nombreux dans son existence, et sa nouvelle vie de couple n’était sans doute pas de tout repos. L’amour sincère ouvrait bien des possibles… mais demandait parfois du temps. Et connaissant le caractère bien trempé des deux protagonistes, l’idée tira un sourire discret au théurge mystique.
Oui, Yvae lui manquait. Il aurait été un atout précieux dans cette aventure, comme il l’avait toujours été. Siliriel lui ressemblait, par certains traits, certaines postures, certains silences.

Autour d’eux, le Cormanthor changeait.
Presque imperceptiblement.

Les signes étaient si ténus qu’il aurait été aisé de les ignorer. Pour Aël’Telàwërith, le changement le plus évident résidait dans le cristal. D’abord animé de vibrations anarchiques, il s’était accordé au Chant, en avait épousé le rythme. À présent, il semblait répondre aux forces naturelles elles-mêmes : aux variations de l’éclat lunaire, aux courants de la rivière, aux souffles du vent…
À moins que…
À moins qu’il ne réagisse à tout autre chose.

À vrai dire, l’elfe du soleil avait cessé de poser trop de questions. Il n’en comprenait pas les mécanismes profonds, et l’évidence qui s’imposait à lui était simple : le cristal communiquait. Restait à savoir avec qui — ou avec quoi. Une question à laquelle seul un royaume entier pourrait peut-être répondre.

Cette nuit-là, la capitaine du Thimaeron ordonna le mouillage dans une petite anse, à l’abri des racines colossales d’un frêne qui avait sans doute contemplé plusieurs millénaires d’histoire. Au soleil couchant, l’endroit était d’une beauté saisissante. Ainsi protégés, on pouvait se croire en sécurité.
Tous savaient pourtant que ce serait une erreur fatale.

Des tours de garde furent établis. Deux embarcations légères furent mises à l’eau pour patrouiller le long des berges. Le reste de l’équipage put goûter à un repos bien mérité et à un repas chaud.

Comme à son habitude, Aël’Telàwërith se posta à la proue du navire. Il prit un long moment pour oxygéner son esprit. Ces derniers jours avaient été studieux, et lui aussi avait droit à un peu de répit.

Il ressentit alors une vague impression d’étouffement.
Les racines du frêne séculaire étaient si massives que le voilier paraissait ridiculement minuscule, presque englouti.

Chassant ces pensées, il partagea le repas de l’équipage. Sous les frondaisons épaisses, l’obscurité tomba rapidement. Aucun feu ne fut allumé à l’extérieur. Grâce à la vision elfique, cela ne posait guère de problème… du moins en apparence. Mais cette vision avait ses limites. À la faveur de la lune, l’environnement regorgeait d’ombres profondes, autant de caches potentielles. Un bataillon de drows aurait pu s’y dissimuler sans être jamais détecté.

Son repas terminé, Aël’Telàwërith retourna à la proue. Il attendrait le moment propice pour adresser ses prières à Corellon. L’air était frais, une brise à peine perceptible jouait dans ses cheveux blonds. Le concert des batraciens et des insectes s’élevait, promesse d’une nuit ordinaire, bercée jusqu’à l’aube.

À moins que…

Le temps sembla se figer.
Le vent s’éteignit.
Et le silence tomba.

Au cœur de cette forêt sauvage, ce silence était assourdissant. D’instinct, le théurge mystique se redressa lentement, cherchant l’origine de ce chaos docile.

Il perçut alors des pas précipités. Il n’eut pas le temps de se retourner.

L’impact fut brutal. Une masse le percuta de plein fouet, lui arrachant l’air des poumons. Il s’effondra lourdement, sonné. Quelque chose était agrippé à lui, l’empêchant de se relever. Une main. Un bras. Puis le visage crispé de Siliriel apparut dans son champ de vision.
Son regard mêlait incompréhension, effroi et supplication — comme si, à cet instant précis, il représentait son dernier espoir.

Le silence fut brisé par le cliquetis métallique d’une paladine en armure courant à toute allure. Le prêtre-mage leva les yeux, comprenant enfin : quelque chose de grave venait de se produire.




La voix de Vëla remit ses pensées en ordre.
Ils venaient d’être attaqués.

Siliriel l’avait senti avant que l’assaillant ne frappe, et s’était interposée pour le protéger.


— Capitaine ! Branlebas de combat ! Tout le monde à son poste ! Armez baliste et bombarde ! Archers, reculez d’un pas du bastingage !

Sans attendre, le Seigneur de Mythdaë chercha à mettre le plus d’hommes possible à l’abri. Il incanta un mur de force courant le long du bastingage. Ce ne serait qu’un répit, mais il leur fallait comprendre ce qui se passait.

, . .

Le zoomorphe adopta aussitôt la forme d’une petite chauve-souris et s’envola dans la nuit.

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« Tourmenteurs d'esprits Tel’Quessir, craignez la colère de Corellon Larethian.

Réputation 1

PNJs : Aalric, Adlareth, Alyndra, Wefnesh
PJs : Dinenda, Elion d’Alusaire
 
 
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écrit le : Samedi 24 Janvier 2026 à 14h11 par Azur'ael
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Le silence ne se rompit pas. Il ne se brisa pas dans un cri, ni dans un fracas, ni même dans la panique ordonnée des marins courant à leurs postes. Il se transforma. Il devint dense. Épais. Presque matériel.

Le corps de Siliriel reposait désormais sur le pont, sa respiration courte, régulière d’une régularité inquiétante comme si quelque chose, en elle, battait la mesure à la place de son cœur. Ses doigts s’étaient crispés une dernière fois… puis plus rien. Ni lutte. Ni sursaut. Autour d’elle, le monde semblait retenir son souffle.

Seledra se rapprocha immédiatement de la scène d'agression pour venir au secours de la sœur elfique. Elle écouta avec la plus grande attention les premières informations données par la paladine et lui indiqua avec douceur et aussi fermeté qu'elle prenait les choses en main.


- Merci. Je m'en occupe. Soyez vigilante. L'ennemi peut encore frapper !


Ses mains fines se posèrent sur la poitrine de la chasseuse, puis glissèrent jusqu’à la blessure : une plaie discrète, presque élégante, à peine plus large qu’un doigt, dont le sang s’était arrêté trop vite pour être naturel. Les yeux dorés de la prêtresse se plissèrent imperceptiblement.

- Non… Pas comme ça.

Elle ferma les yeux et entonna une prière basse, presque inaudible, dont les syllabes semblaient se dissoudre avant même de toucher l’air. Une douce lueur argentée répondit à son appel, se diffusant lentement sous la peau de Siliriel, traçant un réseau de lignes lumineuses… qui s’éteignirent aussitôt, comme étouffées. Seledra rouvrit les yeux. Il n’y avait pas de panique dans son regard. Mais il y avait une certitude troublante.

- Ce qui la retient n’est pas une blessure ordinaire. Et ce n’est pas quelque chose que l’on chasse du corps.

Le silence, déjà pesant, s’épaissit encore. Ce n’était plus seulement l’absence de sons naturels — cela, les elfes savaient le reconnaître. C’était autre chose. Une attente lourde, presque intentionnelle. Le mur de force vibrait faiblement sous la pression invisible de la nuit, tandis que le Thimaeron dérivait lentement dans son anse, prisonnier des racines cyclopéennes et des ombres immobiles. La forêt retenait son souffle.

Puis, sans avertissement… Une nappe de brume se forma à tribord. Pas une vapeur ordinaire. Elle ne s’élevait pas : elle coulait, comme un liquide malsain, s’étalant sur le pont en volutes épaisses, lourdes, d’une teinte vert-jaune maladive, irisée de reflets malsains sous la lune filtrée par la canopée. Elle semblait naître de l’air lui-même, à quelques mètres du bastingage, avant de glisser lentement vers le centre du navire.

L’odeur arriva presque en même temps — âcre, suffocante, métallique. Une brûlure immédiate dans la gorge. Une pression dans la poitrine. Un marin toussa. Puis un autre. L’un d’eux tomba à genoux, pris de spasmes violents, les mains crispées sur sa poitrine.



- Brume toxique ! — cria quelqu’un, la voix déjà déformée par la panique.

La vapeur progressait contre le vent, ignorant les lois naturelles, rampant sur le bois du pont, s’insinuant dans chaque interstice, chaque écoutille mal close. Elle ne se dissipait pas. Elle avançait. Lentement. Méthodiquement. Siliriel, étendue au sol, eut un frisson involontaire. Son souffle déjà contraint devint encore plus fragile.

Vëla sentit la Rose réagir, non par la vision du Mal… mais par une alerte sourde, instinctive. Ce n’était pas une présence à frapper. C’était un environnement devenu hostile.

À la proue, Aël’Telàwërith perçut immédiatement l’anomalie. La magie à l’œuvre n’était ni sauvage ni chaotique. Elle était calculée, maintenue à distance, comme si quelqu’un observait leur réaction plutôt que de chercher une mise à mort immédiate.

Dans la nuit, Ry battit des ailes. La chauve-souris fila entre les branches, longea les racines géantes, balaya la rive, survola les ombres… Rien. Aucune aura. Aucune présence tangible. Aucun souffle de vie détectable. Comme si l’ennemi n’était pas là. Ou comme s’il avait pris grand soin de ne jamais l’être.


Lancers...



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écrit le : Mardi 27 Janvier 2026 à 18h58 par Vëla
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La vision du juste ne lui permit pas d’apercevoir quoique ce soit, alors la paladinne allait en appeler aux forces de Torm, lorsqu’elle fut sommée de laisser Siliriel par Seledra. *Ainsi soit-il. * Dit-elle pour elle-même. Restant accroupie, elle reculait d’un pas pour laisser place à la soigneuse elfique tout en se plaçant un foulard sur la bouche puis son nez et son attention fut portée sur l’environnement.

Un rapide aperçut lui permit d’évaluer la situation : pas d’ennemi visible, seul ce brouillard nauséabond et devant ce constat valait mieux s’adapter qu’utiliser la force. Une entité observait et étudiait. Pour la paladinne, il fallait donc, théologiquement, attirer l’attention sur elle en assumant d’être la cible, s’il devait y en avoir une, s’appuyant sur sa santé divine et à sa grâce divine. L’ex-folle de Torm se levait hardiment en allant se placer entre Siliriel et la brume puis dictait alors…


-Nous n’emploierons pas la puissance pour écraser ce que nous ne comprenons pas. Approchez-vous de moi et derrière moi, le plus possible. –

Dit-elle en déployant son aura de bravoure et son aura de puissance telle une bulle de protection tout autour d’elle sur trois mètres. Puis de sa piété elle dessinait des arabesques devant son corps, faisait ainsi appel à son amant pour une bénédiction tout autour d’elle et lui demande à haute voix...

- Par la Rose et par Torm La Fureur Loyale, je réclame de savoir si ceci est épreuve ou transgression. –

Ses yeux pers perçaient la nature et les mystères pour saisir la source de ces effets néfastes. Était-ce poison, maladie, magie ou du royaume des morts?
Droite, solide et en posture de protection, elle dit devant elle…


-Ceci est une épreuve, pas un jugement. -

Défiant ainsi ce qui s’en prenait à eux et offrant un moment de répit aux autres.




Aura de bravoure, santé divine, grâce divine. Compétence, connaissances Nature et Mystère.



Je suis la chevalière Solitaire, non pas par peur des humains mais par respect des humains, par respect du silence des humains, par respect de l'intégrité des humains. Je m'achemine jour après jour vers le temple de mon coeur et le soleil s'y trouve, s'y féconde la Rose qui se déploie Chevalier d'O. Je regarde la Source, je devient Source, je coule Source... Telle est ta répétition mantrique, chevalière Solitaire.
Faire quelque chose à contre-coeur c'est faire quelque chose à contre courant; alors que être au coeur des Choses, c'est toujours être au courant.

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1-Bénédiction*, Sacrifice divin, protection contre le mal*.
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