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Chap. 3 - Les empreintes de l’invisible
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Conteur des étoiles
Chambre 3
Aucune gemme
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Taric resta silencieux face aux accusations de Randal. Pendant quelques secondes, seul le grondement sourd venant des profondeurs répondit au prêtre d’Ilmater. Le jeune archiviste baissa les yeux vers l’Asphodèle Pourpre que Méroflède tenait encore entre ses mains, puis vers l’escalier nouvellement révélé. Lorsqu’il reprit la parole, sa voix avait perdu l’assurance calme qu’il affichait depuis leur départ.
- Parce que je ne savais pas quoi vous dire.
Il releva lentement les yeux vers Randal.
- Et parce que certaines choses que l’on ignore sont parfois moins dangereuses que celles que l’on comprend trop vite. »
Il serra son bâton contre lui.
- La première fois que je suis venu ici, il y a plusieurs mois, il n’y avait aucune entrée. Pas d’escalier. Pas de fissure. Seulement une zone où les plantes poussaient de manière anormale. C’est précisément ce qui avait attiré l’attention de Caldrim.
Un silence passa.
- Il pensait que certains lieux gardaient une mémoire. Pas des souvenirs comme les nôtres… quelque chose de plus profond. Une empreinte laissée par ce qui avait existé avant.
Le regard de Taric se posa sur les racines noircies.
- Je pensais qu’il avait tort.
Un nouveau bruit résonna dans les profondeurs. Un pas. Puis un autre. Plus proche. Taric tourna brusquement la tête vers l’escalier.
- Mais maintenant… je ne suis plus certain de rien.
La tension dans sa voix était inhabituelle. Ce n’était plus celle d’un homme qui cachait un secret. C’était celle d’un homme qui venait de réaliser que son secret était plus grand que lui. À la question de Méroflède, il hésita. Ses yeux se posèrent sur la fleur.
- L’Asphodèle est nécessaire pour sauver le prêtre. Nous devons la ramener à Hautelune.
Puis il regarda la faille.
- Mais si cette voix était réellement celle de Caldrim… alors il est peut-être vivant. Ou quelque chose conserve encore une partie de lui. Et je crains que nous n’ayons pas beaucoup de temps pour choisir.
Un mouvement apparut enfin dans l’escalier. Une silhouette descendait lentement. Pas une créature. Pas encore. Une forme humaine. Boitant. Sa respiration était difficile. Une main s’accrochait à la paroi tandis que l’autre tenait un objet contre son torse : un morceau de parchemin.
Puis la silhouette s’arrêta à la limite de la lumière. Une voix faible monta des profondeurs.
- Taric…
Le jeune prêtre se figea. Car il reconnut cette voix.
- Non…
La silhouette releva légèrement la tête.
- Tu aurais dû me laisser là-dessous.
La lumière révéla enfin son visage. Ou plutôt ce qu’il en restait. Un homme amaigri, couvert de poussière et de blessures anciennes. Mais reconnaissable. Méroflède n’eut aucun doute. Même après tout ce temps et même dans cet état.
C’était lui.
Caldrim Vaelor.

Mes PJs : Azur'ael, la gardienne des mystères ; Shalan le chevalier de la Seldarine ; Kuan Shen-li, l'archer spirituel MG : Tenavril, Haut Dracosire de l'Œil du Dragon
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Habitant des Royaumes
Aucune chambre
Aucune gemme
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out en surveillant l’entrée du gouffre, prête à tirer, la halfeline écoutait la discussion qui lui semblait s’éterniser… non qu’elle fût incapable de tout saisir, mais surtout parce qu’ils avaient une occasion d’avoir de l’action et qu’elle voulait passer à la suite : l’adrénaline de la lutte contre le ver géant n’était pas encore totalement diluée dans ses veines. Elle se força à se calmer un peu pour prêter plus d’attention à ce qui se disait, tant la situation semblait importante. Les théories de Caldrim Vaelor sur la mémoire des lieux la laissaient un peu perplexe, notamment du fait qu’elles étaient distillées goutte à goutte : d’abord par Vaelor lui-même qui ne lui avait pas paru très enclin à discuter de manière posée et détendues, puis par Taric, qui ne voulait manifestement pas cracher le morceau trop vite. ¤ Gardien du savoir ou gardien des secrets ? ¤ Elle ne se rappelait plus comment les prêtres d’Oghma étaient appelés, mais ce n’était pas vraiment la question pour le moment.
Alors qu’elle s’apprêtait à dire que si l’asphodèle était nécessaire, autant y aller au plus vite, le bruit qui venait de la faille se fit plus concret avec l’apparition d’une silhouette. « Maitre Vaelor ! Vous tombez à pic ! Enfin… » Elle mima une chute brutal d’un pic, puis la montée des marches qu’avait dû faire l’érudit. « Bref ! vous me comprenez ! Je vous explique rapidement la chose : un de vos collègues à Hautelune a besoin de cette plante, c’est une question de vie ou de mort. Nous hésitions à descendre vous chercher ou à repartir au plus vite… La question me semble réglée : revenez parmi nous et allons-y ! » Elle fourra l’asphodèle dans les mains de Taric, qui ne semblait pas pressé de la prendre, s’approcha de Vaelor, toujours ses gardes, et lui tendit la main pour l’aider à sortir. « Ah ! et bien évidemment, je suis disposée à négocier à la baisse mon paiement pour vous escorter, au vu de votre enlèvement. » Malgré le « Une silhouette descendait lentement. », je me suis permis de penser qu’elle montait lentement depuis les profondeurs. Si j’ai vraiment rien compris à la situation, je peux modifier.

Frondeuse halfeline et son poney Topinambour
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Habitant des Royaumes
Chambre 2
2 gemmes
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A force d'hésiter, le choix s'était finalement imposé à eux et, contre toute attente Caldrim Vaelor avait son apparition. Comme avait-il survécu et de quelle manière avait-il été affecté par son enlèvement et son "séjour souterrain", Tamasin n'en avait pas la moindre idée.
L'érudit semblait sain et sauf, quoiqu'en mauvais étant. La lancière aurait dû s'en réjouir mais les sinistres paroles de l'érudit, couplées à celle de Taric et à l'étrangeté de la scène, l'incitaient à la prudence.
Elle murmura à Raugilath et à Taric :
- Il serait utile de voir s'il est toujours en pleine possession de lui... et si sa nature n'a pas été affectée par tout ça...
La magie n'était pas son domaine, elle ne le savait que trop bien. Laissant le soin aux autres de mener plus loin l'examen des événements, elle se contenta d'appuyer les propos de Méroflède :
- Enchantée de vous rencontrer et de vous savoir en vie, Maître Vaelor. Si vous êtes capable de voyager, je pense en effet que nous ne devrions pas nous attarder ici. Reprenons la route, soignons le blessé et faisons rapport aux autorités de ce que nous avons appris. Hautlune est visiblement sous le coup d'une menace insoupçonnée...

Rapide comme le vent, majestueuse comme la forêt, dévorante comme la flamme, inébranlable comme la montagne...
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Habitant des Royaumes
Chambre 9
Aucune gemme
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Les yeux fouillant les ténèbres dans lesquelles se perdaient les escaliers, Randal écoutait les tardifs aveux du jeune archiviste. En dépit de l'enrobage proverbial dont il avait habillé ses paroles, son explication sonna bien creuse aux oreilles du prêtre.
- Tes supérieurs jugeront de ton comportement, si nous réchappons du piège où tes réticences nous ont menés, rétorqua-t-il avec une sévérité peu coutumière, sans tourner la tête. Préfère la vérité, toujours, au mensonge et au silence.
Il arracha quelques secondes son regard du gouffre, comme pour prendre à témoin Tamasin et Iouseni, ou les rallier à une boussole morale dont elles s'étaient écartées.
- Tu aimes les maximes. En voici une : un danger connu est moins périlleux qu'un danger qu'on ignore.
Quelques secondes plus tard, une silhouette se découpa parmi les ombres, en contrebas. Vaguement humanoïde, elle avait non seulement la voix, mais aussi la figure de Caldrim Vaelor - comme l'attestèrent, du moins, les réactions de Taric et de Méroflède. Mais était-ce vraiment l'érudit ? Les sinistres paroles de l'archiviste permettaient d'en douter, comme les mots étranges et non moins sombres du rescapé.
*Tu aurais dû me laisser là-dessous... Pourquoi ? Un avertissement ? La corruption ? Trop tard, a dit l'autre voix. Trop tard pour quoi ?*
L'image d'Orwen lui revint en mémoire, rapidement chassée par celles des innombrables et effroyables créatures qui s'étaient massées devant la grange.
- Ne le touchez pas, s'empressa-t-il de dire, en s'écartant lui-même de l'être décharné qu'avaient livré, un peu trop facilement et rapidement à son goût, les entrailles de la terre.
L'observant attentivement, il tenta de déceler la moindre trace d'une contamination ou d'une altération, ce site étant indubitablement marqué par l'une de ces "empreintes" anciennes - vestige de Moandre ou non - qu'étudiait Caldrim et que convoitaient les Dépouillés : une tâche suspecte, une racine mouvante, une lueur au fond de l'œil... Hélas il n'avait pas prié Ilmater, ce matin, de lui offrir le don d'entrevoir le Mal par-delà les apparences. Un tel pouvoir lui aurait permis de trancher une question dont le vieil homme ignorait peut-être lui-même la réponse.
- Une menace insoupçonnée, Tamasin a sûrement plus raison qu'elle ne le pense...
Il se tourna vers Caldrim Vaelor, ou du moins vers celui qui en avait toutes les apparences :
- Vous... son cœur d'Ilmate se serrant, sa voix se fit plus douce. Comment vous sentez-vous ? Pardonnez ma prudence... mais ce lieu est profondément corrompu. Nous ignorons encore cela peut faire aux vivants. Sa voix se fit plus ferme. Qui vous a libéré, et pourquoi ? Pourquoi est-il "trop tard" ?

Détection du poison (0) ; Détection de la magie (0) ; Lumière (0) ; Résistance (0) ; Bénédiction (1) ; Perception de la mort (1) ; Compréhension des langages (1) ; Soins légers (1)
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