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Eléasis (VIII) 1373, 2ᵉ chevauchée
   

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> Boisgrévier, Diverses informations sur la hameau
  écrit le : Vendredi 22 Août 2025 à 15h12 par La Goualeuse
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e centraliserai dans ce sujet toutes les informations utiles à propos du hameau, au fur et à mesure que j'étofferai sa description.

Cela vous évitera de parcourir les pages de notre quête pour retrouver une description ou ma réponse à une demande de précision.



Trêve de jacasseries !
 
 
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PM
écrit le : Vendredi 22 Août 2025 à 16h34 par La Goualeuse
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Boisgrévier


De l’extérieur, rien ne trahit la présence d’un village : seulement un promontoire rocheux abrupt, dont l’ombre s’étend sur une forêt de pins noirs et d’éboulis moussus. Les rapaces y décrivent leurs cercles, indifférents au vent qui siffle entre les fissures. Pour le voyageur, ce n’est qu’un coin perdu, battu par le soleil le jour, par les rafales la nuit.

Pourtant, quiconque s’attarderait sentirait un léger malaise. On croit n’y voir qu’un rocher. Mais un rocher qui trouble l’oeil, qui se fait plus grand, plus sombre qu’il ne devrait l’être. Les ombres entre les arbres s’épaississent au-delà du naturel et les minces sentes qui s’y engagent se dérobent soudain, comme happées par un chaos de branches griffues et de pierres branlantes.

C’est que l’entrée de Boisgrévier est gardée par de discrètes illusions : un rideau de ronces qui n’est qu’apparence, des échos trompeurs qui font hésiter le pas, des éclats de lumière qui attirent vers de fausses pistes. Aux étrangers, la fissure qui mène au hameau paraît être un simple interstice bouché de lierre et d’ombre. Seuls les initiés savent où poser leur pied pour franchir ce voile invisible.

S’enfonçant sous terre, le passage est étroit, à peine assez haut pour se faufiler. La lumière de la surface s’étiole, remplacée par la fraîcheur humide de la roche et des odeurs d’humus. Plus loin, la galerie s’élargit. Des lanternes de verre épais, serties dans la roche, s’illuminent d’une lueur douce et verdâtre semblable à celle de la mousse phosphorescente qui court dans les fissures. Le silence n’est jamais complet : il bat du goutte-à-goutte régulier, résonne de voix lointaines ou d’un coup de marteau perdu.

On débouche enfin dans une salle aux parois trouées de terriers. Chacune de ces ouvertures arrondies est encadrée de gravures simples — spirales, visages rieurs, fleurs stylisées, silhouettes d’animaux ou de champignons. Derrière ces portes, de petites pièces douillettes se devinent : tapis tissés avec soin, coffres délicatement ouvragés, lits bas recouverts de fourrures. Une chaleur d’âtre et de soupe épicée flotte dans l’air.

En progressant, le réseau s’anime: des galeries voûtées relient des ateliers où l’on entend crisser la lame sur la fourrure, tinter le maillet sur la pierre, crépiter les alambics et cliqueter des rouages minuscules. Plus loin, un couloir entier s’ouvre sur des jardins souterrains : carrés de champignons, de lichens et de racines, baignés par une lumière diffuse que projettent des gemmes enchantées.

Au cœur du hameau se trouve la grande caverne, vaste cercle où tout converge. La voûte y culmine haut, percée de conduits d’aération d’où descendent parfois un souffle frais ou un trait de soleil. Des tables de bois sombre, disposées en anneau, invitent aux banquets. Au centre, une dalle polie de granite sert à la fois de tribune pour les conseils et de scène pour les musiciens. Des bannières de tissus bariolés pendent entre les stalactites, témoins immobiles des fêtes passées.

Malgré son isolement, Boisgrévier n’est pas morne : le hameau bruisse d’une vie paisible et industrieuse. Partout circulent des gnomes affairés, riant, bricolant, échangeant nouvelles et plaisanteries, parfois interrompu par le râle d’un soufflet de forge ou le carillon d’une horloge expérimentale. L’un dorlote une taupe au pelage soyeux, l’autre siffle à la belette qui le suit comme son ombre, tandis qu’un blaireau imperturbable somnole dans un recoin.

De cet ensemble émane une impression paradoxale : un lieu clos, sculpté dans la roche, mais vibrant de lumière, de vie et de chaleur. On comprend alors pourquoi ses habitants ont choisi de s’y cacher : Boisgrévier est une forteresse invisible, mais surtout un foyer, un cocon protecteur où chaque pierre garde la mémoire et la survie du clan.



Trêve de jacasseries !
 
 
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PM
écrit le : Samedi 23 Août 2025 à 14h44 par La Goualeuse
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Lieux d’intérêt


Temple de Garl Brilledor – Dirigé par le prêtre Olbern Bannobrand, le temple est le cœur spirituel du hameau. Chaleureux, il est orné de lanternes colorées et de petites sculptures espiègles à l’image du dieu. Dans une aile sécurisée reposent les archives du clan : registres, cartes anciennes, chroniques familiales. Les gnomes viennent y chercher conseils, réconfort… et parfois un récit malicieux.

Cercle druidique – Une vaste caverne aux parois couvertes de racines, où l’air semble chargé d’une force ancienne. Au centre, un cercle de pierres moussues entoure un puits naturel de lumière, par où filtre parfois un rayon de lune. C’est là que Brocc Chanteracine et ses pairs célèbrent les rites du cycle des saisons.

Forge – L’unique forge de Boisgrévier, tenue par un nain taciturne mais respecté. L’odeur du charbon et le martèlement régulier résonnent dans les galeries voisines. On y fabrique outils, ferrures et armes modestes, mais robustes. Thoradin Rumnaheim entretient aussi les mécanismes défensifs et trappes de pierre qui protègent l’entrée du hameau.

Guilde des trappeurs - Sous la houlette de Hogarth Hersemain, c’est le lieu où se réunissent chasseurs et pisteurs avant de partir en forêt. On y entrepose fourrures, pièges, collets, provisions séchées. Les murs sont ornés de bois de cerf et de trophées modestes. C’est aussi un foyer de rumeurs sur le monde extérieur, car les trappeurs sont les rares à le fréquenter.

La Lanterne Verdie (taverne) – Refuge des gnomes après une longue journée, on y sert bières blondes moussantes, ragoûts de racines et pâtisseries aux noix. Les murs de bois sont illuminés par des lanternes magiques au halo vert tendre. La tenancière, l'halfeline Euphémie Roulebaril, connaît tout le monde par son prénom. Le soir, l’ambiance est rythmée par les récits et chansons du barde local, Perrim Folmelodie, qui accompagne ses histoires d’un cistre artisanal et de touches d’illusions colorées.

Salle des gardes – Adossée à la galerie d’accès principale, c’est le poste de Marthen Cordonnier et de ses dix gardes. Râteliers d’armes courtes et d’arbalètes gnomes, cartes des tunnels, tableau des rondes. Un système d’alarme à cloches tubulaires et pierres sifflantes court dans la roche.

Jardins souterrains – Grandes cavités aménagées en terrasses où poussent champignons, mousses et légumes-racines. Irrigués par des filets d’eau claire, ils sont entretenus par les druides et quelques familles de cultivateurs. L’air y est tiède et saturé d’odeurs de terre humide.

Terrier des petits – Salle commune dédiée aux enfants du hameau. On y entend rires, comptines et le bruit des petits pieds. Les anciens y viennent parfois conter des histoires et transmettre les traditions, dans une ambiance rassurante et vivante.

Atelier de lanternes – Modeste échoppe creusée dans la paroi, remplie de verreries colorées et de petits enchantements lumineux. Les lanternes fabriquées ici servent autant à illuminer les galeries qu’à créer des jeux d’illusions lors des fêtes.



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