
En s'approchant de l'auberge, Idriane compris immédiatement dans quel genre d'endroit elle allait entrer. L'Oeil du Guet Ouest, de son beaucoup trop long nom complet, était une grande auberge-taverne. Et fait, marquant, devant sa porte se trouvait un nain et un demi-orque en plate complète posant un œil mêlant nécessité commerciale et généralité patibulaire sur les clients. Idriane pu déposer son cheval dans les écuries, étonnement propre, et tout aussi gardé. La garde était incluse dans une nuit de sommeil, dans un autre cas, elle paierait en partant (on ne l'informa pas de ce tarif nonobstant). Idriane passa sans le moindre problème entre les garde, comme c'était souvent le cas. On ne s'intéressa pas le moins du monde à elle, ce qui ne fut pas le cas des deux armoires à glace, visiblement déjà bien beurrées, qui arrivèrent quelques secondes derrières elle. Malgré la taille, elles furent sèchement rabrouées et Idriane n'eut aucun doute sur le fait que les deux gardes eurent utilisés leurs armes si cela avait été nécessaire.
Les chambres étaient probablement dans le terrain arrière de l'auberge. Là, devant, se trouvait une taverne. Une grande salle sur un étage - le rez-de-chaussée et un balcon sur tout le pourtour -, pleine de clients. L'endroit n'était pas particulièrement luxueux plutôt, grand. Et l'aasimar n'eut pas besoin de forcer pour comprendre ce qu'elle voyait : des marchands itinérants, des colporteurs et des mercenaires. Partout, on voyait des baudrier et des fourreaux posés à côté des chaises. Visiblement on ne confisquait pas les armes a l'entrée, mais, le même genre de gros bras surveillaient la salle un peu partout. Alors qu'elle traversait la pièce, deux groupes commencèrent à élever un peu le ton de façon clairement conflictuelle, ce qui provoqua l'immédiat rapprochement de deux gardes, et le calme - relatif dans une taverne - revint.
Au delà des serveuses, le bar était tenu par une femme. Une humaine large d'épaule, dont les avant-bras auguraient une vie physique. Elle nettoyait des chopes en étain avec un regard sur sa clientèle qui indiquait que le plus grand danger de la pièce n'était peut-être pas les gardes. Des tourtes et des brouets sortaient des cuisines, visiblement le poisson était il, comme à Teziir, la viande la plus courante. Trois troubadours jouaient des reprises instrumentales de chant de marin et de chansons de voyages, régulièrement entonnées par certains clients ci et là.
C'était là dedans (peut-être pas le pire choix) que la barde avait donc choisi de commencer son enquête.

Vole Oeil-des-Vents, vole Corbeau Blanc, collecte le savoir qui ravira l'histoire !
PJ : Shamar, Serana
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