Quel est votre nom, voyageur ?
Kythorn (VI) 1373, 1ère chevauchée
   

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> Oasis en vue
  écrit le : Samedi 24 Octobre 2020 à 10h29 par Abrulion Bascollier
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es aventuriers avaient voyagé sans trop d'encombre, et encore moins d'imprévu. Hormis la première portion de voyage en savane - zone tampon entre les plaines du val de la Forêt Lointaine et le désert de l'Anauroch - le paysage rocailleux désertique se déroulait devant eux, égal à lui-même. La routine s'installa chez les aventuriers, et ils avancèrent doucement, mais sûrement.

Virgile explorait en avant du groupe lorsqu'il ne titillait pas les insectes divers que ses sens affûtés distinguait entre les grains de sable. Ashura organisait les tours de garde et la gérait les stocks de nourriture et d'eau que Ghaz se faisait un plaisir de re-remplir avec une facilité qui fit froncer les sourcils de la roublarde plus d'une fois. Metzli était dévouée à la cuisine et au camouflage du camp - non seulement le choix du lieu, l'apport de branches, roches et gravas à la tente déjà bien discrète, mais surtout à l'effacement de toutes traces aux abords du camp avant la nuit. Sabetha quant à elle, surveillait de ses yeux de lynx que Ghaz sut affûter au fil des jours.

La carte de Ravio était précise, et il n'eurent que deux détours imprévus à faire dus à un éboulement, et un bassin au sol de sable extrêmement fin, aussi pénible que fatigant à franchir.




Oasis en vue
Couchant du 1 Kythorn (VI) de l'année 1373 CV, Anauroch
Impliquant Ashura, Ghaz Arghur Gro-gzor, Metzli Arnesen, Sabetha et Virgile
Après deux nuits et soixante-dix kilomètres de voyage en Anauroch, les compagnons arrivent en vue de l'oasis où Masulk fut autrefois enterré. Virgile partit l'explorer, alors que les autres préparèrent le camp et prirent du repos pour le lendemain, qui verrait l’ouverture de la tombe, pour la première fois depuis un millénaire.




Fidèle à lui-même et aidé du sort d’invisibilité de Metzli, Virgile fit sa reconnaissance des l’arrivée du groupe. L'oasis était calme en cette fin de journée, mais nul doute qu'il le serait moins une heure ou deux plus tard lorsque le soleil s'approcherait de l'horizon. Il n'y avait aucun doute que le relief du lieu présentait une quantité innombrable de fissures et grottes pour volatiles nocturnes, ainsi qu'une population abondante en insecte. Les animaux plus gros, rongeurs, reptiles, seraient eux aussi de sortie, bien que plus rares. Très certainement, d'autres animaux plus gros s'inviteraient aussi au ballet nocturne aux alentours du lac, chameaux, hyènes, lycaons, ânes.

Il resta à l’écart de l'oasis, préférant marcher sur le pourtour élevée pour mieux inspecter l’intérieur. Les traces des précédentes caravanes restèrent invisibles - un foyer de feu laisse somme toute peu de trace -, tout comme l’entrée de la tombe ou des galeries Asabi. Cependant, il remarqua inscriptions et offrandes entre les deux pitons rocheux en forme de dents serpentines, sur le côté ouest de l'oasis.



plan de l'oasis



Ilot de vie au milieu du désert, comme un rocher posé sur le fond sableux de la mer, cet oasis faisait plaisir à voir, surtout après une traversée de plusieurs jours. Sans doute que la principale raison de sa persistance était la présence de ce cercle de roches, disposées à la façon d'un cratère, qui protégeait la source d'eau. La verdure avait étonnamment peu besoin d'eau, si elle était toutefois protégée d'une trop grande évaporation : l'ombre des feuillages permettait de tempérer le lac, qui lui-même faisait pousser le feuillage créant ce micro-climat saturant l'air de vapeur, diminuant toute évaporation future.
Un subtil équilibre.

Il était six heures du matin et les premières lueur du soleil s’étaient manifestées il y a plusieurs heures déjà. Il montait dorénavant dans le ciel, signe que les aventuriers devaient se mettre en branle.


 
 
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écrit le : Lundi 16 Novembre 2020 à 17h08 par Ashura
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L’expédition avait suivi le plan, la bretteuse ne déviant que rarement de la route qu’elle s’était fixée, même à travers l’immense désert de l’Anauroch. Une nouvelle contrée sur son journal de bord. Il fallut affronter des journées suffocantes et des nuits glaciales, et bien que le groupe puisse se féliciter de n’avoir rencontré aucun péril, quelques dissensions avaient commencées à poindre après deux jours de voyage. Ashura avait depuis longtemps compris qu’il était toujours difficile de coordonner une équipe hétéroclite d’aventuriers. Elle se fit alors plus discrète à mesure que d’autres défendaient leurs opinions, calquant son attitude à celle de Sabetha. Impassible tant qu’aucun d’eux ne mettait en péril la cohésion du groupe.

A l’aube du troisième jour, Ashura repensait au sens même de cette expédition. Ravio d’Eauprofonde avait fait appel à eux car il n’avait sans doute pas le temps de monter une équipe. Le gnome n’avait pas un seul instant fait mention de la possibilité de se faire doubler. Il semblait même prêt à fournir le matériel sans avoir l’air de trop se soucier de le revoir. Des circonstances étranges formant une communauté de destin et de danger. Des amateurs prenant leur courage à deux mains et partant en quête pour récupérer de quelconques reliques inestimables, et suffisamment d’or pour refiler le cancer à cent cygnes. Une entreprise bien trop risquée au goût de la caravanière qui aimait les organisations bien huilées et les directions discrètes.

Chacun finissait de se préparer, repliant la tente elfique dans le sac-sans-fond, ajustant les sangles et vérifiant de ne rien avoir oublié. Ashura, une fois prête, se permit de prendre la parole :


- Messieurs Dames, nous y sommes, déclara-t-elle d’une voix sérieuse. Le plus difficile reste à faire, une longue journée nous attend et personne ne peut en prédire la conclusion. Je ne vous donne pas d’ordre. Prenez cela comme des conseils.

Elle se pencha pour attraper une branche de bois sec et commença tracer des traits sur le sable.

- Je rappelle que notre objectif est double : retrouver le tapis volant et l’entrée de la tombe. Une fois que cela sera fait, nous prendrons le temps de nous réorganiser. Nous devrions suivre une formation précise, protégeant les plus vulnérables, ceux qui ne peuvent pas engager le combat rapidement. Virgile ouvrira la marche avec les bottes et les lentilles magiques. Je serais derrière, non loin, au cas où le terrain serait garni de pièges. Et Ghaz prendra la dernière position pour assurer la sécurité, dissuader d’éventuels agressions et… prendre de l’élan en cas de conflit.

V, A, M, S, G. Chacun trouva sa place sur les dessins qu’elle inscrivait au sol.

- Je vous invite à la plus grande prudence tant que nous ne saurons pas exactement dans quel bourbier nous sommes fourrés. Je suggère d’avancer ainsi même si cela nécessite de prendre plus de temps. Idéalement, nous aurions pu ratisser large, formant une ligne comme lors d’une battue. Mais ce serait contraire à la discrétion dont nous avons fait preuve jusqu’ici. (Elle planta son bâton sur la lettre -M, à l’endroit du cortège où se trouvait l’ensorceleuse, puis elle leva les yeux sur elle) Quand nous rencontrerons un autre groupe, qu’il soit d’ordre saurien ou pillard opportuniste, je suggère de ne rien tenter, de ne rien déclarer avant de laisser notre diplomate opérer. Metzli sera la voix de notre groupe.

Après un bref sourire, la Nordienne baissa à nouveau les yeux et reprit son plan. Avec ce qu’elle avait observé et les informations conjointes, elle traça vaguement les contours de l’oasis. L’exactitude topographique importait peu à cet instant.

- C’est cet élément qui me pose le plus de questions. (elle désigna une croix en bordure de l’oasis.) Ce fameux autel, devrions-nous l’éviter ou au contraire, songer que cela pourrait correspondre à l’emplacement que nous cherchons ? Cela augmenterait considérablement le risque de rencontrer des autochtones.

Elle retourna son attention sur l’ensemble du groupe.

- Quoi qu’il en soit, si vous avez une remarque à faire, une suggestion à apporter avant de pénétrer l’oasis… Dans quelques minutes, nous devrons faire profil bas. Si vous avez quelque chose à dire, c’est maintenant.


 
 
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écrit le : Mardi 17 Novembre 2020 à 08h04 par Virgile
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Ces derniers jours n’étaient pas sans rappeler à Virgile sa jeunesse au monastère. Les journées passées presque en solitaire à arpenter les dunes faisaient échos aux longues heures d’études et d’entraînements, simplement entrecoupés des temps de repas pris en commun avec les autres moines. Évidement, ses compagnons d’aujourd’hui n’avaient rien de comparable avec ses austères maîtres, mais quelque chose dans l’atmosphère et les heures de gardes avaient avaient fait remonter ses souvenirs pourtant lointains.

Tout compte fait, le trajet s’était plutôt bien déroulé. Qu’ils aient su les éviter ou qu’il n’y en ai pas eu, nulle mauvaise surprise n’était venu perturber leur progression, et ils étaient maintenant à porté de leur objectif.
Après sa prospection de l’oasis, Virgile revient sans encombre donner quelques détails du lieu qu’ils allaient explorer le lendemain. De ce qu’il avait pu en voir, aucun camp n’était établit sur les lieux et il n’avait vu aucune créature hostile – ou même amicale – sur place.
Il décrivit au mieux la taille des différents promontoires et leur disposition. Il conviendrait peut être de les gravir pour avoir une meilleure vue d’ensemble en plein jour. Il notifia également les la présence de la source et de la belle végétation, qui tranchait avec la flore croisée ces derniers jours.

[…]

Reprenant le le rôle d’organisatrice – qui leur avait réussit jusqu’ici – Ashura lança la journée du lendemain en répartissant les taches et positions de chacun. Ne trouvant rien à redire, il acquiesça et sangla son havresac. Muni des deux artefacts qui lui avaient été confiés, ouvrir la marche ne lui faisait pas peur. Et aujourd’hui encore, sans prendre autant d’avance que les autres jours, il pourrait gravir en premiers les rochers pour prévenir les autres de ce qui les attendais de l’autre côté.



L'eau qui dort fait plus de dégâts qu'un chien qui aboie mais ne mord pas..
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Virgile Lukadnua
 
 
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écrit le : Mardi 17 Novembre 2020 à 10h45 par Ahuizotl
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Metzli avait découvert avec curiosité les étendues désertiques de l'Anauroch : ce milieu lui était totalement étranger, mis à part les quelques informations glacées au détour d'une lecture ou des récits de son père sur les sables du Calimshan. Contrairement à ses craintes, le périple s'était déroulé sans encombre : ce désert semblait véritablement... désert.

Elle n'avait guère eu l'occasion d'en apprendre davantage sur ses compagnons, mais chacun avait fait de son mieux pour que l'expédition progresse et campe dans de bonnes conditions. L'ensorceleuse ne s'était pas ménagée, passant beaucoup de temps à camoufler leurs campements, monter la garde ou encore faire la cuisine. Elle n'était guère douée pour cette dernière tâche, préférant d'habitude se restaurer dans une taverne que de préparer elle-même ses repas. La vie d'aventurière lui avait néanmoins imposé l'apprentissage de quelques recettes de base...



------


Le groupe était enfin arrivé à destination et les choses sérieuses allaient probablement commencer. Les premières investigations de Virgile ne leur avaient rien appris de déterminant sur l'oasis et tout restait à faire.

Metzli avait écouté attentivement les suggestions d'Ashura qu'elle approuvait pleinement : l'ordre de marche et les conseils prodigués semblaient efficaces et raisonnables, si bien qu'elle s'y plierait volontiers. Avant qu'ils ne se lancent à l'aventure, la jeune amnienne émit quelques recommandations supplémentaires:


- Je pense que nous devrions progresser prudemment, armes visibles mais pas dégainées, de manière à montrer que nous savons nous défendre sans toutefois faire montre d'agressivité… Et je vous propose d'avoir recours à un petit sort bien utile...

L'ensorceleuse se mit à psalmodier quelques formules tout en effectuant une simple gestuelle. A la fin du rituel, elle pointa du doigt chacun de ses compagnons. Le tout ne prit que quelques secondes. Une voix se fit finalement entendre dans la tête de chaque membre de l'expédition.

¤ Je suppose que vous m'entendez mentalement... Grâce à ce sort de message, je pourrai librement communiquer avec vous, ce qui pourrait être utile en cas de négociations ou si nous nous sentons épiés. Vous pouvez aussi communiquer avec moi de la sorte… ¤

Aucun son n'était en effet sorti de sa bouche, mais les lèvres de l'ensorceleuse avaient légèrement bougé : le sort nécessitait en effet de murmurer les paroles transmises, ce qui ne devrait pas trop poser de problèmes à moins de tomber sur quelqu'un capable de lire sur les lèvres. Et encore, un bout de tissu posé devant sa bouche permettait de se prémunir de cet inconvénient...

Metzli lance message.



Fiche de Metzli Arnesen

« Laisse la Dame Tymora guider tes pas… »

Sort de domaine choisi : Protection contre les énergies destructives

PNJ : Ahuizotl, Galahad de Montléri

Autres PJ : Sahadeva, Circé, Reïlo

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écrit le : Mardi 17 Novembre 2020 à 12h55 par Phineas
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Si la magicienne n'en avait pas montré beaucoup, le voyage n'avait pas été de tout repos pour elle. Son lointain héritage nordien, que figurait le roux de sa chevelure, lui avait aussi donné une peau particulièrement fragile. Si bien qu'elle avait très vite ressemblé à une pèlerine. Son châle autour de la tête, ses manches tirées sur ses mains, son front avait vite été un argument en faveur de ses protections textiles, a la fin du premier jour de route, il était rouge et luisant et, la nuit, elle utilisait un sort de soin pour faire disparaître la brûlure avant de se coucher.

Elle avait consciencieusement suivi les ordres d'Ashura et Ghaz avait rapidement pu découvrir que ses paroles n'étaient pas vides de sens. Quand le demi-orque lui avait fait des remontrances sur sa manière peu alerte d'exercer sa surveillance, elle avait écouté ses conseils avec une discipline scolastique. Peu lui importait l'éspece du barbare en effet et, le lendemain, une fois qu'elle avait prouvé son amélioration elle l'avait remercié, non sans lui dire franchement, mais poliment, que ses manières laissaient à désirer.

Elle avait annoncé le premier que, paradoxalement, ses compétences en alchimie n'avait jamais fait d'elle une cuisinière acceptable. Ashura pouvait même témoigner que ses enfants faisaient tout pour qu'elle ne s'approche pas d'une casserole. Amène mais peu bavarde quand la fatigue était là, ils avaient aussi découvert un réveil particulièrement grognon. Mais globalement, la magicienne avait été une compagne tout à fait agréable, si ce n'était particulièrement performante.



●●●



Lorsqu'ils avaient approché de l'oasis et que les arbres s'était découpés à l'horizon elle avait laissé sortir un long soupir de soulagement. Si elle avait déjà traversé l'Anauroch des années plus tôt, les forêts - ou les bosquets, en l’occurrence - l'avait toujours rassurée. Les grands chênes de Hullack, au sud de l'Immer et du château que défendait sa famille, avaient été son horizon bien avant Boilune. Aussi dangereux soient ils, les Sarrière y adoubaient leurs quelques chevaliers depuis qu'Azoun III avait accordé des terres à son arrière-arrière-arrière grand-père. Et les forêts et leurs abords avaient accompagnés tout les moments heureux de son existence, des retrouvailles avec sa fille, à son mariage et sa première et minuscule demeure aux abords d'Everlund. Bien entendu, ses compagnons n'en savaient rien, mais le pétillant qui s'éveilla dans ses yeux au dessus de son sourire enjoué en dirent long sur les sentiments qui emplissaient son esprit en ce moment.

Le lendemain elle eut tôt fait de compulser ses sorts, un moment elle considéra de préparer un sortilège de vol pour atteindre le haut des collines facilement. Mais leur objectif était souterrain et à terme, cela lui parut peu utile. Elle écouta consciencieusement ses camarade et posa un œil sur la croix qu'avait tracée Ashura :


- Si il s'agit des seuls objets apportés des environs, cela me semble être une bonne base. Les lieux cultuels ont souvent un sens du lien architectural, trouver un point important finit souvent par mener au reste d'un complexe. Comme les allées et les arches des temples mènent à leur cœur saint. Sans parler du fait que l'autel pourrait littéralement être la porte et la serrure.

Elle marqua une pause.

- Rencontrer les autochtones présente un danger, mais nous avons aussi établi qu'ils pourraient être des indicateurs voire des alliés potentiels. Le véritable danger, il me semble, c'est le peu de couvert que nous offre cette zone. La végétation est clairsemé et si adversaires nous avons, ils sont habitués aux environs, voir nous ont déjà remarqué si ils sont juchés sur les hauteurs. Nous avons peu de chance de passer inaperçus, mieux vaut donc paraître les plus pacifiques et transparents, elle jeta un regard amusé à Metzli et Ghaz, qu'elle voyait difficilement être discret, comme elle même. Mais je laisse le choix à nos guides et première ligne.

Elle croisa ses mains derrière elle et, s'étirant un peu les jambes, se préparait à la suite.



Sorts || Niveau 0 : Langue mordue, Noir, Message, Lumière dansante | Niveau 1 : Armure de mage, Bouclier, Pacification, Charme-personne | Niveau 2 : Souffle enflammé de Paralanuit, Soins modérés, Sort en cogitation instantanée | Niveau 3 : Boule de feu, Soins importants

Sabetha peut lancer des explosion de feu sur 9 m, avec un rayon d'1,50 mètre, à [niveau du sort de réserve]d6 de dégâts, tant qu'elle a un sort du registre Feu en stock. (don : Explosion ardente)
 
 
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écrit le : Mardi 17 Novembre 2020 à 17h19 par Ahuizotl
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Metzli accepta sans broncher la remarque de Sabetha. Chacun avait le droit d'avoir ses opinions et la magicienne était très érudite : il ne faisait aucun doute que son avis reposait sur une fine analyse de la situation. L'ensorceleuse crut toutefois bon de préciser sa pensée :

- Marcher armés dans un lieu isolé et inconnu ne semble pas agressif, surtout si notre démarche est calme ne présente aucune volonté de destruction ou de dissimulation. Je pars du principe qu'il peut être utile, en combat, de dissimuler ses forces pour surprendre l'adversaire, mais que, dans une négociation, il vaut mieux se montrer fort que faible pour obtenir de meilleures conditions. La plupart des sociétés respectent la force, qu'elle soit physique ou magique...

Elle ajouta :

- Je connais mal les Asabis, mais ils doivent probablement affronter régulièrement le danger. Nous voir armés ne les choquera pas, ne venons-nous pas de traverser un désert potentiellement hostile? Qui plus est, s'ils se livrent occasionnellement au mercenariat, ils seront sensibles à notre détermination : un mercenaire s'engage rarement dans une bataille dont l'issue ne lui semble pas favorable… Après tout, nous pourrions brûler une bonne partie de la végétation à coups de boule de feu, si l'envie nous en prenait…

Cette idée était bien évidemment purement théorique, l'ensorceleuse étant incapable de provoquer tant de morts inutiles. Elle conclut :

- Mais, en effet, que chacun agisse selon sa conscience... même si, dans le cas de Virgile, le choix ne devrait pas être trop difficile.

Ce disant, elle adressa un clin d'œil au moine qui avait l'habitude de voyager désarmé.



Fiche de Metzli Arnesen

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écrit le : Mardi 17 Novembre 2020 à 19h23 par Ashura
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La voix chuchota dans son esprit, grâce au lien mental qu’elle partageait à présent avec l’ensorceleuse de l’expédition. Elle accepta aussitôt le lien, le regard rivé sur celui de Metzli. Elle prononça une réponse à voix basse pour essayer, pour comprendre les limites du sortilège.

- Fascinant. Ah. D’accord.

Les yeux ronds, elle tourna un regard de coin vers Sabetha, comme toujours, dans l’espoir d’apprendre quelque chose qui lui servirait plus tard.

- Et donc, nous ne pouvons que répondre en retour. Très bien. La portée et la durée ? D’accord. Il faudra penser à renouveler régulièrement le sort.

Après avoir accordé un hochement de tête approbateur, et un sourire admiratif, songeant mentalement aux avantages stratégiques d'un tel sort, et s’imaginant que les sauriens n’avaient pas pour réputation d’avoir une audition particulièrement développée. La bretteuse Illuskienne retourna son attention sur les pictogrammes au sol, et reprit la parole d’une voix neutre.

- La discrétion fait partie de l’attitude convenable. Nous sommes conscients d’être intrus sur ce territoire. Nous ne souhaitons pas troubler la quiétude qui règne dans l’oasis. C'est le message que nous souhaitons faire passer.

Elle afficha ensuite une moue caustique vers les deux arcanistes.

- Ne vous préoccupez pas de savoir où se trouvent nos armes. Je ne sors l’acier qu’en cas de besoin, et après plusieurs jours, je n’ai jamais vu notre ami guerrier les mains vides. (elle désigna d’un mouvement du menton la lance blanche de Ghaz) Le constat est posé.

Puis, la Nordienne pencha le visage vers l’éclaireur moine.

- Les monticules environnant peuvent effectivement cacher des sentinelles, et les herbes hautes receler divers menaces. En ce cas, si les parois ne sont pas trop abruptes, Virgile, peut-être pourriez-vous profiter des hauteurs avant que nous rejoignons la source ou l’autel. En prenant soin de rester dans l’ombre. La position pourrait révéler quelques détails importants ? Peut-être que si nous positionnons nous même une sentinelle en hauteur, que Metzli vous questionne régulièrement (pour activer le sort), nous éviterons d’être pris au dépourvu. Qu’en pensez-vous ?


 
 
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écrit le : Mercredi 18 Novembre 2020 à 01h34 par Schninkel
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Quelques jours auparavant, peu après avoir quitté le confort de la tente de Ravio, l’attitude du guerrier au sang-mêlé s’était assombrie. Un voile noir lui couvrant le regard. Le calme s’était estompé à la première brise, et les braises de la colère s’intensifièrent, laissant Ghaz Arghûr un peu hagard, et surtout très méfiant envers ces étrangers. Il lançait des regards en biais, taciturne et renfrogné, progressant en marge du groupe, comme un étranger venu de fort loin. Le barbare ne montrait que peu d’intérêt à partager les détails de son passé. Il ne disait rien de lui-même.

C’est ainsi qu’il s’était joint à l’expédition sur les crêtes désolées de l’Anauroch. Le soleil avait déjà entamé sa course, le guerrier commença à revêtir sa cuirasse puis à attacher ses jambières de métal. Une nuit de sommeil nécessitait de se mettre à l’aise. Une fois harnaché, il fit quelques pas, savourant les dernières douceurs avant la chaleur éreintante du jour.

Il attendait, appuyé sur sa lance d’albâtre, silencieux, observant d’un regard froid tout ce qui l’entourait, chose et gens. Il y avait Ashura, pas avare de mots, sa chevelure blonde ruisselant dans son dos, la seule combattante armée, si on pouvait appeler ainsi l’aiguille de métal accrochée à sa ceinture. Il y avait aussi Sabetha, petite terreur aux cheveux de flamme, effrontée et savante. Et la douce Metzli, aussi noire de cheveux que les corbeaux, aussi belle que franche, vive d’intelligence et d’une sagesse précoce. Plus loin, ouvrant la marche, Virgile l’homme serein, naïf ou confiant, arpentant le monde avec un paquetage de campeur. Une belle équipe de touristes, à première vue.

Le guerrier émit un reniflement dédaigneux en entendant la voix de Metzli murmurer au fond de son crâne. Il faillit résister à l’appel de l’ensorceleuse, puis se ravisa. Il n’intervint pas. Selon lui, l’expédition avait déjà perdu beaucoup de temps, et cyniquement, il attendait encore de voir comment chacun réagirait face à l’adversité. Ils avaient encore tout à prouver.



Ghaz Arghur Gro-gzor
Lance de Sang-de-Lune [hématophage] : Jauge de sang : 0/10

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écrit le : Jeudi 19 Novembre 2020 à 12h13 par Abrulion Bascollier
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e groupe était paré, et le moine pris de l'avance, comme à son habitude. Par un jeu d'allers et venues, de pauses, et de communication par message silencieux, le groupe rejoint l'oasis en une poignée de minutes. Perché en haut de la butte sur la crête nord de l'oasis, le monial resta une longue minute à observer l’intérieur.

Il repéra deux ânes sauvages en train de boire l'eau - ce qui était bon signe sur la qualité de l'eau - et un petit singe au pelage beige, de la taille d'un chat, qui sauta d'un arbre à un autre, et disparut immédiatement dans la verdure. Sa présence était plus étonnante que celle des ânes. Avait-il été abandonné ou s’était-il échappé d'une caravane ?

Les compagnons débarquement bientôt par l'ouverture au nord-ouest.

Progressivement, le sol de sable laissa place à un mélange de sable et d'humus couvert de touffes rases, de bosquets, de plantes rampantes. Quelques dizaines de mètre plus loin apparaissaient les premiers arbres et palmiers. Les plus hauts de près de trente mètre de haut, portaient de lourde grappes de fruits jaunes. Virgile, Sabetha et Ghaz reconnurent les dates, devinant aussi qu'elles n’étaient pas à maturité. D'autres plantes grimpantes aux fruits verts-marrons, poilus, gros comme le poing fit tilter Virgile et Sabetha : il avait vu les mêmes, il y a peu, dans le grenier de Reddansyr - des kiwis. Les plantes rampantes ou grimpantes étaient bien connues des aventuriers : des fèves, haricots, et melons poussaient sans organisation aucune. Continuant vers l'eau, il croisèrent deux pêchers et un pommier, aux fruits murs à moities dévorés, et des oignons et pommes de terre encore un peu plus loin, aux armes avec d'autres touffes.

Sans que le lieu soit un potager digne de ce nom - la verdure semblait livrée à elle-même, sans tuteur ou autre maintient, ni taille fruitière - il était évidant qu'une quantité importante de légumes et fruits poussait ici. Les pépins et graines laissées par les nombreuses caravanes pouvaient-elles expliquer une telle profusion ?

Il trouvèrent bientôt une zone éclaircie de sa végétation, et un foyer de cendres cerclé de pierres en son centre. Rien n'indiquait une utilisation du foyer dans les deux ou trois derniers jours.


hrp.gif pêchers et pommier en J 11, foyer en I 12, ânes en O 13, singe en I 16

Lancers...


 
 
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écrit le : Jeudi 19 Novembre 2020 à 16h06 par Schninkel
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Le guerrier au sang-mêlé avait pris la queue du cortège sans avoir ouvert la bouche. Rien ne semblait l’émouvoir, à l’exception des combats à venir et de la récompense pour sa victoire. Un barbare dénué d’émotions est un guerrier que la peur ou la faiblesse ne peuvent pas corrompre. Ses yeux brillaient d’une violente détermination, bougeant au moindre bruit et au moindre mouvement, même quand il n’y avait rien à l’horizon. C’était un tueur expérimenté, habitué aux assauts imprévisibles du surnaturel.

A la suite des deux cracheuses de sorts, Ghaz Arghûr marquait le pas de sa lance enchantée. Il s’arrêtait de temps à autre et lançait un regard inquisiteur autour de lui, mais il ne voyait que des buissons disséminés entre les bosquets d’ombres. Il présageait des mouvements derrière lui, ainsi que sur les côtés. Il ne savait pas s’il s’agissait d’hommes ou de bêtes, et il ne s’en préoccupait guère. Il était prêt à combattre tout homme ou bête, et même démon qui se mettrait en travers de son chemin.




Ghaz Arghur Gro-gzor
Lance de Sang-de-Lune [hématophage] : Jauge de sang : 0/10

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