Quel est votre nom, voyageur ?
Eléasis (VIII) 1373, 2ᵉ chevauchée
   

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> ۝ Là où l'Aventure se Cache ۝, (Début de quête pour Alatarielle)
écrit le : Mercredi 05 Mars 2008 à 21h44 par Jebeddo
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NARRATION

Neuvième jour de la Marée estivale année de la magie sauvage (9 Flammerige 1372)
Lieu : Tsurlagol
Temps : Ciel Nuageux, vent léger.
Moment : Matin environ 12h30



Le regard du capitaine se fit un instant menaçant, comme lourd d'un refus mécontent. Mais c'est finalement un sourire qui s'afficha sur le visage du Damarien. Il semblait satisfait, et éclat d'un rire bref mais puissamment sonore.

- Loxet n'a jamais su tenir sa langue. Enfin, dans tout les cas ça nous sera peut-être bénéfique. Les vrais capacités d'un marin se mesurent à sa détermination, et vous être vraisemblablement déterminée. J'accepte de vous prendre à mon bord, si toutefois vous accepter mes conditions.»
Comme précédemment, le visage de l'homme passa de la joie au sérieux brutalement, bien qu'un certain pétillement malicieux illumine encore les yeux du grand marin.
«Pour commencer, vous serez pendant une journée à l'essais, le temps de se rendre à Procampur, vous accomplirez exceptionnellement deux quart d'affilé afin que l'on teste vos compétences et votre endurance. Une fois à quai je verrais si je vous garde, ou si vous voulez partir. Je vais vous embaucher comme mousse, j'ai déjà un coq deux c'est un de trop, vous serez donc avec les petit jeunes qui embarquent. N'y voyez pas là une condition dégradante mais je le fait pour deux raisons. Premièrement vous n'y connaissez rien au navire et je ne vais pas me risquer à vous mettre là où vous me serrez inutile, voire dangereuse. Deuxièmement ça vous évitera d'être en trop forte promiscuité avec les hommes de l'équipage. Les femmes sont rares pendant les traversées, et je pense ne pas avoir besoin d'en dire plus. Vous logerez dans des quartiers à part, et ça c'est presque un avantage.»

Une brève pause fut marquée par la capitaine, qui pris une mine presque sévère.
«Ce qui m'amène au règles de bord qui vous concernerons spécifiquement en plus des autres que vous apprendrez durant la traversée. Premièrement, tout acte sexuel, marivaudage, badinage ou autre chose ayant attrait de loin ou de près à la sexualité ou à une quelconque forme de drague et pouvant déconcentrer les hommes à bord est strictement interdite sur le navire. Tout manquement sera passible d'une mise au fer immédiate. Je préciserais cela à mes hommes, mais ça n'est pas la première fois qu'une femme monte à bord, il devraient le comprendre et l'appliquer rapidement. Ah, je me moquerais bien de savoir qui a commencé, aussi veillez à éconduire rapidement quiconque tenteras quelque chose de trop. Une fois à terre vous faîte ce que vous voulez avec qui vous voulez je m'en moque. C'est bien compris?»
Son regard se fit très insistant, et chaque mot avait été pesé, et appuyé. Il était clair aux expressions du visage que le capitaine tiendrait parole, et la mise au fer risquait de ne pas être un épisode très joyeux, ni agréable. Mais avant qu'Alatarielle n'ai pu prendre la parole il enchaîna.
«Deuxièmement, vous serez autorisée à vous entraîner à l'arc et au combat avec les autres membres de l'équipage contrairement aux mousses. Ça vous donnera plus de travail, d'autant que si vous pouvez donner des conseils à mes hommes vous êtes autorisée à le faire. Mais là aussi pas de vague, pas de provocation et pour les conseils vous passerez systématiquement par le maître d'arme. Etant donné que le combat sur un navire est quelque chose de particulier, et que le maître d'arme est quelqu'un de compétent je ne veux pas que vous sapiez son autorité. Enfin si vous avez vos sang, interdiction formelle de jeter quoique ce soit qui eût été à un moment ou un autre en contact avec votre sang par-dessus bord. On vous fournira un tonneau ou y déposer vos "déchet". Ça offenserait Umberlie si une seule goutte de ce genre de sang venait à tomber dans l'océan. Et là je ne donne pas chère de notre peau, même si j'avoue ne pas la craindre et vénérer d'autre dieux des mers, je préfère ne pas tenter une telle divinité.» Et brusquement un sourire revint orner le visage du capitaine, un visage emplis d'assurance.



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écrit le : Samedi 08 Mars 2008 à 07h53 par Alatarielle
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latarielle comprenait toutes ses règles, non pas qu'elle soit une fervente adoratrice de tout ce qui visait à limiter ses libertés, mais il était évident que dans ce cas précis il était question de vie et même de survie que ce soit pour elle ou pour d'autres car sur un navire on ne pouvait fuir ses responsabilités sous peine de sanctions sévères. Sur la terre ferme sans doute n'aurait-elle pas appréciée qu'on lui impose une conduite à tenir même si elle savait tenir sa langue quand il le fallait. Pour elle, comme le disait un proverbe : "Si quelqu'un avait le ventre vide, il pillait. S'il pillait, on le tuait. Si on le tuait, ses enfants auraient faim... et ils pilleraient à leur tour." Sanctionner durement n'était pas forcément la solution : "Ce n'est avec du feu qu'on éteint un incendie".

Elle pensa ensuite aux corvées évoquées... une sacré somme de travail! Alatarielle hésitait tandis que certains de ses anciens compagnons se seraient déjà rangés à l'endroit indiqué par le capitaine. Depuis quelques années elle vivait comme elle le voulait et il fallait qu'elle prenne sur elle et surtout qu'elle arrive à se convaincre que c'était là la seule solution justement si elle voulait sortir de ce quotidien qui lui pesait de plus en plus. C'était là le prix à payer pour atteindre la vrai liberté. Une seconde passa, puis une deuxième. Alatarielle se signa avant de prendre l'ultime décision. Elle était le feu, Eldath serait l'eau qui réprimerait la nature profondément chaotique de ses sentiments... La jeune femme laissa paraître un sourire en guise de remerciement se sentant gênée en croisant les yeux du capitaine de plus en plus charismatique à ses yeux.


- J'accepte de me soumettre aux lois de la Scythie et de la mer et je jure sur mon honneur et devant les dieux de respecter ma parole pour le bien de tous. Je vous suis dès à présent, je n'ai d'autre demeure à partir de maintenant que votre navire. Elle baissa la tête plus pour dissimuler son visage qu'en guise de soumission et confirma son remerciement dans la foulée en amenant sa main droite sur son cœur effectuant de cette manière un salut militaire plus conventionnelle envers celui qui allait être son supérieur, plutôt qu'un sourire ridicule pour quelqu'un qui voulaient se faire respecter. ¤Maintenant advienne que pourra!¤



 
 
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écrit le : Mardi 11 Mars 2008 à 18h57 par Jebeddo
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NARRATION

Neuvième jour de la Marée estivale année de la magie sauvage (9 Flammerige 1372)
Lieu : Tsurlagol
Temps : Ciel Nuageux, vent léger.
Moment : Journée environ 12h30


L'homme pris un sourire aimable, inclinant un instant la tête en signe d'acquiescement aux propose d'Alatarielle.

-Et je n'en attendais pas moins, enfin sauf pour la demeure, vous pouvez avoir une maison en dehors, mais vous n'y serez pas souvent. Bon bref, la solde est d'une pièce d'argent pas journée de travail, payable à l'arrivée de chaque port. Si vous montez en grade votre solde pourras être réévaluée. De même si nous subissons une attaque et que vous nous sortez de là je n'hésiterait pas à vous donner une petite prime. Vous pouvez quitter le navire lors de l'arrivée à un port, mais prévenez moi à l'avance de préférence, si vous êtes embarqué de force je ne vous chercherait pas. On vous offre la formation à bord, et si au bout d'un moi j'estime que vous avez le niveau d'un mousse, voire plus, je peux vous fournir un petit document certifiant la qualité de vos compétences et services à bord. Après on me croira sur ma réputation, et autant vous dire qu'il paraîtrait que je sois sévère, c'est donc bon pour vous.

Puis se tournant vers son navire qu'il contempla avec fierté, il tendit la main vers une chaloupe qui s'approchait, et à qui il fit un signe. Tournant à nouveau son regard vers Alatarielle il ajouta.

- Si vous pensez être prête à embarquer immédiatement montez à bord de cette chaloupe. Une fois à bord vous demanderez à Dilhal, un Tuigan, de vous former aux bases. Il vous donnera aussi un poste et un quart en fonction de vos compétences. Maintenant si vous n'avez pas de question vous pouvez disposer, je dois encore recruter quelques hommes d'équipage et m'occuper des derniers chargements.

A quelque pas de là, l'activité du port semblait commencer, beaucoup d'hommes et de femmes sortirent des auberges et des rues, de nombreuses chaloupes commencèrent à être chargée en équipages, en vivres, marchandises, bois, toiles. Les pêcheurs commençaient à plier soigneusement les filets qu'ils avaient étendus et à les réparer quand cela était nécessaire. Depuis le port on le voyait peu, mais la marée remontait lentement, et c'est seulement lorsqu'elle commencerait à redescendre que les navires quitteraient le port. Entre temps chacun s'affairait à préparer son départ qui aurait lieu en début de soirée. La plupart des marins étaient actifs, car comme l'on dit, la marée n'attend pas.



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écrit le : Samedi 15 Mars 2008 à 09h35 par Alatarielle
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e pars dès à présent et serait à mon poste lorsque vous arriverez sur votre navire. Je vous laisse à vos démarchages et vous remercie une fois de plus pour votre sollicitude. Après un nouveau salut militaire, Alatarielle pris congé et se retourna pour repérer la chaloupe qui l'emmènerai vers la Scythie... Une pièce d'argent par jour, autant dire une misère pour la guerrière qui avait pour habitude de remplir sa bourse avec une poignée de pièces d'or lorsque la chance était de son côté. Mais le capitaine n’avait pas l’air de plaisanter et elle savait qu'une pièce d'argent était le salaire des soldats, sur ce bateau elle serait de surcroit novice par son inexpérience de la mer et si le voyage se passait bien, le salaire était une bonne paye, il ne fallait pas le nier. De toute façon, le capitaine n’avait pas même cillé en lui proposant, la regardant droit dans les yeux au point de la gêner, ce vétéran qui a dû en voir des pires qu'elle à maintes reprises, aurait vu d'un mauvais oeil un quelconque marchandage de la jeune femme.

Alatarielle avança vers son nouvel objectif prenant soins de ne pas gêner ceux qui transportaient des marchandises ici et là. L'espace d'un instant elle se demanda pourquoi la Scythie ne mouillait pas à quais, sans doute un problème d'autorisation ou de place, cela serait gênant pour l'embarcation des marchandises. En attendant la chaloupe la guerrière attrapa sa courte épée à son ceinturon pour la retirer avec son fourreau, puis elle la glissa dans la sangle de son carquois accrochée à son dos en bandoulière. Enfin elle rabattit son manteau de laine à capuchon par-dessus, le pommeau de l’arme émergeant au dessus de son épaule droite. Alatarielle avait l'habitude de faire cela surtout lorsqu'elle voulait que rien ne complique ou gêne ses déplacements, c'était en partie pour cela qu'elle préférait l'épée courte à la rapière. Elle dégagea son épaisse chevelure auburn des replis où elle s’était engouffrée et la laissa retomber négligemment sur ses épaules.


- Voilà c’est parfait. Alatarielle ajusta une dernière fois ses jambières, ceint une petite sacoche à sa ceinture puis attrapa son qu'elle venait de poser à ses pieds et y accrocha négligemment la cape de laine rouge et jaune. La femme de haute stature fit craquer quelques articulations avant de rabattre son capuchon. De ce fait elle dissimula en partie la finesse des traits de son visage. Lorsque l'embarcation accosta après avoir fait un signe de la tête aux marins qui manœuvraient en guise de bonjour, elle y déposa son sac du ponton avant d'y descendre elle-même. Satisfaite du tour que prenaient les évènements elle accueillit la fraîcheur des embruns sur son visage comme une bénédiction. Assise et les bras croisés sur sa discrète poitrine, elle attendit la suite des évènements.



 
 
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écrit le : Dimanche 16 Mars 2008 à 16h44 par Jebeddo
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Du neuvième au 11ème jour de la Marée estivale année de la magie sauvage (9 au 11 Flammerige 1372)
Lieu : Tsurlagol, puis mer des étoiles déchues
Temps : Ciel Nuageux, vent léger. Puis tempête.



Sa première journée à bord se déroula à merveille. Elle fit ses deux quarts d'affilé, sans broncher exécutant les tâches qu'on lui demandait. Elle appris sur le navire à recoudre une toile, à réaliser quelques nœuds et à s'occuper des voile. Ce fut d'ailleurs le poste que l'on fini par lui confier. Elle s'occupait certes d'une des voiles les plus petites, et visiblement l'une des moins importante. Mais l'exercice restait assez difficile, il fallait être parfaitement coordonné avec les autres marins et exécuter la manœuvre le plus vite possible. Et quand elle ne s'occupait pas de la voile, elle brossait le pont, ou aidait à tendre certaines cordes, on lui appri aussi à déplacer et réorganiser le chargement dans la cale. Les autres marins apprécièrent ses capacités et l'accueillirent parmi eux sans grands soucis. Elle et les quelques autres recrues embarquées à Tsurlagol, furent officiellement admis dans l'équipage une fois arrivé à Procampur, et reçurent leur première paye, d'une pièce d'argent.

Sans grande surprise pour elle, le capitaine décida de couper par les îles pirates pour rattraper son retard. Le vent soufflait dans la bonne direction, tout semblait parfait, la traversée promettait d'être agréable. Mais la nuit même de leur premier jour de voyage au large, Alatarielle fut réveillée par un busque craquement. Dehors le vent soufflait par forte rafale et des cris d'alarme retentissaient. Instinctivement, Alatarielle s'équipa, se préparant à une attaque. Une femme qui dormait dans les même quartier qu'elle entra subitement, il pleuvait dehors.


-Le capitaine à donné l'ordre d'évacuer cette cabine, le mat risque de nous tomber dessus, prend tes affaires et sort le plus vite possible.

Saisissant son baluchon et le fixant sur son dos, encore un peu endormie par ce réveil brutal, Alatarielle se prépara à sortir. Mais au moment où elle et l'autre femme franchirent la porte, le mat céda. L'énorme masse de bois de cordes et de toile leur tomba dessus avant de chuter à l'eau. Emmêlé dans la toile et les cordes, les deux femmes et quelques malheureux marins furent entraînée eux aussi dans l'eau. L'eau était froide, et la toile empêchait de nager, sans hésitation Alatarielle trancha la voile et nagea jusqu'à la surface pour respirer. Elle était la seule à avoir put remonter, les autres étaient soit mort sur le coup, soit déjà noyé incapable de se sortir des cordes ou de la voile. Frigorifié elle ne put que voir avec terreur le navire s'écarter d'eux, lentement au milieu de la tempête qui faisait rage. Rapidement, la jeune femme s'agrippa à un gros morceau de mat.

hrp.gif La suite ici



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