Quel est votre nom, voyageur ?
Flammerige (VII) 1373, 2ᵉ chevauchée
   

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> Chapitre 1 : L'héritage
  écrit le : Mercredi 17 Novembre 2021 à 18h23 par Stor Mousseracie
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Année des Dragons Renégats - 1373, 22 de Flammerige, Tulmene, Téthyr

Gros bourg de pêcheurs, Tulmene avait toujours échappé aux attaques des pirates des Îles Nélanthères, en raison surtout d'un accord secret existant entre les autorités et ces pirates. En échange d'informations sur les mouvements de navires marchands empruntant la Course, la ville était épargné et s'enrichissait. La reine Zaranda avait mis un terme à ce trafic, s'attirant la reconnaissance d'une partie de la population mais aussi l'inimitié du reste, privé d'une source aisée de revenus.

Tulmene était aussi la capitale du Comté Fyraven. Son seigneur actuel, Tanar Keelson, était, à dix-huit ans, un des plus jeunes nobles du Tethyr. Héritier légitime du comté suite au décès de ses deux oncles lors du premier siège de Myratma durant la guerre de Représailles, il avait été conforté dans son titre par la reine Zaranda en raison de sa conduite héroïque pendant le second blocus naval de Myratma, quatre ans plus tôt, lorsqu'il avait capturé de nombreux navires rebelles. Nommé depuis grand amiral de la flotte du Téthyr, il était officiellement chargé de la défense côtière du royaume mais devait faire face à l'hostilité de nombreux capitaine qui lui reprochaient son jeune âge. Il résidait habituellement à Monguldarath, un petit manoir situé à quelques kilomètres à l'Est de Tulmene.

Si, en apparence, la situation s'était normalisée dans la capitale du comté, nombreux étaient ses habitants, même parmi les notables les plus en vue, qui traitaient encore en sous-main avec les pirates. Le contact mandaté par Deskyr Thanterim faisait-il partie de ceux-ci ? Rien n'était certain, toujours était-il que, d'humeur grincheuse d'avoir été tiré du lit aussi tôt dans la matinée, il avait réservé un accueil assez froid aux aventuriers, leur fournissant néanmoins la charrette et le cheval de trait nécessaire à la poursuite de leur mission.

Avant de les laisser partir, l'homme les avait mis en garde contre de nombreuses attaques, survenues depuis quelques dizaines, qui avaient visé essentiellement des marchands. Leurs auteurs n'avaient pas été clairement identifiés - on parlait juste de filets tombant des arbres, suivis d'une pluie de javelots - mais étaient certainement d'ignobles gobelins, tout juste bons à s'en prendre à d'honnêtes travailleurs. De toute façon, ils ne s'attaquaient qu'à des proies faciles et les aventuriers étaient certainement en mesure de se défendre en cas de problème.

N'ayant aucune raison de s'attarder en ville, le petit groupe se mit rapidement en route, suivant l'ancienne route Velmene qui partait plein Nord et s'enfonçait rapidement dans la forêt.


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dessin original de Sam Burley

Étroite et partiellement envahie par la végétation, cette piste semblait rarement parcourue, les voyageurs lui préférant la route Firedrake qui longeait la côte, plus longue, certes, pour gagner Velen, mais aussi nettement plus sécurisée. Par moment, la surface lisse d'une pierre apparaissait sous le sabot du cheval, vestige d'un ancien pavage depuis longtemps enfoui sous la mousse.

Les ornières rendaient la progression difficile, les obligeant parfois à pousser la charrette pour lui faire franchir un léger obstacle. Mis à part ces petits incidents, rien ne venait perturber leur marche, quelques champs venant parfois interrompre la succession des arbres. Occasionnellement, une fumée paresseuse était visible, sortant certainement de la cheminée d'une masure isolée, signe que toute trace de civilisation n'avait pas encore totalement disparu. Des fermiers, forestiers et autres trappeurs vivaient dans les environs et tentaient d'exploiter la forêt au mieux de leurs possibilités.



Entrez dans la danse et complétez les paroles de la chanson. La ronde infernale ne s'arrête pas.
 
 
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écrit le : Jeudi 18 Novembre 2021 à 07h05 par Jafert
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Jafert totalement remis de ses émotions, marchait au centre du groupe, la main posé sur sa petite arbalète de bois. L’environnement forestier lui était assez étranger et il commençait par balayer du regard les futs de bois à perte de vue. Le citadin sursautait à chaque bruissement des feuillages, redoutant une attaque tel que présenté par leur contact en ville. Mais après des heures de sursauts, il se laissait aller à un peu décontraction et commençait à ce familiarisé avec ce nouveau milieu.

Lors d’une halte pour faire boire la bête, le magicien se rapprocha de l’ensorceleur :

- J’ai vu que tu as réussi à déchiffrer le satané bout de papier. Il me reste encore mystérieux, aurais tu des conseils à ma donner pour le décoder ? La bonne affaire, avec ton expertise je devrais y arriver avant qu’on reprenne la route.

A ce moment-là, Kimo passait par là, frôlant la tunique de Jafert qui lui proposa une caresse sans lui jetait un coup d’œil. Cet animal était bien éduqué, rien à voir avec les chiens errants qui pullulaient sur les quais de la capital Amniene et qui volaient la nourriture abandonnée des yeux ne serrait ce que quelques secondes.

Le convoi repartit, Jafert était dérangé par l’état catastrophique de sa chevelure abimée par les journées de bateau sans hygiène et agressée par les embruns. Il avait entendu le nain proposer ses services et il était temps d’en profiter :

- Puis je te demander un service, mon ami? s’adressant à Falrin. Pourrais-tu prendre quelques temps pour m’aider à démêler cette tignasse et refaire quelques tresses. J’ai bien observé les tiennes, je ne connais pas cette méthode de nattage. Je ne suis pas contre changer mon allure pour un temps.

hrp.gif Si le nain, accepte, les deux adeptes de tressage s’installent sur le chariot pour faciliter le travail capillaire mais restent à l’affut d’une attaque. Le nattage est une pratique quotidienne et ne demande pas une concentration importante lorsque l’on a l’habitude.



Sorts préparés :
Niveau 0 (3/j, reste 3) : Destruction des Mort-Vivants (1), Lumière (1), Manipulation à distance (1)
Niveau 1 (2/j, reste 1) : Hypnose (1), Mains brulantes (1)
 
 
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écrit le : Jeudi 18 Novembre 2021 à 20h25 par Baelsul
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Falrin était ravi d’être sur les routes. Il était venu pour ça et avait hâte de pouvoir mettre sa lame au service d’Haela Brillehache. D’ailleurs pour l’occasion il avait relustré le tranchant de son arme. Peu à l’aise dans une forêt aussi dense, le nain préférait rester en arrière du groupe. En éclaireur ou guetteur il n’avait que peu de valeur ajoutée, surtout en comparaison des amis de la forêt composant le groupe. Par contre il se sentait partant pour fermer la marche et garder les arrières. Il se plaça derrière la charrette, jetant des coups d'œil à droite comme à gauche, attentif à tout mouvement éventuel. De temps en temps il se retournait pour s’assurer de ne pas être suivi ou épié.

Le groupe avançait en ordre de marche et avec méthode, en tout cas l’exercice avait donné lieu à maintes réflexions. C’est à ce mauvais moment que Jafert demanda à Falrin s’il pouvait s’occuper de ses tresses, pour sa plus grande surprise. Il lui répondit :

- Bonhomme, j’suis pas bin sûr que nous soyons dans les meilleures conditions pour faire ça s’tu vois s’que j’veux dire. On vient à peine d’arriver par icitte alors qu’on était un bon moment en mer. T’aurais pas voulu faire ça quand on n’avait qu’ça à faire ? Et pis j’suis pas esthéticienne, tu démêles d’abord tes cheveux et tu les fais propres et ensuite je m’occupe des tresses. Nan mais oh.

Suite à quoi il se mit à rire d’un rire franc, tellement la situation lui semblait paranormale ou surréaliste.

* Ça c’est sûr Haela Brilehache en a d’l’humour pour m’avoir collé avec une bande de gaillards pareille.”

hrp.gif Ahah tu as tenté saligaud, tu veux pas que j'te fasse le maillot aussi ?



Sorts niv 0 : assistance divine, détection de la magie, noir
Sorts niv 1 : sommeil, faveur divine, Arme magique (Domaine)
 
 
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écrit le : Samedi 20 Novembre 2021 à 20h29 par Iskender
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Iskender débarqua avec un grand soulagement sur la grève. Enfin avoir un peu de place pour dormir correctement ! Enfin pouvoir s’éloigner un peu des pieds qui puent et des ronflements...
hrp.gif (nous ne donnerons pas de noms…) hrp.gif .
Après une toilette sommaire, il fallut partir rapidement avec la charrette et toute la troupe.
Iskender se méfiait énormément des embuscades possibles. Se faire prendre par un filet tombant d’un arbre, comme cela était arrivé à d’autres, ne lui disait rien du tout… Il envoyait régulièrement son chien en avant en essayant de ne pas le perdre de vue malgré les tours et détours du chemin. Il avait demandé aux aventuriers de ne pas faire trop de bruit, afin qu’il puisse entendre tout bruit anormal dans la forêt. Il avait donné ses consignes : une main levée : arrêt, attention danger possible ; un poing qui se lève et s’abaisse à plusieurs reprises : on avance de nouveau ; dans le cas où l’un des aventuriers a un doute sur un danger possible : un sifflement.
Dès la fin de l’après-midi, il cherche un endroit dégagé et/ou facile à défendre contre toute attaque pour pouvoir camper, il ne savait pas exactement combien de temps le trajet devait durer. Et bien sûr, s’il fallait camper, un tour de garde devait être organisé.
Iskender avait repéré certaines empreintes, mais il n’arrivait pas à se rappeler de qui elles étaient la trace.


¤ Ah, si Volubilis était là, elle aurait su de suite… ¤

C’était énervant, c’est comme avoir un mot sur le bout de la langue et ne pas pouvoir le trouver !

¤ Je crois quand même me souvenir que ce n’est pas bon signe… Prudence, prudence ! ¤



"L’amour, c’est ne pas pouvoir empêcher le cœur de piétiner l’intelligence."
 
 
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écrit le : Lundi 22 Novembre 2021 à 09h33 par Jafert
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Jafert s’habituait enfin aux bruits inexplicables et angoissants ainsi qu’à l’odeur d’humus si étrange à son nez urbain. Il voyait bien ses compagnons prendre cette traversé de la forêt au sérieux mais les heures s’écoulaient et rien ne se passait. Il était évident que la forêt était un milieu bien moins dangereux qu’une ruelle sombre d’une ville malfamé comme Athkatla ou même Eauprofonde qui était pourtant réputé pour être une capitale sécuritaire.

Le magicien, jetant un coup d’œil aux camarades alentour voulut quand même répondre au rire franc et jovial du nain :

- La bonne affaire, dans le bateau j’étais pas au top, si tu vois ce que je veux dire ! faisant écho à la réplique de Falrin. Vous avez peur de quoi les gars ? Il n’y a pas l’ombre d’un mort-vivant et on dirait que les gobelins sont effrayés par l’étincelance de l’armure de notre petite Jeanne… Ou alors c’est Kimo qui les effarouche ! Le tavernier tentait de détendre l’atmosphère.

Le petit homme basané se hissait sur l’avant de la charrette pour s’y assoir tennant d'une main leste les reines du canasson. Le vieux cheval luttait un peu plus pour faire progresser sa charge mais Jafert n’hésitait pas à redescendre et pousser avec le groupe le temps de passer une ornière plus profonde que les autres. Le travail de démêlage avançait tranquillement alors que le groupe s’enfonçait plus profondément sur la vielle route de Velen. Le magicien guidait l'attelage entre deux coup de peigne dans sa chevelure qui reprenait forme peu à peu.



Sorts préparés :
Niveau 0 (3/j, reste 3) : Destruction des Mort-Vivants (1), Lumière (1), Manipulation à distance (1)
Niveau 1 (2/j, reste 1) : Hypnose (1), Mains brulantes (1)
 
 
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écrit le : Mardi 23 Novembre 2021 à 20h53 par Jeanne de Fleurrouge
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Jeanne avait été perturbée par les réponses de Kald lors de leur entretint à la taverne. Certes, elle s'était montrée insistante et avait dépassé les limites plus d'une fois, mais le mutisme de l'initié de Saukuruk avait stimulé la curiosité de la jeune femme. Surtout qu'ils avaient, du moins au départ, des avis concordant sur le devoir des gouvernants. Le problème reposait plus sur leur point de vue totalement opposé sur comment le garder et l'utiliser. Inutile de dire que la paladine surveillerait s'il l'homme de glace venait à obtenir un peu trop d'autorité.

Le début de la traversée ne fut guère plus clément pour la chevaleresse. Les débuts furent difficiles avec quelques nausées et vertiges, mais le mal de mer fut loin de l'affecter comme le pauvre Jafert. Le magicien passa plus de temps sur le pont à vider ses entrailles, certainement une punition de sa vie passée, qu'à déchiffrer le parchemin offert par Thanterim.
Le fait de partager une "chambre" commune la gênait énormément. Elle était la seule femme du groupe et voulait avoir un peu d'intimité. Elle tenta de demander une pièce à part, mais le capitaine opposa une fin de non-recevoir. La gêne grandit d'autant plus lorsque Jafert révéla fièrement ses activités. Elle comprenait la légitimité de ses affaires, les armées sont toujours suivies par les marchands de plaisir. Parfois, c'est même les capitaines qui les emploient afin de calmer les troupes et de s'assurer que les soldats se rendent chez des professionnelles saines. De plus, Jeanne n'était pas naïve au point d'ignorer les plaisirs de la chair, même si elle n'avait pas gouté au fruit interdit. De par sa naissance, son mariage pourrait avoir une utilité politique importante pour le comté ou la famille. Elle devait donc restait pure jusque là. L'embarras avait plus pour origine l'endroit et ses interlocuteurs. Elle en avait toujours parlé avec des amies, mais là ... Elle était en public avec des membres du sexe opposé. Le vieil homme parla également de son conflit avec la guilde des voleurs de l’ombre. La chevaleresse était curieuse et avait quelques doutes sur la véracité de l'histoire, mais elle était décidée à ne pas reproduire la même erreur qu'avec Kald. De plus, les doutes pouvaient juste n'être causés que par la révélation de la profession du magicien.
La traversée se révéla vite monotone. L'étonnement des premiers jours fit vite place à la lassitude, surtout que les marins les ignoraient superbement. Il était également compliqué de discuter avec Kald et Jafert, tellement ils étaient concentrés sur leur parchemin. Heureusement, Falgrin cherchait un partenaire pour quelques exercices martiaux qui se montrèrent vite très physiques. Jeanne en profita également pour parler théologie avec le nain. Elle apprit autant qu'elle enseigna, ce qui lui parut étrange. Elle était plus adepte des mises en pratique que de la théorie et ces discussions lui étaient inhabituelles. Les échanges tant physiques que vocaux furent agréables. Le seul regret de la jeune femme fut qu'elle et son partenaire ne purent s'affronter aussi sérieusement qu'elle le souhaitait. Ils connaissaient pas assez leurs habitudes mutuelles pour y mettre trop de force, mais une autre fois peut-être ?

Le seul événement marquant fut l'apparition d'un dragon, la terreur de Velen. La chevaleresse ressentit un mélange de peur, d'excitation et de frustration. C'était une bête de son espèce que son ancêtre avait terrassée pour fonder sa lignée. D'un autre côté, elle savait parfaitement qu'elle ne faisait pas le poids face au monstre,au mieux elle serait comme une guêpe pour lui.
Heureusement, des navires du comte Keelson approchèrent et firent fuir le dragon. Le surnom donné par le capitaine au Grand Amiral lui valut un regard noir de la part de Jeanne. Seul son statut d'étranger et de roturier lui épargna toute remarque de la part de la jeune noble. Les vaisseaux pourront également porter secours aux éventuels survivants, le capitaine n'était pas pressé d'aider des hommes à la mer. Elle qui croyait en la solidarité des marins, elle fut déçue.



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Leur arrivée à terre fut accueillie avec soulagement par la jeune femme, enfin elle pourrait se dégourdir les jambes. De plus, Jafert pourrait enfin dire au revoir à son mal de mer. Même s'il faudra de nouveau monter à bord du navire pour le voyage du retour, il aura gagné un peu de répits. Lorsqu'elle aperçut le quai, une histoire de chien fantôme gardant les navires lui revint en mémoire. Elle partagea l'histoire avec ses camarades, c'était l'exemple même de fantôme pas méchant, mais dangereux qui parcourait ces terres.
L'échange avec leur contact fut bref. Ils avaient apprit que des créatures, probablement des gobelins, tendaient des embuscades aux voyageurs. Après une discussion énergique quant à la formation à prendre et qui fit regretter à Jeanne l'absence de hiérarchie au sein du groupe. Si la troupe souhaite resté uni, il faudra rapidement désigner un capitaine, au moins concernant le 'aspect guerrier de leur mission. Le voyage jusqu'au manoir serait une bonne occasion de voire qui serait le plus apte dans ce domaine. Elle est sûre que se rôle lui revient, mais son inexpérience pourrait porter préjudice au groupe.

Avant de partir, elle voulait acheter du matériel. Ils avaient certes des provisions pour quelques jours et Iskender pourrait leur trouver ce qu'il fallait si nécessaire, mais elle voulait une source de lumière pour explorer la crypte. Une lanterne à capote serait l'idéale, une fois attachée à sa ceinture la paladine aurait ses mains libres pour tenir arme et bouclier. Dans le pire des cas, des torches feraient l'affaire.
Une bâche pourrait également être utile. La météo n'est pas mauvaise en cette saison, une averse surprise pourrait endommager le butin. De plus, elle pourrait servir de tente improvisée en cas de mauvais temps.

Une fois prête à partir, elle cala son sac dans la charrette. La marche sera longue et quelques kilos en moins faciliteront la marche, surtout pour traverser une piste à moitié abandonnée. La combattante observa la formation prise. Ce n'était pas celle qu'elle aurait préférée, mais n'était pas si mauvais. Elle était juste irritée par l'envie du rodeur de vouloir tout faire en discrétion. Elle n'en voyait pas l'utilité, une charrette avec six personnes s'entendait facilement et surtout cela se repérait de loin. Sa démarche ne ferait que ralentir l'avancée du groupe. Son irritation augmenta de nouveau sensiblement quand le vieil homme demanda à Falrin de lui tresser la barbe. Elle fut contente que le prêtre le rappelle à l'ordre.
Jeanne progressait lentement avec une dizaine de mêtre d'avance, parfois moins lorsque le terrain était trop difficile. Elle voulait être capable de se déplacer rapidement en cas d'attaque sur les flancs ou sur l'arrière tout en repérant une éventuelle embuscade. Heureusement, elle savait pouvoir compter sur la déesse au calice d'argent pour guider ses pas.




hrp.gif Jeanne dépose son sac dans la charette pour s'alléger et lance détection du mal en cas de doute raisonnable suite à un test de perception. Lorsque le sort est lancé, elle s'arrête pour pouvoir se concentrer plus facilement.



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écrit le : Mardi 23 Novembre 2021 à 22h01 par La Goualeuse
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Alors que le bateau déviait sa course pour aller se mettre à l'abri des falaises, Kald, posté à la proue, contemplait le sinistre spectacle qui se jouait au large. Il n'avait pas manqué d'interroger le capitaine sur la flotte venue au secours de l'infortunée victime du dragon, le blason d'azur que ses voiles arboraient et le prétendu "gamin" qui la dirigeait. Si l'histoire du Téthyr, ancienne comme récente, lui était parfaitement inconnue, il avait moins posé ces questions par curiosité d'érudit que par prévoyance machiavélique : le vieux Barbetorche semblait redouter Tanar Keelson, crainte qui pourrait peut-être s'avérer un jour utile. Les révélations du magicien amnien à propos de ses différents avec les voleurs de l'ombre étaient tout aussi précieuses...

Passé ce trépidant entracte, rien ne vint perturber la monotonie du voyage. Jafert étant trop indisposé pour étudier le parchemin qui lui avait été confié par sire Thanterim, le Froidecape avait tout le loisir d'en percer les mystères. A force de volonté, il finit par déchiffrer le tressage pourtant simple des lignes arcaniques qui emprisonnaient un sortilège d'évocation fort pratique. Satisfait il enroula soigneusement le vélin avant de le ranger dans son propre sac, un juste salaire pour ses efforts.

Récupérer la charrette auprès du marchand désigné par leur noble employeur, en dépit d'une humeur grincheuse, avait été une formalité. L'homme ignorait tout de la famille Thanterim et de l'état actuel du domaine où elle avait jadis résidé, bien qu'il ne se trouvât qu'à quelques heures de cheval. Dubitatif, le Frère du Gel avait cherché à en savoir plus auprès des citoyens les plus matinaux de Tulmène, en vain. Était-ce son allure atypique qui nouait les langues, ou une indifférence généralisée pour la baronnie voisine, personne n'avait traversé ces terres récemment et ne pouvait le renseigner. Il fallait admettre que la route forestière qui y menait, sombre et creusée par de nombreuses ornières, théâtre de meurtrières embuscades, n'avait rien d'engageant...

Fermant la marche avec Falrin lorsqu'il ne menait pas lui-même la charrette en guidant le cheval par sa longe, le jeune Sossrim promenait des yeux alertes sur les lisières de part et d'autre du chemin et parlait rarement. Un esprit peu psychologue aurait sans doute pris sa concentration pour de l'anxiété ; ses compagnons ouvrant la marche une bonne dizaine de mètre en avant, il n'y avait en apparence aucune raison de s'inquiéter. Et d'ailleurs, quels bandits attaqueraient une carriole ostensiblement vide ?


- Des conseils ? La bonne affaire... avait répondu l'énigmatique ensorceleur à Jafert, sans que ce dernier pût déterminer précisément à quel dessein son expression fétiche était reprise. Je te ferai la lecture plus tard. Pour l'instant, il vaut mieux garder les yeux sur les arbres.

Les quelques minutes de pause étaient insuffisantes pour s'adonner au difficile déchiffrage du parchemin, dont le novice savait qu'il aurait certainement du mal à relire les schèmes les plus compliquée. Comme pour mieux signifier le caractère définitif de sa réponse, il avait fiché la lanière de cuir dans la main du magicien avant de repartir prendre place de l'autre côté de la charrette.



Accueillez les vents et le froid à bras ouverts.
 
 
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écrit le : Mercredi 24 Novembre 2021 à 18h46 par Stor Mousseracie
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Après un léger flottement destiné à adopter une formation de marche, le petit groupe s'était finalement mis en route, adoptant l'attitude prudente qui était de mise face aux dangers, toujours présents, de la forêt.

En tête de colonne, Iskender prenait très au sérieux son rôle d'ouvreur de piste, se fiant autant à ses propres sens qu'à ceux, particulièrement affutés de Kimo, son compagnon à quatre pattes. Suivant à quelques pas, Jeanne restait aussi sui le qui-vive, prête à faire face à la moindre menace. Derrière ces deux éclaireurs, le reste du groupe progressait avec la charrette, se relayant pour tenir les rênes du cheval, attentif également au moindre signe suspect. Insouciant en apparence, Jafert préférait amplement se laisser transporter plutôt que de marcher, ses pieds de citadin appréciant peu les ornières de ce mauvais sentier.

Tout le monde restait en alerte, même si, comme le pressentait Kald, l'attaque d'une charrette vide ne présentait aucun intérêt pour des pillards éventuels. Toujours était-il que cette façon d'avancer, pour toute sécurisante qu'elle était, était loin d'être rapide. Le soir tombait déjà et les aventuriers n'avaient toujours rien vu qui aurait pu leur indiquer qu'ils arrivaient à proximité du manoir. À défaut de continuer à progresser ainsi dans le noir, ils se décidèrent à installer un bivouac sommaire, se promettant de reprendre la route dès le lendemain matin.

Pendant que le campement s'organisait, préparation du repas et tours de garde, Jafert tenta, avec l'aide de Kald, de déchiffrer le fameux parchemin mais, en dépit des efforts du Sossrim pour lui expliquer les symboles mystérieux utilisés, le manuscrit refusait toujours à révéler ses secrets au tavernier d'Amn.

Inconfortable pour certains, reposante pour d'autres, la nuit s'écoula, calme et paisible au grand soulagement des sentinelles. Le matin venu, il leur fallut bien reprendre la route, espérant, cette fois, parvenir rapidement au but de leur expédition. Adoptant la même formation, les compagnons, restant vigilants, suivait la piste, ne décelant toujours pas la moindre trace d'une quelconque embuscades.

Alors qu'Iskender et Kimo venait de passer à proximité d'une souche imposante, le bruit d'une course se fit entendre sur la droite de la colonne. Aussitôt en alerte, Jeanne s'était immobilisée pour faire face à cette menace. Devant elle, les bosquets s'agitait comme si quelque chose les traversait rapidement mais la détection du mal lancée instinctivement ne signalait aucun péril. La main posée sur la garde de son épée, la paladin se tenait néanmoins prête à réagir. Derrière elle, sur la charrette, Jafert s'était redressé, tenant son arbalète d'une main, tandis que, de l'autre, il tentait fébrilement de se saisir d'un carreau.

Les buissons s'écartèrent soudain, laissant le passage à un garçon de sept-huit ans, le souffle court comme après une longue course. Débouchant sur le chemin, le gamin s'arrêta soudain en découvrant les aventuriers. Tournant rapidement la tête de droite à gauche, il semblait découvrir la situation. La lueur d'effroi qui s'était formée dans ses yeux s'éteignit alors qu'il porta son regard sur Jeanne. La vue de la femme, en armure et portant un bouclier armoirié, semblait le rassurer alors qu'il s'avançait vers elle.


Peurinn Boscalier
– Ma dame, faut m'aider. Y'a Thoïl qu'a disparu. Vous l'avez pas vu ?

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Vif et l'air éveillé, cet enfant est un véritable moulin à paroles. Sa frimousse sympathique affiche néanmoins un petit air inquiet, comme si quelque chose le préoccupait vraiment.

Des explications embrouillés qui s'ensuivirent, il apparut que l'enfant s'appelait Peurinn Boscalier ("mais vous pouvez m'app'ler Tipeur", s'était-il empressé de leur dire, comme si son patronyme complet faisait beaucoup trop sérieux) et qu'il vivait dans une hutte, à moins d'une heure d'ici, avec ses parents, bucherons de leur état, que depuis quelques dizaines maintenant, il avait l'habitude de retrouver son copain Thoïl pour jouer avec lui, mais que, depuis quatre jours, ce dernier n'est pas venu à leur rendez-vous quotidien. Tipeur ne savait pas qui était est Thoïl, juste qu'il était hyper gentil et qu'ils s'amusaient bien tous les deux. Il le décrivit comme étant un papillon gros comme ça, en écartant les mains pour former un cercle de la taille d'une pastèque, de couleur rouge-orangée, avec de grandes ailes. Leur jeu favori était une sorte de cache-cache, jeu auquel Thoïl excellait, semblant toujours apparaître dans le dos de Tipeur au moment le plus surprenant.

Peurinn Boscalier
– Mais j'sais pas où il est maintenant et mes parents, ils m'croient pas quand j'leur dis que je jouais avec lui. Ils disent que j'invente tout, mais c'est pas vrai ! Vous allez m'aider à le retrouver, hein ?

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Vif et l'air éveillé, cet enfant est un véritable moulin à paroles. Sa frimousse sympathique affiche néanmoins un petit air inquiet, comme si quelque chose le préoccupait vraiment.

Au bord des larmes, Tipeur lançait un regard suppliant à Jeanne comme si la jeune noble représentait ses derniers espoirs.

Lancers...



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écrit le : Jeudi 25 Novembre 2021 à 14h16 par Baelsul
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Décidemment, le groupe s’était peut-être surprotégé. La venue du jeune garçon avait rapidement détendu tout le monde. S’il s’y baladait sans crainte pour jouer à quoi bon serrer les dents et tenir sa hache en main. Néanmoins, cette surprotection était un témoignage de l’état d’esprit du groupe. La confiance n’était pas encore véritablement établie, une méfiance parfois s’était même installée entre les uns et les autres. La pudeur de l’intimité mentale de chacun rendait les choses incroyablement difficiles. Falrin avait joué carte sur table, il était là pour son rite initiatique de prêtre. Pour Jeanne c’était clair aussi, mais pour Iskender et Kald c’était vraiment plus flou.

Falrin appréciait qu’Iskender prenne son rôle à cœur, même s’il avait mis une attention peut être trop poussée, il était fiable et investit dans son rôle.

* Voilà quelqu’un sur qui on peut compter manifestement. *

Revenant à l’instant présent, Falrin s’approcha de Peurrin et roulant les ‘r’ à la façon de son peuple il lui dit :


- Tu sais mon ptit, bin que j’sois pas très grand non plus, Thoïl est peut-être tout simplement parti en vacances ? Pour être franc, nous ne sommes pas v’nu là pour le chercher mais si qu’on l’trouve on t’le dira bin. Peut-être que tu pourrais nous accompagner jusqu’à chez toi, nous ne refuserions par l’accueil chaleureux de tes parents. En ch’min tu pourras nous décrire un peu mieux Thoïl, ça nous aidera sûrement a pas l’louper.

Il avait dit tout ça sur un ton affectueux et rassurant. Falrin n’avait pas eu lui-même d’enfants, même s’il aurait bien voulu. Il avait à cœur leur bonheur.

- A moins q’mes compagnons n’en soit pas d’accord, j’propose que nous partions su’le champs, ajouta-t-il un clin d’œil vers l’arrière. Nous sommes à la recherche d’un vieux domaine, tes braves parents pourront certainement nous renseigner, doivent bin connaître la forêt s’ils sont bûcherons.



Sorts niv 0 : assistance divine, détection de la magie, noir
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écrit le : Jeudi 25 Novembre 2021 à 15h43 par Jafert
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Jafert avait apprécié l’ambiance d’anarchie qui avait pris possession du groupe la veille afin d’établir leur ordre de marche. Un groupe ou chacun des membres avait un pouvoir équivalent et ou aucun n’imposer sa vision sous prétexte d’un droit lié à une quelconque naissance ou hiérarchie était magnifique. Pourtant chacun des membres de l’équipé aurait pu prétendre à un commandement pour des raisons différentes et peut être justifiés mais pour l’instant tout se passait bien.

Le magicien avait gardé son esprit jovial et une décontraction d’apparence lorsque ses camarades s’étaient attendus à une attaque tout le long de la journée. En réalité, il avait bien profité de leur attitude alerte pour reprendre du poil de la bête et se reposer sur leurs compétences. Il s’était familiarisé aisément de l’environnement sylvestre, faisant preuve d'un flegme exceptionnel comme à son habitude. Il se doutant néanmoins que la mission devait comporter quelques risques si le seigneur Tantherim avait fait appel à des aventuriers insensés comme eux qui n’avaient rien à perdre.

Maintenant sa coiffure était à nouveau en ordre mais il profitait encore du peu de confort d’un voyage assis. Jeanne était en tête et tomba nez à nez avec un gosse du cru aux joues rosées. A quelques pas en arrière, Jafert discernait des bribes de l’histoire de Tipeur. Son récit avait beau être décousu, l’enfant semblait avoir toute sa tête, les forêt étaient connu pour receler de créatures féeriques. Cette anecdote n'était pas à prendre à la légère car les fées et autres créatures planaires n'avaient pas pour habitude de jouer avec des enfants humains, pas sans raison en tout cas.

Bientôt, le nain pris la parole, coupant la chique au magicien bavard, tant pis pour celle-là. Falrin avait dit exactement ce que Jafert aurait répondu au gamin à quelques r roulés près. Un peu déçu, l’amnien caressa la croupe du courageux cheval et resta muet afin d’observer la suite de la conversation.



Sorts préparés :
Niveau 0 (3/j, reste 3) : Destruction des Mort-Vivants (1), Lumière (1), Manipulation à distance (1)
Niveau 1 (2/j, reste 1) : Hypnose (1), Mains brulantes (1)
 
 
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