
onjour à tous.
J'étais de passage devant la porte de la taverne, comme dit dans un autre post, et en constatant qu'il y avait de la lumière, je suis entré.
Et puis j'ai rediscuté avec d'anciens camarades de jeu et une opportunité s'est présentée : rejoindre la quête que La Goualeuse est en train de faire vivre à quelques petit(e)s veinard(e)s...
Alors me voici avec un nouveau personnage : Malyr Vandergild, alias Le Rossignol Argenté.
Pour celles et ceux que ça intéresse, voici quelques éléments le concernant.
Background
Né dans la richesse et l’opulence Sembienne durant l'Année de l’Etoile du Matin, Malyr fut immédiatement considéré comme étant celui de trop : il vint au monde en tant que septième fils et neuvième enfant d’une riche famille de marchands de la cité portuaire de Yhaunne. Alors que ses six frères aînés subissaient dès leur plus jeune âge la discipline de fer des comptoirs commerciaux familiaux et apprenaient dans la douleur la rude gestion d’une carrière de roche blanche, Malyr grandit à l’écart de ce matérialisme excessif. Son enfance se déroula dans le cocon doré et surprotégé de la grande villa familiale, une forteresse de marbre dominant les falaises abruptes de la haute-ville, loin de la poussière des chantiers navals et de la misère des docks inférieurs. Couvé, gâté et idolâtré par ses deux sœurs aînées, il apprit très tôt à apprécier le luxe des étoffes de soie importées de riches contrées et les délices des banquets fastueux.
De cette époque d'insouciance absolue, son souvenir le plus marquant et le plus effrayant reste la célèbre crise de la Fuite des Dragons. Alors qu'il n'avait que six ans, il entendait régulièrement parler de ces silhouettes monumentales de grands reptiles qui s’abattaient sur les côtes de la Mer de Lune, tandis que de vaillants défenseurs donnaient leur vie pour protéger les leurs de cette calamité. Ces histoires éveillèrent en lui un goût précoce pour le spectaculaire et les récits épiques.
Puisque l’empire commercial familial était déjà solidement verrouillé par ses frères aînés, qui s'étaient partagé chaque route, chaque comptoir et chaque monopole de la pierre, son père prit une décision absolument Sembienne : il dépensa une quantité astronomique d’or pour gérer l'avenir de son petit dernier, pour s'acheter une bonne conscience et asseoir son prestige social. Il engagea à prix d’or un mentor de renom, un érudit itinérant et barde d'élite formé dans les mythiques collèges de Lunargent.
C’est sous la tutelle de ce maître excentrique mais extrêmement exigeant que Malyr développa une mémoire encyclopédique, dévorant des grimoires entiers sur l'Histoire des Royaumes, la diplomatie, la géographie politique et les subtilités du droit de Faerûn.
Son mentor lui inculqua une leçon fondamentale : dans un monde brutal, le savoir, l'éloquence et la maîtrise du verbe sont des armes bien plus tranchantes que l'acier. Malyr apprit l'art du chant lyrique, de la poésie classique et de la manipulation psychologique, devenant capable de décrypter les expressions d'un interlocuteur par l’observation.
Cependant, sa vie à la villa n'était pas un long fleuve tranquille. Ses frères aînés, agacés par ce "poète de salon" qui ne comprenait rien aux lignes de comptes et qui était capable de les ridiculiser en deux mots, le couvraient régulièrement de moqueries et de brimades féroces. Blessé dans son orgueil, Malyr utilisa son temps libre pour s'exercer secrètement auprès de son mentor. Il apprit à compenser son manque de force brute par une agilité foudroyante, développant un style de combat fluide et basé sur une défense agile et imprenable rapière à la main, sa lame fine venant étoffer son arsenal, au côté de sa répartie cinglante.
Sorti de l'adolescence, Malyr était devenu l'électron libre incontournable de la famille, une silhouette élégante que l'on s'arrachait dans les cercles les plus fermés de la haute société de Yhaunne. Grâce à l'entremise de ses trois sœurs, toutes sublimes en plus d’être bien nées, il s'introduisit dans les salons de thé, les réceptions diplomatiques et les banquets mondains.
Sa langue d'argent et ses mots d'esprit devinrent sa meilleure couverture. Pendant que son père et ses frères profitaient cyniquement de la terrible Guerre des Gobelins, qui ravageait le royaume voisin du Cormyr durant l’année de la Harpe sans Corde, pour racheter à bas prix les terres des nobles cormyriens ruinés, Malyr, lui, cartographiait mentalement les secrets, les adultères et les fraudes fiscales des riches marchands rivaux. C'est au cours de ces soirées qu'il adopta officiellement son pseudonyme de scène : Le Rossignol Argenté. Pour la noblesse et les bourgeois de passage, ce titre évoquait la pureté cristalline de sa voix lorsqu’il chantait. Pour lui, c'était une raillerie intime, un rappel ironique de l'argent et de l'or de sa famille qu'il avait fini par mépriser mais qui lui collaient à la peau comme une seconde nature. Sous le masque de l'artiste flamboyant, il devint un véritable collecteur de rumeurs, comprenant que la Sembie changeait peu à peu de visage.
L'Année des Dragons Renégats sonna la fin de sa vie de dandy oisif, du haut de ses vingt-trois ans. Sa plus jeune sœur, la dernière-née de la famille et la seule de la fratrie à ne pas avoir encore été vendue à un vieux banquier pour sceller un traité commercial, fut prise d'un immense et mystérieux chagrin d'amour. Plusieurs semaines après cette rupture sentimentale, et alors que presque tous au sein de la villa familiale pensaient qu’elle allait finir par s’en remettre, les choses changèrent. Sa peine allait grandissante, au lieu de s’apaiser, et cela inquiétait Malyr et ses sœurs. Sa douleur avait manifestement empiré à tel point qu’elle disparut brutalement de la villa des falaises sans laisser de message. Tandis que son père et ses frères aînés tentaient désespérément d'étouffer le scandale pour ne pas entacher leur réputation sur les marchés d'Ordulin. Malyr, écœuré par leurs basses considérations matérielles et refusant d'abandonner une de celles qui l'avait toujours choyé, activa malgré tout divers réseaux familiaux.
La piste qu'il découvrit alors était mince mais brûlante : brisée émotionnellement, sa sœur avait été aperçue montant à bord d'une caravane de marchands anonymes filant à toute allure vers l'ouest, en direction de la frontière du Cormyr. Conscient qu'une jeune fille fortunée et vulnérable pouvait être une proie facile sur les routes, Malyr boucla sa cape, attacha son luth à son dos et glissa sa rapière à sa ceinture. Tournant le dos à sa prison dorée, le Rossignol Argenté s’élança alors sur la Voie de la Manticore. Interrogeant les caravaniers et les aubergistes à chaque relais routier, il arriva rapidement à sa destination finale : Wheloune, la cité cormyrienne aux toits verts. Dans cette contrée aux abois, traumatisée par la guerre récente avec les gobelins et probablement hostile à l'arrogance des riches marchands sembiens, Malyr savait que son érudition, son art oratoire et sa finesse d'esprit seraient ses seules véritables armes pour retrouver sa sœur.
Description Physique
Malyr se distingue par une silhouette haute et élancée, mesurant un peu plus d'un mètre quatre-vingts. Il a la démarche fluide et gracieuse des duellistes, bien éloignée de la lenteur habituelle des guerriers en armures lourdes. De stature fine, il dégage malgré tout une grâce athlétique naturelle, forgée en grande partie par les heures passées à s’entraîner secrètement à la rapière.
Son visage aux traits fins et distingués est encadré par une chevelure noir de jais, dense et soignée, qu'il laisse tomber en boucles légères jusqu'à ses épaules, dénotant son statut d'artiste. Il a un teint hâlé et mat, qui se marie magnifiquement bien au vert perçant de son regard. Ses yeux verts, vifs et profondément expressifs, semblent toujours analyser son interlocuteur, brillant d'une lueur d'intelligence supérieure lorsqu'il s'apprête à lancer une repartie cinglante ou à entonner un chant.
Au quotidien, il porte un pourpoint ajusté en cuir souple de couleur bleu nuit, rehaussé de discrètes broderies de fil d'argent sur les manches, clin d'œil subtil à son pseudonyme. À sa hanche gauche pend une rapière magnifique, sa garde est ciselée en argent et son pommeau est incrusté d'une petite malachite verte, rappelant la couleur de ses yeux. Enfin, il porte en bandoulière dans son dos son instrument fétiche, un luth d'ébène et de bois de rose précieux dont la caisse de résonance est gravée de motifs de feuillages.
Lorsqu’il voyage, Malyr n'abandonne pas son goût pour le raffinement sembien. Ses vêtements, bien que poussiéreux à cause de la route, restent d'une coupe impeccable et cachent une protection de haute facture : sous son pourpoint, il porte une chemise de maille finement ouvragée. Ses anneaux, incroyablement petits, serrés et légers, ont été assemblés par un maître artisan de Yhaunne. Elle épouse parfaitement ses mouvements, presque sans aucun bruit métallique perturbant ses chants, et brille d'un éclat discret semblable à de l'argent tressé, lorsqu'elle capte la lumière sous l'encolure de ses vêtements. Pour fixer sa cape de voyageur grise (qui lui sert à dissimuler ses riches vêtements et l'éclat de sa maille des regards jaloux), il utilise une broche d'argent finement sculptée représentant un rossignol aux ailes déployées.
Description Mentale
Derrière son sourire charmeur et son assurance presque impertinente, Malyr cache une personnalité complexe, fruit à la fois de l’amour de ses sœurs et de l’inimitié de ses frères. Il est doté d'une intelligence vive, analytique et curieuse, typique des grands érudits. Pour lui, le monde est une immense énigme ou une partition géante dont il adore décoder les secrets.
Les années de moqueries subies de la part de ses cinq frères aînés ont laissé des traces. Pour compenser le fait d'être traité de « faible » ou d'« erreur de calcul », Malyr a développé un orgueil immense et une répartie cinglante. Il ne supporte pas qu'on le sous-estime. S'il refuse la violence brute, il prend un plaisir presque sadique à humilier ses rivaux verbalement, utilisant son éloquence comme une arme psychologique pour désarmer ses adversaires avant même de toucher le pommeau de sa rapière.
Bien qu'il ait rejeté l’obsession de sa famille pour les affaires, Malyr reste un enfant de la Sembie. Il possède un sens inné de la négociation, une compréhension aiguë des rapports de force et une capacité naturelle à mentir ou à manipuler si la situation l'exige. Cependant, contrairement à ses frères, il n'utilise pas ses talents pour le profit personnel, mais pour la recherche de la connaissance et de la vérité. Sa boussole morale est dictée par le cœur plutôt que par les contrats.
Lorsqu’il se trouve à Yhaunne, en terrain connu, Malyr a souvent une attitude cynique, détachée et superficielle, jouant le rôle du dandy gâté que son père pense avoir acheté. Mais ce comportement n'est qu'une façade.
La disparition de sa plus jeune sœur a brisé ce masque, révélant un homme d'une loyauté indéfectible et d'une profonde empathie. Pour les rares personnes qui parviennent à percer sa carapace — sa sœur en tête —, Malyr est prêt à déplacer des montagnes et à sacrifier tout son confort.
Au plaisir de vous lire.