Quel est votre nom, voyageur ?
Sillonnez les couloirs de la Taverne !
   

Pages : (4) « Première ... 2 3 [4]  Reply to this topicStart new topicStart Poll

> Chapitre 2 : Courants contraires
écrit le : Jeudi 28 Mai 2026 à 18h20 par Orienas
Quote Post
 
 

- Je vous en prie ma Dame, ne tenez pas rigueur à Arelle, elle n'a commis nulle indiscrétion interjeta Orienas en réaction aux sévères paroles de Selanna. Elle me narrait simplement les circonstances de votre rencontre avec Dame Ormantrel.

Profitant de l'ouverture offerte, Orienas tenta subtilement d'amener la jeune femme à se dévoiler un peu plus. Elle accepta les questions du demi-elfe de bonne grâce mais se refusa sans ambiguïté à révéler les détails de son passé. Ayant clairement reçu le message de son interlocutrice il n'insista pas, se contentant de ce que la jeune noble était prête à partager de son plein gré. A défaut de nouvelles information, Orienas se convainquit de la sincérité de l'affection que Dame Draelor portait à la mère de Joran.

- Je vous remercie d'avoir eu l'indulgence de répondre à mes questions. Comme vous avez pu le constater, je me suis pris d'affection pour Joran et de savoir que sa famille à auprès d’elle en ces temps difficiles une amie telle que vous me réconforte ajouta-t-il sobrement en réaction à ses dernières paroles.

- Quant à la chanson de votre passé, sachez s’il vous vient un jour l’envie de la partager, que vous trouverez à l’auberge de la Choppe Bien Accordée une audience attentive et bienveillante ajouta le demi-elfe, ne pouvant se retenir de conclure la séquence par un clin d’œil, ou une main tendue…

Resté sur sa faim devant la mince moisson d'information qu'il avait récolté auprès des deux femmes, il tenta une nouvelle question

- Il reste un dernier point que j’aimerais aborder avec vous : avez-vous pu en apprendre un peu plus sur le sombre symbole que nous avons trouvé sur la porte de cette demeure en ramenant Joran ?


 
 
   Top
PMEmail Poster
écrit le : Vendredi 29 Mai 2026 à 14h19 par La Goualeuse
Quote Post
 
 

Orienas

Selanna ne paraissait nullement rancunière et l'atmosphère s'apaisa rapidement dans la cuisine. Elle ne tint pas rigueur à Arelle de ses bavardages, mais la vieille servante semblait malgré tout mortifiée et n'osait plus relever les yeux vers elle.

Selanna
- Le pire est derrière nous, répondit-elle avec un sourire empreint d'optimisme. Je n'ai jamais été indispensable ici.. Arelle et Tystarn ont toujours veillé sur cette maison bien avant mon arrivée.

Elle posa doucement une main sur l'épaule de la domestique, qui sembla s'en trouver aussitôt rassurée.

- Mes visites vont pouvoir s'espacer... Non que je ne souhaite plus voir Bremma ou prendre soin d'elle, entendons-nous bien. Mais je crois qu'il est préférable que cette maison retrouve une certaine... routine. Et Joran sa mère.

Elle accueillit l'invitation d'Orienas d'un léger sourire, sans toutefois sembler le moins du monde tentée d'y répondre. Le demi-elfe comprit sans peine qu'elle n'était pas femme à exposer sa vie comme une romance de taverne, ni à répondre à une demande galante devant une domestique.

- Le symbole ? La belle baissa les yeux un bref instant. Il ne vaut mieux pas parler de ces choses-là. Un malheur en attire un autre...

--------------------
Cette femme d'une trentaine d'années est d'une beauté sombre et renversante. Sa voix, comme chacun de ses gestes, semblent comme ralentis par une douce langueur.




Trêve de jacasseries !
 
 
   Top
PM
écrit le : Dimanche 31 Mai 2026 à 13h42 par Orienas
Quote Post
 
 

Une fois de plus Selanna se dérobait face aux questions du demi-elfe sans qu'il ne puisse déterminer si cela relevait de la pudeur ou si l'envoutante jeune femme dissimulait sciemment des informations.
L'ayant accompagnée jusqu'au hall du manoir, alors qu'elle s'apprêtait à partir, Orienas fit une ultime tentative sur un ton plus grave.


- Ma dame, pardonnez-moi d'insister mais nous avons de bonnes raisons de penser que ce qui est arrivée aux Ormantrel n'est pas un cas isolé et que d'autres enfants pourraient avoir été enlevés ou l'être bientôt par ceux qui s'en sont pris à Joran repris Orienas acceptant au passage de dévoiler un peu son jeu dans l'espoir d'amener enfin son interlocutrice à en faire de même.

- Le destin nous a mis sur la route du fils de votre amie et a permis qu'il retrouve son foyer mais d'autres familles qui n'ont cette chance ou celle de bénéficier d'un soutien comme le vôtre ne s'en relèveront jamais. Je comprends votre réserve et je la respecte pour ce qui relève de votre vie privée mais je vous en conjure, si vous avez des informations ou même des suppositions sur l'enlèvement de Joran ou sur les mystères qui l'entourent, il faut les partager avant qu'il ne soit trop tard.


 
 
   Top
PMEmail Poster
écrit le : Dimanche 07 Juin 2026 à 18h14 par Else
Quote Post
 
 

Quand elle se fut assurée que le sort n’avait pas impacté Dame ormentrel, Else prit une longue inspiration, comme si elle se souvenait d’un coup comment faire pour respirer. La tête lourde, et les idées sombres et entremêlées, elle avait du mal à reprendre contenance. Elle hésita un instant, puis décida qu’il n’était pas sage de partager ce qu’il s’était passé avec Dame Ormentrel. Elle ne le comprenait pas assez elle-même. Elle tenta, tant bien que mal de ne pas inquiéter dame ormentrel outre mesure :

- Je ne sais pas ce qu’il s’est passé…. Je crois que j’ai simplement fait un petit malaise, cela m’arrive quelque fois. Ne vous inquiétez pas, mentit-elle, cela va déjà mieux.

Elle tenta un faible sourire. La couleur revenait peu à peu dans son visage, sur ses joues et sur ses lèvres.


- Je vous remercie de m’avoir accordé un peu de temps, je prie Chauntéa pour votre rétablissement le plus rapide. Je vous laisse tranquille, et vais rejoindre mon compagnon.

Elle sorti de la pièce, en essayant de garder contenance et de se montrer calme et sereine. Lorsqu’elle referma la porte derrière elle, elle s’assit quelques instants dans le couloir, et essaya de calmer sa respiration. Ses pensées se tournaient vers sa déesse : ¤Quel était ce mal que vous m’avez fait voir, o grande mère.¤

Elle descendit doucement les marches du manoir, une main sur la rambarde, une autre portée sur son épi de blé brodé. Elle attendit le départ de Selanna avant de retrouver Orienas dans le hall. Elle posa sa main sur son avant-bras, et lui dit, tout bas, qu’elle souhatait partir du manoir rapidement. Elle prit tout de même le temps de remercier sincèrement Tystarn pour la conversation et Arelle pour les bons soins qu’elle réservait à dame Ormentrel. Elle salua Joran le plus joyeusement qu’elle le put.



Une fois sortis du manoir et hors de portée d’éventuelles oreilles indiscrètes, elle se tourna vers Orienas, et lui fit le récit de ce qu’il s’était passé :


- Je n’ai pas compris, et cela me fait peur. J’ai essayé de voir, grâce aux pouvoirs divins que m’accordent Chauntéa, si Dame Ormentrel était touchée par une malédiction, si son état était naturel, ou dû à une influence mauvaise… Je n’ai jamais ressenti cela, autant de mal, c’était comme il était présent partout dans la pièce, lourd, oppressant, et envahissant. Nous ne sommes pas sur un simple groupe de malfaiteurs qui enlèvent des enfants, Orienas, Quelque chose d’encore plus malveillant est à l’œuvre ici. Je t’avoue que je ne sais plus si nous sommes à la hauteur de cette affaire. C’était terrifiant… J’ai besoin de comprendre ce que j’ai éprouvé.



Niveau 0 :
- Création d’eau : jusqu’à 8L
- Assistance divine : bonus +1 (attaque, JdS, test de compétence) – toucher, 1 action
- Lumière : rayon de 6m

Niveau 1 :
- Soins légers : + 1d8+1 de PV
- Détection du mal

Sort de domaine : Sanctuaire
 
 
   Top
PMEmail Poster
écrit le : Lundi 08 Juin 2026 à 12h33 par Asterious
Quote Post
 
 

La porte venait à peine de claquer derrière eux que le silence du dehors leur tomba dessus comme une chape d’air froid. Astérious resta un instant immobile, les oreilles encore pleines des sanglots de Kathyl. Il y avait des blessures qui ne se soignaient pas par la parole. Et d’autres qui, au contraire, ne guériraient jamais sans être forcées de parler… mais pas aujourd’hui. Pas ici.

Puis le monde bascula. Cornichon jappa, une fois. Suffisamment pour briser la torpeur. Et Astérious la vit. Le foulard, e panier, la posture retenue. Cette manière de ralentir comme si chaque pas pouvait être pesé, contrôlé. Et surtout… cette mémoire qui remonta, brutale, comme une odeur de terre retournée : le vieux saule. Joran. La tentative de reprise.

Quelque chose se verrouilla dans sa poitrine. Pas une pensée, un réflexe. Sa voix était basse. Tranchante comme une branche cassée. Il ne donna pas de temps à l’hésitation.


- Calem, c’est elle. La femme du saule. Celle qui a essayé d’emmener Joran. Elle ne doit pas disparaître dans la foule.

Astérious posa immédiatement une main sur le garrot de Cornichon.

- Cornichon!!!

Le ton changea, plus instinctif, plus druide que parole.

- Doucement… pas de morsure. Mais tu la suis. Tu l’arrêtes. Tu aboies. Tu fais du bruit. Tu la forces à ralentir.

Il pointa la femme du menton, sans détourner son attention d’elle.

- Pas de blessure. Juste… qu’elle ne bouge plus.

Déjà, Astérious se mettait en mouvement, accélérant le pas sans courir encore, calibrant la distance pour ne pas l’alerter trop tôt mais ne pas la perdre non plus. Il lança à Calem, sec :

- On la rattrape maintenant. Ensemble.

Un battement de silence. Puis, plus bas, presque pour lui-même :

- Trop de fils… trop de coïncidences… ça commence à se tendre.

Et il avança. Non pas comme un chasseur fou… mais comme quelque chose de plus inquiétant encore : un gardien qui vient de reconnaître une intrusion dans un cycle qu’il refuse de laisser pourrir davantage.



Niveau 0:
- Soins superficiels: Rend 1 pv à la cible.
- Illumination: Éblouit la cible (–1 aux jets d’attaque).
- Assistance divine: +1 à un jet d’attaque, jet de sauvegarde ou test de compétence.

Niveau1:
-Flammes: 1d6 points de dégâts, +1/niveau, contact ou lancer.
-Morsure magique: Une arme naturelle du sujet gagne +1 aux jets d’attaque et de dégâts.


"Les racines comme conductrices de résonance du vivant..."
 
 
   Top
PMEmail Poster
écrit le : Mercredi 10 Juin 2026 à 17h19 par Calem
Quote Post
 
 

Oscillant entre compassion et frustration, Calem, impuissant, n'eut la force de résister à Kathyl et se retrouva bien vite chassé de sa sombre tanière. L'énergie que la jeune femme avait déployé pour les expulser témoignait de sa bonne santé, elle qui avait l'air à bout avait encore de la ressource essaya-t-il de se rassurer naïvement. Ses pensées et ses pas n'allèrent guère plus loin, à peine sorti et engagés dans la rue, les deux hommes furent comme stoppés par le jappement de Cornichon et la venue à leur encontre d'une silhouette encapuchonnée. Le gnome se raidit alors aussitôt et marmonna une alerte peu avant de lâcher son fidèle compagnon canin sur la mystérieuse femme au panier.

Cette dernière se dirigeait vers eux, mais elle réagirait bien vite aux cris d'Astérious et à la ruée de Cornichon. Comprenant qu'il se devait de réagir vite Calem suivit les injonctions du druide et donc le chien, quelques enjambées le séparait de leur cible. Il était fort probable que cette dernière surveille Kathyl et vienne lui empoissonner l'esprit, pourquoi serait elle ici autrement ? Ne croyant que peu aux coïncidences il fit donc barrage de son corps et, prêt à empoigner la suspecte en cas de fuite, déclara fermement :


- Kathyl est indisposée, je crains qu'elle ne puisse vous parler. Puis, se redressant afin de rendre sa présence plus imposante, il ajouta : Mon compagnon et moi même avons en revanche plus d'une question à vous poser.


 
 
   Top
PMEmail Poster
écrit le : Mercredi 10 Juin 2026 à 17h44 par La Goualeuse
Quote Post
 
 

Orienas

Après avoir assuré Arelle, une nouvelle fois, que ses indiscrétions étaient oubliées et qu'elle n'en gardait aucune rancoeur, Selanna donna quelques consignes à propos du dîner. Elle exhorta la domestique à la patience, mais aussi à la fermeté : il était absolument nécessaire que Bremma mange des aliments plus consistants que les quelques gorgées de potage qu'elle avait acceptées jusqu'alors.

Selanna
- Faites mollir le pain dans le bouillon, par exemple... Ou dans du lait sucré, si cela lui fait plus envie. Voyez si Joran ne peut l'encourager, lui aussi...

Orienas et Selanna traversèrent le manoir en silence jusqu'au hall où, devant la porte, sur le point de se quitter, un bref malaise sembla s'installer. La belle replaçait son sombre châle sur ses épaules, comme pour retarder son départ.

Son visage s'assombrit aux terribles révélations que lui fit le demi-elfe.


- D'autres enfants ? répéta-t-elle, abasourdie. Elle releva ses grands yeux noirs, brillants, avant d'ajouter émue. Quelle sinistre nouvelle ! Sire Marstor ne nous en a jamais parlé. Peut-être a-t-il voulu épargner Bremma... La milice protège cette maison, elle peut en protéger d'autres. Vous l'avez informé, n'est-ce pas ?

Elle porta une main à son coeur, puis poursuivit, d'une voix plus résolue.

- Quant à moi... si ces familles ont besoin d'aide, dites-le-moi. Je ne possède pas grand-chose, mais je peux au moins alléger quelques souffrances.

Elle ferait parvenir à Orienas, s'il en était besoin, quelques pièces pour soulager le quotidien des autres familles endeuillées. Sa contribution ne semblait hélas pouvoir se limiter qu'à cette oeuvre de charité, car elle avait sur le chapitre des mystères entourant l'enlèvement de Joran peu à offrir.

- Je crains d'en savoir moins long que vous, Orienas.Elle baissa la voix. Ce manoir à l'écart de la ville... Cette famille si vulnérable... Je ne crois pas qu'on ait voulu nuire aux Ormantrel. C'était sans doute plus... facile.

Elle ouvrit la porte, puis ajouta avant de le quitter :

- Faites attention à vous, cher Orienas. Un instant, il lui sembla qu'elle allait ajouter quelque chose, un mot peut-être, ou un geste. Mais le doux sourire qu'il avait entrevu s'effaça aussitôt. Le symbole... Les subtilités du culte de Kelemvor m'échappent. Mais je sais reconnaître un avertissement lorsque j'en vois un.

--------------------
Cette femme d'une trentaine d'années est d'une beauté sombre et renversante. Sa voix, comme chacun de ses gestes, semblent comme ralentis par une douce langueur.


Une voix mâle salua Dame Draelor. La garde était déjà en faction - elle veillerait toute la nuit.


Else

Dame Ormantrel parut d'abord un peu dubitative, mais le sourire d'Else sembla dissiper ses doutes. Il demeurait cependant difficile de lire sur ce visage émacié quoi que ce soit d'autre que la fatigue et le chagrin. Elle remercia la prêtresse de sa visite, et l'invita poliment à venir constater ses progrès autour d'une prochaine collation.

Alors qu'elle longeait le lit, encore un peu fébrile, son regard se posa à nouveau sur la desserte. Elle en était certaine : les fioles et les flacons étaient beaucoup moins nombreux qu'auparavant.

La Déesse demeura, comme souvent, muette à ses interrogations. Ce couloir plongé dans la pénombre lui paraissait bien loin des champs baignés de soleil où elle sentait habituellement la présence de la Grande Mère. Les rares fois où Chauntéa lui avait réellement répondu, elle se tenait au grand air, les pieds campés sur la terre, et le soleil la couvait de ses tièdes rayons. L'épi de blé au bout de ses doigts lui apporta néanmoins du réconfort.



Else et Orienas

Orienas l'attendait déjà dans le hall, où Joran lui avait confié quelques minutes plus tôt un dessin soigneusement roulé sur lui-même. Le garçonnet avait exigé qu'il ne l'ouvre qu'une fois sorti du manoir. Le petit garçon fit promettre à ses bienfaiteurs de revenir le voir bientôt, puis disparut en haut des escaliers.

Lorsqu'ils sortirent, ils tombèrent presque nez à nez avec les deux hommes affectés à la protection du manoir, qui les saluèrent sans les retenir. S'ils portaient l'uniforme vert sombre de la garde, lequel rappelait les toits d'ardoise de la ville, on reconnaissait sans peine sous les casques mal ajustés des visages d'hommes du cru - des pêcheurs, des charpentiers, des bateliers peut-être - enrôlés pour veiller sur leurs familles. Ils n'en arboraient pas moins fièrement le blason de la ville, un pignon stylisé au-dessus de trois ondes pâles : la maison et le fleuve.


Lancers...



Trêve de jacasseries !
 
 
   Top
PM
écrit le : Vendredi 12 Juin 2026 à 15h07 par La Goualeuse
Quote Post
 
 

Astérious et Calem

Aussitôt que son maître le lâcha, Cornichon se rua sur la jeune femme en aboyant. Il avala rapidement la dizaine de mètres qui le séparait de l'inconnue qui, d'un geste réflexe, avait lâché son panier pour se protéger de ses bras. Deux pommes avaient roulé hors de ce dernier, dont le contenu était dissimulé sous un drap de chiffon. Quelques portes s'entrouvrirent ; des regards apparurent derrière des volets mal ajustés, puis disparurent presque aussitôt.

Babines retroussées, crocs saillants, le chien grognait encore quand Calem et Astérious le rejoignirent. Acculée contre le mur, les épaules rentrées, elle gardait les avant-bras devant son visage comme si elle s'attendait à être mordue.


- Dites... Dites-lui d'arrêter, glapit-elle d'une voix tremblante.

Cornichon écarté, elle se déraidit quelque peu, mais ne semblait pas moins craintive. Elle lissa sa robe des paumes de ses mains, ou peut-être les essuya-t-elle ; elle avait eu un sacré coup de chaud. L'animal, lui, s'était rapidement désintéressé de l'inconnue. Il reniflait désormais la pomme la plus lointaine avec une curiosité manifeste.


- Je... Je n'ai rien fait, répondit-elle, sur ses gardes, ses yeux effarouchés allant de Calem à Astérious. Je... Vous devez faire erreur. Que voulez-vous enfin ?

Risquant un coup d'oeil vers le chien, elle expira lentement avant de se baisser pour ramasser le fruit tombé à ses pieds, puis son panier.

- Kathyl doit manger. Je vous en prie, laissez-moi aller...

Lancers...



Trêve de jacasseries !
 
 
   Top
PM
écrit le : Lundi 15 Juin 2026 à 18h59 par Asterious
Quote Post
 
 

Astérious ne quitta pas la jeune femme des yeux. La peur qu'il voyait sur son visage ne lui paraissait sincère, il avait déjà appris à se méfier des apparences. Trop de mensonges, trop de faux-semblants et trop d'enfants brisés jalonnaient désormais cette affaire. D'un geste de la main, il fit signe à Cornichon de reculer encore un peu. Le chien obéit, mais resta attentif, les oreilles dressées.

- Nous nous sommes déjà vus.

Sa voix n'était ni agressive ni forte. Elle était simplement ferme.

- Sous le vieux saule. Le jour où nous avons trouvé Joran.

Il observa attentivement sa réaction.

- Vous étiez là. Vous avez tenté de repartir avec lui. Alors non, nous ne faisons pas erreur. La question n'est pas de savoir si nous vous connaissons. La question est de savoir ce que vous faisiez auprès de cet enfant. Pour qui travaillez-vous ? Et pourquoi étiez-vous si intéressée par Joran ?

Son regard se fit plus dur.

- Cet enfant a été enlevé. Une autre enfant a disparu. Des mensonges ont été construits autour de leurs morts supposées.

Pendant qu'il parlait, ses yeux glissèrent discrètement vers le panier. Les pommes. Le drap. Le contenu dissimulé. Quelque chose dans l'empressement de la jeune femme éveillait sa méfiance. Une méfiance qui, peu à peu, se transformait en colère. Ses doigts se refermèrent sur son bâton de marche jusqu'à blanchir les jointures. Dans son esprit défilaient les mêmes images : Joran, Solatha, le petit cercueil, les larmes de Bremma, le désespoir de Kathyl.

—Qu'est-ce que vous êtes vraiment venu faire ici? 

Avec précaution, Astérious s'accroupit près du panier sans le toucher immédiatement. Il observa les fruits, leur couleur, leur état, cherchant une odeur inhabituelle, une trace suspecte, le moindre signe qui pourrait trahir une altération. Puis il releva les yeux vers la jeune femme.

- Cela ne vous dérange pas si nous regardons ce que vous apportez?

Son ton continué à monter et ne laissait guère place au refus.

— Une mère qui souffre attire parfois des gens bien intentionnés. Mais elle attire aussi ceux qui préfèrent qu'elle ne pose plus de questions.

Il souleva alors violemment un coin du drap afin d'examiner le contenu du panier, tout en restant attentif à la réaction de la jeune femme. Au fond de lui, une pensée revenait sans cesse : si cette femme se trouvait là par hasard, les dieux avaient un étrange sens du hasard.



Niveau 0:
- Soins superficiels: Rend 1 pv à la cible.
- Illumination: Éblouit la cible (–1 aux jets d’attaque).
- Assistance divine: +1 à un jet d’attaque, jet de sauvegarde ou test de compétence.

Niveau1:
-Flammes: 1d6 points de dégâts, +1/niveau, contact ou lancer.
-Morsure magique: Une arme naturelle du sujet gagne +1 aux jets d’attaque et de dégâts.


"Les racines comme conductrices de résonance du vivant..."
 
 
   Top
PMEmail Poster
écrit le : Hier à 21h33 par Orienas
Quote Post
 
 

Troublé par l'attitude de la jeune femme, Orienas laissa passer le bref instant qui lui aurait permis de lui répondes. Dame Selanna avait franchi le seuil et n'était plus seule. Il la regarda s'éloigner dans la lumière déclinante et referma la porte.

Lorsqu'il se retourna, Joran l'attendait dans le hall et lui remis cérémonieusement un dessin roulé, lui faisant promettre de ne l'ouvrir qu'une fois partie. La concentration du jeune garçon, s'efforçant de toute évidence de se comporter avec la dignité et la noblesse qui seyait à son rang ému le demi-elfe qui accepta le cadeau avec gravité et prêta volontiers le serment qu'on lui demandait. Nul doute que si Joran avait réussi à trouver de la cire à cacheter il eut scellé le dessin du le blason familial grâce à la chevalière qu'il portait désormais autour du cou.

Else le rejoignit bientôt et il décela dans la rigidité de sa posture une tension qu'elle s'efforçait d'empêcher son visage de trahir. Les quelques mots qu'elle lui chuchota ne firent que confirmer cette impression et après avoir chaleureusement remercié le couple de domestique, ils quittèrent à leur tour rapidement le manoir.



L'exposé de la tentative de détection du mal de la prêtresse lui glaça les sangs. Else n'était pas du genre à exagérer l'ampleur de la menace qu'elle avait perçue dans la chambre de Dame Ormantrel et sa peur était palpable.


- Je ne sais que penser de ce que tu as senti là-haut. Crois-tu que cette présence malveillante soit liée aux évènements récents ou pourrait-il s'agir d'une forme de malédiction plus ancienne qui pèse sur cette maison ou sur cette famille et expliquerait que le sort s'acharne dessus ? Nous savons que ceux qui s'en sont pris à Joran s'en sont pris à d'autres et Selanna suggérais qu'ils aient pu choisir ce manoir en raison de son isolement poursuivit-il résumant, rapidement à son amie ses échanges avec Dame Draelor.

- A l'évidence en tout cas il s'agir d'une piste sérieuse et il faut continuer à creuser. Grâce à toi, nous sommes peut-être enfin sur le bon chemin. Connais-tu quelqu’un qui puisse nous aider à identifier cette menace au Hall des Récoltes ?

Se retournant vers le manoir, il repensa aux 2 gardes volontaires mais de toute évidence peu expérimentés qui protégeaient désormais la demeure.
- J'espère que la présence de la garde, toute symbolique qu'elle soit, suffira à tenir toute menace à distance le temps que nous tirions cette affaire au clair.


 
 
   Top
PMEmail Poster

Topic Options Pages : (4) « Première ... 2 3 [4]  Reply to this topicStart new topicStart Poll