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> Chapitre 4: Le lion est un fantôme ce soir
écrit le : Vendredi 19 Juin 2026 à 16h28 par Yvhann
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Pendant que les autres reprenaient leur souffle et que les derniers échos du grondement de la rivière mouraient derrière eux, Maglie plissait les yeux en direction de la brume qui avalait le chemin. Son sourire fanfaron s'était un peu émoussé, juste un peu. Elle passait son pouce sur sa lèvre, comme si elle vérifiait que son sourire était toujours là, puis déclarait pensive et interrogatrice… -Parsambleu... dites-moé qu'j'suis pas la seule à trouver ça louche. -

Tel un Pointer, elle pointa le brouillard d'un doigt accusateur… - Parce que si c'te purée-là cache une auberge avec du rhum, des lits propres pis des gens prêts à payer pour entendre mes exploits, j'vais m'excuser tout d'suite. Mais j'ai comme l'impression qu'c'est plutôt l'contraire. -

Maglie s'avançait de quelques pas, puis s'arrêta net et continuait d’informer le groupe… -D'abord un pont qui veut nous tuer. Ensuite, un gros poulet qui crache des éclairs. Pis maintenant ça. - Elle désigna la brume en poursuivant… -Quand les ennuis commencent à faire la file pour nous rencontrer, c'est généralement qu'y a quelqu'un au bout qui distribue des numéros.- Son regard langoureux glissait vers Abakor et sur une teinte mielleuse... -Ténébreux, laisse ta vigilance en œuvre. –

Vers Iskender, elle lançait une boutade... -Toi aussi, Pachyderme. Même si dans ton cas, ouvrir les yeux pis réfléchir en même temps, commander tes corniauds, ça demande probablement un entraînement spécialisé.- Elle esquiva d'avance un éventuel commentaire en levant une main et se mit à rire, laissant savoir qu’elle se moquait bien.- Non, non, réponds pas. J'essaie d'avoir l'air professionnelle. -

La jeune hin reniflait l'air, puis posa deux doigts contre sa tempe, laissant sous-entendre qu'elle réfléchissait. -J'aime pas ça, pas parce qu'j'ai peur, hein, mais parce que quelqu'un a pris beaucoup trop d'temps pour préparer tout ça. Pis quand quelqu'un travaille autant pour recevoir des invités, c'est rarement pour leur offrir des biscuits. - En glissant une main vers la garde de l’une de ses dagues, elle dit… - J'parie une bouteille d'rhum contre deux que quelqu'un nous regarde déjà. - Son sourire revint, plus large. - Heureusement pour lui, j'suis particulièrement agréable à regarder. -

Sans attendre la réaction des autres, elle reprit la marche vers la brume d’un pas décidé, mais avec son manège habituel, furetant avec les ombres, disparaissant à certaine occasion, et ce, en tentant de percevoir avec tous ses sens, le moindre indice d’un futur problème. - Awouaille. Plus vite on trouve le cerveau d'cette histoire, plus vite j'pourrai lui flibuster quelque chose. Beaux yeux, tu, m’suis l’erre, tu peux reluquer, mais pas touche, pas avant c’soir. –



Furtivité et perception.Esquive instinctive si besoin.



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écrit le : Mardi 15 Septembre 2026 à 17h58 par Iskender
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Malgré les moqueries de Maglie, Iskender pensait qu'elle avait raison sur les difficultés qui s'accumulaient sur leur route : quelqu'un devait « malveiller » sur eux...

Qui et pourquoi étaient des questions sans réponse pour le moment.
La tache qui leur avait été confiée semblait beaucoup moins simple qu'envisagée au début. Il y avait probablement de vrais risques à continuer.
Le jeu en valait-il la chandelle ?

Mais ses compagnons continuaient et Iskender n'était pas du genre à abandonner ses compagnons, même rencontrés depuis peu.
De toute façon, la vie elle même était pleine de risques alors un peu plus ou un peu moins...

Et là il y avait quand de l'argent à gagner et il lui en fallait pour continuer son périple à la recherche de Volubilis, même si cela ressemblait plutôt à un quête sans fin.

Le « Pachyderme » qu'il était s'avança derrière celle qui l'avait surnommé comme cela, l'arc prêt à tirer et les yeux aux aguets. Il envoya ses chiens un peu en avant de lui, au niveau de Maglie en espérant qu'ils puissent déceler le danger avant qu'il se matérialise.


« Ce brouillard ne me dit vraiment rien qui vaille... » se dit-il tout en se tenant prêt à rappeler ses chiens en cas de vrai danger.



"L’amour, c’est ne pas pouvoir empêcher le cœur de piétiner l’intelligence."
 
 
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écrit le : Samedi 26 Septembre 2026 à 15h33 par Baelsul
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La disparition soudaine du rapace avait vraiment surpris le demi-elfe. Néanmoins, lui qui avait une certaine connaissance des arcanes en conclut qu’il pouvait s’agir d’une illusion. Il partage ses pensées à ses compagnons tout en questionnant la raison et l’origine de cette illusion. Soit une action avait déclenché le sortilège, soit quelqu’un.

- Nous devons redoubler de vigilance, celui ou celle à l'origine de cette illusion ou de cette invocation ne souhaite probablement pas que nous nous aventurions ici. Soit c’est un déclenchement prévu par un piège et dans ce cas il y en aura d’autres, soit c’est quelqu’un qui l’a lancé et je ne crois pas qu’il abandonne si vite ! Il a probablement voulu, par un sortilège de la simplicité d’un enfant, accroître le péril de cette traverśee.

L’épais brouillard qui s'ensuivit, confirmait dans l’esprit du Cha’tel’quessir le pressentiment d’une volonté de cacher quelque chose. Avec un ton plus posé que celui de Maglie, il proposa à Iskender :

- Le flaire de tes compagnons peut nous aider à anticiper ce que l'œil ne peut voir au travers de cette brume qui brouille nos sens. Peux-tu leur faire comprendre cet enjeu et leur demander d’être nos yeux ?

Pour ne pas donner raison à Maglie qui prenait trop son rôle à cœur, l’elfe laissa Iskender suivre la halfline avec ses deux compagnons canidés. Il préférait fermer la marche, afin d’assurer les arrières du groupe et veiller sur Jauan. Ses projectiles permettent d’intervenir dans tous les cas.

- Poursuivons la progression. Maglie, tes meilleurs alliés sont tes oreilles et le silence désormais, surtout si quelqu'un t'observe déjà.


 
 
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écrit le : Samedi 24 Octobre 2026 à 21h59 par Ana N' Si
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??? jour du Mois des Fleurs, année des Dragons Renégats.
?? Kythorn 1373 (CV)
Lieu : Près de Crique-Pandion
Moment : Fin de matinée
Météo et températures : 18°C, brûme


Le petit groupe d'aventuriers avança prudemment sur le chemin qui s'enfonçait dans la brume. Jauan était le seul à avoir déjà mis les pieds sur le plateau mais la faible visibilité le rendait incapable de dire si quoi que ce soir, mis à part la brûme elle-même, était anormal. Après quelques minutes, les compagnons ne pouvaient guère voir plus loin que la position de leur compagnons. Les chiens d'Iskender se tenait à proximité de leur maître et il n'était pas nécessaire de pouvoir communiquer avec les animaux pour comprendre que la situation ne les enthousiasmait pas plus que les humanoïdes et que leur odorat afuté ne leur donnait pas un avantage conséquent.

Le brouillard semblait si dense que tous avaient l'impression qu'il résistait à leur progression et qu'il était presque tangible. L'odeur étrange qu'ils avaient perçue juste après la disparition de l'oiseau avait fait son retour mais elle semblait plus forte maintenant. Il était toutefois difficile de savoir si c'était parce qu'ils étaient plus proche de sa source ou si l'impossibilité d'utiliser pleinement leur vue étaient responsable. L'un après l'autre, en commençant par les chiens d'Iskender, tous eurent aussi l'impression que l'air pris un goût de cendres mais sans vraiment percevoir de particules sur leurs langues. Il y avait aussi dans l'air une sorte de chuintement qui donnait l'impression que le vent transportait des chuchotements, si ce n'était que personne ne parvenait à percevoir le moindre mot et qu'il n'y avait absolument aucun souffle de vent.

Lorsque Baelsul se tourna vers Laeylan pour lui poser une question, il réalisa deux choses au même instant: cette dernière semblait avoir disparu sans laisser de trace et le chemin qu'ils suivaient en avait fait autant. Tous auraient pu jurer que la seconde précédente, ils se trouvaient sur un chemin de terre battue mais ils avaient maintenant de l'herbe jusqu'aux chevilles et aucun chemin ne semblait s'ouvrir derrière eux. Observant les alentours, Maglie fut la première à distinguer ce qui ressemblait à un pillier, ou peut-être un arbre sans branches sur plusieurs mètres, se trouvant sur leur droite à une distance difficile à estimer. Mais, avant qu'elle n'ait pu communiquer cette decouverte à ses compagnons, une exclamation:
"Au secours!" se fit entendre, quoique faiblement, sur leur gauche. Personne ne voyait l'origine de ce cri et il n'y avait pas un autre son à entendre.



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PJ: Gunlann, Rhaugilath CLXXIV, Mirtzar (retraité)
PNJ: Alyndra, Morkab

Internet est de retour. J'essaye de me mettre à jour rapidement.
 
 
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écrit le : Mercredi 28 Octobre 2026 à 13h51 par Yvhann
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Maglie s’était arrêté net, une botte suspendue au-dessus de l’herbe humide, les narines frémissantes et la tête légèrement penchée. L’odeur lui rappelait quelque chose entre la foudre tombée dans une barrique d’eau salée et la cuisine d’un aubergiste qui aurait oublié son rôti sur le feu. Quant à ce goût de cendres, il lui laissait une désagréable impression de s’être brossé les dents avec le foyer d’un forgeron. Elle passa sa langue sur ses lèvres, grimaça, puis murmurait…

- Parsambleu… si c’est l’accueil réservé aux visiteurs, j’ose même pas imaginer l’état d’la table d’hôte.-

Les chuchotements sans paroles lui faisaient froncer les sourcils. Pas un souffle de vent, pas une brindille qui remuait, et pourtant, l’air semblait grouiller de secrets, de mystères et bien d’autres choses, qu’elle ne savait pas encore. Maglie n’était pas magicienne, hélas, et le monde persistait à lui refuser ce qu’elle estimait être un droit élémentaire, celui de comprendre les choses extraordinaires avant qu’elles ne tentent de lui arracher les orteils. Ensuite, elle aperçut la forme sur sa droite. Un pilier? Un arbre? Un vestige oublié par quelque civilisation qui avait eu la bonne idée de disparaître avant de devoir payer ses impôts? Elle plissait un œil, puis l’autre, espérant que son monocle lui fournirait une révélation digne des plus grands sages. À défaut, elle se contenterait volontiers d’une silhouette qui ne chercherait pas à la dévorer.

Elle s’apprêtait à signaler sa découverte aux autres lorsqu’un cri retentit sur leur gauche. Maglie se figeait. Son sourire disparaissait un instant, remplacé par une expression attentive. Elle tournait lentement la tête vers la provenance du cri, puis jeta un regard en arrière, là où le chemin aurait dû se trouver, mais… rien. Seulement cette herbe jusqu’aux chevilles et cette maudite brume qui semblait s’être refermée sur eux comme une gueule avide, malveillante, affamée.

Elle remua les lèvres sans émettre un son, puis adressait mentalement ses paroles à ses compagnons les plus proches, pour autant qu’ils fussent encore à portée de sa télépathie.
*Bon. Premièrement, personne ne court dans tous les sens. Deuxièmement, si quelqu’un a décidé de jouer les héros solitaires, qu’il me prévienne avant, que j’puisse lui facturer les frais de récupération. *

Elle marquait une pause, les yeux toujours fixés sur la brume. * Troisièmement, quelqu’un vient d’appeler à l’aide. Ça peut être une victime… ou un appât. Dans les deux cas, c’est rudement malpoli de nous faire attendre sans même nous offrir un verre. *

La jeune hin se baissait, effleurant l’herbe du bout des doigts. Elle cherchait des traces, une empreinte, une tige écrasée, n’importe quoi, qui pût lui apprendre si quelqu’un était passé par là. Ses gestes étaient précautionneux, son regard vif. La plaisanterie n’avait jamais empêché ses doigts de travailler, et une roublarde qui tenait à conserver ses doigts avait tout intérêt à écouter le sol lorsque le ciel se mettait à raconter des histoires. Elle se redressa ensuite sans quitter le pilier des yeux. Le cri venait de la gauche, la forme se trouvait à droite et le chemin s’était volatilisé. Trois directions, aucune garantie, et pas même un tavernier pour leur expliquer le plan des lieux. Elle ne put s’empêcher…


-Ah, ça, mes beaux amis, c’est du travail d’artiste! Nous séparer, nous désorienter, nous faire entendre des voix… y manque juste une enseigne « Bienvenue chez les idiots » et l’ouvrage sera complet. -

Elle glissait discrètement la main vers la garde d’une dague, puis fit un signe aux autres de ne pas s’éloigner. Son regard passait sur Jauan, Baelsul, Iskender et les chiens, cherchant à comprendre s’ils percevaient quelque chose qu’elle n’avait pas remarqué.

— Jauan, mon p’tit mousse, t’as déjà vu c’plateau-là, hein? Dis-moé donc si les poteaux poussent naturellement dans l’coin ou si on vient d’entrer dans le jardin privé d’un géant qui manque de mobilier. - Laissant échapper un petit rire, commun chez elle, mais celui-ci, mourut rapidement dans l’air sans vent avant d'ajouter...

-Quant à c’pauvre malheureux qui appelle à l’aide…-Elle se tourna vers la gauche, puis inclina la tête, comme une barde sur le point d’entamer une balade dont elle connaissait déjà la fin. L'écumeuse dit alors...

-Si c’est un innocent, on va l’aider, si c’est un monstre, on va l’éduquer, et si c’est un piège…- Elle souriait de nouveau, découvrant ses dents bien entretenues.-… eh ben, j’espère que le propriétaire a misé gros, parce que j’ai une réputation à entretenir. -

Maglie ne se précipitait pourtant pas vers la voix. Elle prit plutôt quelques pas de côté, cherchant à modifier son angle d’observation sans perdre de vue le pilier, tout en prêtant l’oreille au moindre changement dans les chuchotements. Elle voulait déterminer si le cri se répétait, s’il semblait provenir d’une distance constante ou si la brume jouait avec leur perception. Surtout, elle voulait savoir si ses compagnons entendaient la même chose. Car il y avait une différence entre secourir quelqu’un et se faire servir en pâture par une chose assez rusée pour emprunter la voix des malheureux.

Maglie Brumevent avait beau aimer l’aventure, elle préférait de loin être celle qui racontait la mauvaise plaisanterie plutôt que celle qui en devenait la chute. Elle se fit donc invitante…


-Allez, mes p’tits naufragés… gardez vos bourses près du corps, vos armes à portée de main et vos pieds sous vous. J’ai comme l’impression que la montagne vient d’ouvrir la bouche. Reste à savoir si elle veut nous parler… ou nous bouffer. – Cette fois-ci elle étouffait son rire en avalant sa salive comme si c’était la dernière fois, faute d’avoir du rhum pour se réjouir.




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