Quel est votre nom, voyageur ?
Mirtul (V) 1373, 3ème chevauchée
   

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> 16 de Kythorn 1383, le Gobelin Doré, [Mi'im et Nia]
écrit le : Samedi 17 Novembre 2018 à 18h21 par Urgoll Brisburn
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Après l'éclat de la jeune femme, le regard du félin revint vers le musclé .

Certes, Thulzum était puissant, imposant. Mais c'était aussi une figure publique, connue et reconnue.

Pour la même raison qu'il ne pourrait annoncer ses plans ici et maintenant, il serait tout aussi incapable d'agir directement dans les préparatifs nécessaires à toute révolution. En plus d'être difficile à contacter en secret.

Ce qui intéressait Nia pour l'instant, c'était les ouvriers de l'ombre, les discrets. L'humain qu'il fixait en faisait partie.
Chaton supposait qu'il était du même bord que Thulzum, et c'était le bon moment pour en être sûr. Comment réagissait-il à l'annonce des alliées, des plans secrets ?
Etait-il curieux, ou savait-il déjà de quoi il en retournait ?

Peut-être même avait-il quelque chose à dire ? Le félin, d'un geste de tête, le mit au défi d'aller prendre la parole. Une petite provocation gratuite qui avait peu de chance de marcher, mais si elle marchait Monsieur Muscle avait des chances de commettre un impair ou un autre.

Dans tous les cas il était important de commencer à engager la conversation avec cet homme. Même si pour le moment la conversation était entièrement non-verbale et à quelques mètres de distances.


 
 
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écrit le : Mardi 20 Novembre 2018 à 02h11 par Schninkel
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Toujours cloitré dans l’ombre près de la rambarde d’un balcon, Mi’im écoutait patiemment se développer son entourage d’avinés marins en quête de reconnaissance sociale. A son grand désarroi, les différences d’opinions n’avaient pas encore totalement plombé l’ambiance de la taverne. Les discours n’avaient guère été suivis des effets attendus. Alors que l’effroyable Hin songeait à se retirer avant que l’on ne commence à faire circuler quelques pétitions. Une voix familière vint l’interrompre dans sa minutieuse observation.

Il releva la tête pour dévisager le jeune combinard qui venait de l’interpeller. Malgré le dédain instinctif qu’il éprouva en se sentant aussi facilement découvert, Mi’im figea sur ses lèvres un sourire forcé, tout en l’écoutant confabuler. La présence d’esprit de l'arpenteur des tuiles lui faisait gagner du temps et éviter nombreux bavardages inutiles afin d’achever de décrypter la scène qui se jouait à ses pieds.


- J’suppose que t’es pas là pour le houblon. Tu t’intéresses à la politique ?

Il continua de le dévisager quelques secondes, tout en se demandant ce qui pouvait bien le motiver, outre une digne sincérité, si rare chez ses semblables. Que visait-il à travers cette franchise ?

Achevant sa courte réflexion par un soupir, il détourna le regard pour continuer de détailler la clientèle du Gobelin Doré. Il hocha la tête en direction de la salle, et reprit d’une voix terne à l’attention de son visiteur :

- Et elle ? Qui est-elle ?



"En observant vos ennemis sous un millier d’angles, vous trouverez mille manières de les tuer."

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écrit le : Jeudi 22 Novembre 2018 à 18h02 par Phineas
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Mi'im

Le gamin regarda la femme qui regardait le nain en contrebas. Il hocha la tête.

- Personnellement, non, mais dans mon boulot, faut se tenir au courant de qui commande. Elle c'est Nazima, la capitaine du Souffle Gris. Et l'une des cheffes des charpentiers. Ils se connaissent depuis longtemps, enfin, aussi longtemps qu'une humaine peut connaître un nain. On leur prête même une relation autre qu'amicale, m'enfin ça reste qu'une rumeur...

Il prit une gorgée. De toute évidence, il disait ça pour la conversation et n'avait pas grand chose à faire des affaires de lits des deux protagonistes.

- Elle et son équipage faisaient partis des corsaires pendant la campagne de Thesk. Comme d'autres, mais ils étaient suffisamment peu pour être plus ou moins tous connus. Enfin, ceux qui sont encore en vie.

Il se tourna vers un homme qui venait de se lever non loin d'eux. Il était plus jeune que les deux autres (en terme de nain évidemment, mais aussi par rapport à l'humaine. Vingt ans ou plus, maximum.). Il se pencha au dessus de la balustrade, et juste avant de parler, le gamin dit :

- Celui là je le connais pas.


Tous

Un jeune homme, bien habillé, tout du moins mieux que la majorité de ceux présents dans la salle se présenta à la balustrade. Globalement, la salle se tut lorsqu'ils comprirent qu'il allait parler. Nia compris bien que pas grand monde n'avait l'air de le connaître, mais l'évidente différence de richesse intimait à l'intérêt, et à la méfiance, apparemment. Ses cheveux blonds tirés en un courts catogans et sa peau propre et presque diaphane en disait long : il n'avait jamais vu un marteau de sa vie. Thulzum se retourna, lentement, alors qu'il s'apprêtait à répondre à la femme. Il fronça des sourcils.

- Maître Thulzum, Capitaine Nandel, dit il en guise d'introduction avec un sourire charmeur, vous tous, travailleurs et travailleuses. Je suis Eliaïm Farad. Oui, Farad, comme Thyon Farad, l'armateur, mon père.

A l'évocation de son ascendance, la tension monta soudainement en flèche. Si les armateurs auraient put, pour certains, être les alliés des ouvriers, ce n'était certainement pas le cas de celui-ci.

- Je ne suis pas mon père. Ne vous inquiétez pas... Pour commencer, je n'ai pas besoin d'une chaise à porteur pour me déplacer, la pique souleva quelques rires jaunes. Personnellement, je comprends votre colère. Il y a trop longtemps que les grandes familles s'enrichissent sur votre dos. Mais serait il vraiment utile de déclencher une révolte ? Que vous respectiez ou non les Dragons, le Royaume sera du côté de ceux qui, présentement, renfloue ses caisses. Les marchands. Le Trône est ruiné, mes amis, je suis sûr que vous êtes au courant ! Vraiécus, Longpouce, Baerlaer, ils sont plus riches, et donc plus puissant que le Trône. C'est eux qui font la diplomatie de l'or avec les autres nations, pas la flotte de Suzail ! Tout les marchands ne sont pas comme mon père... Et tout les marchands ne sont pas à Suzail. Il est sûrement temps de vous émanciper, oui, mais combattre les marchands est ce, une bonne idée ?

Bien sûr, il ne disait pas clairement qu'il fallait plutôt tourner sa hargne vers le Trône. C'eut été de la trahison. Mais cela suintait sous son discours. Un peu partout, le public se mit à discuter beaucoup plus vivement. Et Thulzum ne s'attendait de toutes évidences pas à ce genre d'intervention.


Nia

Le Tout-en-muscle finit par attraper son regard. Au début, il s'en détourna. Puis, peu à peu, constatant que le Chaton continuait de le fixer, et il le fixa à son tour. Au début, il se demanda pourquoi, et une trace d'énervement commença à poindre dans ses yeux. Et puis, il se rappela, haussa un sourcil et sourit, un peu narquois.

Il lâcha le chat des yeux quand Farad intervint, mais, une fois que celui ci eu finit, alors que ses voisins s'énervaient, il regarda à nouveau Nia.

Et à son grand étonnement, l'invita ensuite à venir le voir à sa table.


 
 
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écrit le : Samedi 24 Novembre 2018 à 22h53 par Schninkel
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Le petit-être se mit à sourire sous l’ombre de sa capuche. Il replongeait dans un monde ancien, une vie passée où les ténèbres et les superstitions avaient longtemps meurtris sa vie ainsi que celle de tous ses acolytes. Aujourd’hui, son maître n’était plus, mais l’héritage avait survécu.

- Même les grandes choses doivent périr, psalmodia-t-il inconsciemment.

C’est l’arrivée d’un nouvel intervenant qui attira l’attention de tous en réanimant les débats. Malheureusement, malgré une once d’espoir, « le fils de » semblait avoir à cœur de pacifier les tensions plutôt que de jeter de l’huile sur le feu. L’Halfelin ne savait pas encore précisément ce que les artisans étaient capables de faire, mais le choix paraissait déjà clair, œuvrer pour la noblesse traditionnelle ou pour les marchands opportuns.

¤ Dans la vie, soit on provoque la peur, soit on la subit. La peur est l’allié naturel du pouvoir, il serait naïf de penser que ce Nain était vraiment différent de tout autre dirigeant. Le chien courageux aboie fort, mais le chien malin, se tient prêt à mordre fort ! ¤

La réaction du chef de bande allait achever de préciser le fond de ses pensées, aussi, Mi’im espérait bien recevoir une réponse à la question soumise par la dénommée Nazima quant aux potentiels alliés que le Nain avait pour afficher autant d’assurance.



"En observant vos ennemis sous un millier d’angles, vous trouverez mille manières de les tuer."

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écrit le : Mercredi 28 Novembre 2018 à 20h07 par Urgoll Brisburn
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Un importun vint gâcher le petit jeu du chat et de la souris que Nia avait entrepris avec compère Muscle. Et c'était pour présenter encore une autre facette de la société.

¤L'argent-roi hmmm.¤

S'il était vrai que Chaton n'aurait pas dis non à une petite fortune, il avait du mal à accorder un quelconque pouvoir martial à la monnaie et aux marchands. Après tout lui même n'accordait de la valeur aux pièces que parce que d'autres le faisait, et il n'avait certainement pas besoin de commerçants pour survivre par lui-même.

Mais il ne s'agissait pas de lui mais des souris, et ces dernières ne pouvaient survivre qu'en bande. Des bandes de plus en plus grandes qui finissaient par s'appeler nation ou organisation.

S'il voulait un jour atteindre son but, c'était à ces concepts qu'il devait s'attaquer, les individus n'étaient au mieux que des passe-temps.

Toujours était-il que l'individu et ses positions presque anarchiques pouvait valoir la peine d'être retenu.


¤Eliaïm Farad hein, c'est noté.¤

Mais pour l'heure il s'agissait d'engager des conversations moins abstraites, à son grand plaisir Nia constata qu'on daignait lui parler. Il s'avança souplement et directement vers la position désignée par le colosse, tout en s'asseyant il commença :

-Bien le bonjour Maitre Tanen, merci pour votre invitation ! Je passais dans le coin et n'ai pu résister à la tentation de venir vous saluer. J'étais voyez-vous à l'affût d'une occasion de faire plus ample connaissance avec mes nouveaux voisins, du moins les plus compétents, pour nouer de saines relations de, ma foi, bon voisinage.

Si son sourire était détendu, sa main ne s'éloignait jamais beaucoup de sa sacoche à shuriken.

-Je me nomme Nia, j'espère que je ne vous dérange pas !


 
 
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écrit le : Samedi 01 Décembre 2018 à 20h17 par Phineas
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Nia

Le nain regardait le soi disait traître à son père avec circonspection. Pendant ce temps là, Nia faisait connaissance avec Tanen et ses comparses.

- Ah, le chaton à donc une mémoire, dit le colosse. Sa voix était profonde, et lorsqu'il parlait, on avait l'impression que les bruits environnants s'affaiblissaient. Il semblait aussi beaucoup moins stupide que ne l'indiquait ses muscles, malgré un évident coté provocateur. Pour dire la vérité, nous étions tout autant curieux de vous rencontrer.

Autour de lui, ses compagnons s’intéressèrent à la rencontre ostensiblement, quoique sans interrompre tout à fait leurs propres conversations. Il but une lampée de ce qui semblait être... de l'eau ? Avant de continuer.

- Ton copain est plutôt commun. Mais toi, personne n'a jamais vu de gars comme toi ici. J'veux dire, je suis pas sûr qu'on ai jamais vu un chat de ta taille dans la ville.

Alors, d'où tu viens dit moi ? Et qu'est ce que tu viens chercher dans la magnifique ville du Dragon Pourpre ?, l'ironie s'entendait dans ses derniers mots, qui vit s'élever quelques sourires autour de lui.


Mi'im

Lorsque l'halfelin avait laissé sortir sa maxime morbide, le jeune garçon paru choqué. Le vol, l'espionnage, d'accord, mais il était tout de même plein de vie. Il se leva.

- Ah, je vois des amis ! Et bien, Maître Halfelin, à la revoyure !

Quelques secondes plus tard, Thulzum, qui s'était tut jusqu'à là finit par répondre.


Tous

- Mon amour, dit il vers Nazima, ce qui fit rire nombre de personne dans l'assistance, dont l'oratrice elle même, nous savons tous qui domine la ville. Et la non-ingérence a été actée, dit il en souriant. Et nous avons des alliés en haut lieu. J'ai promis de ne rien révéler, mais, vous savez tous qu'après le Bal de l’Été, le palais réunis un conseil étendu, il tournait progressivement sur lui même pour regarder progressivement toute l'assistance.

Pour la première fois depuis des dizaines d'années, sous la régence de Son Altesse, l'ensemble des seigneurs ont été invités. Pas seulement les grandes familles. Tous, des petits barons aux grands ducs. Et la plupart d'entre vous savent que nombre d'entre eux ne sont pas sur la même ligne que les grandes familles, qu'ils soutiennent Sa Majesté, ou la Régente. Et certains sont tout aussi puissants qu'elles. Je ne doute pas que vous avez quelques exemple en tête.

Nous en saurons plus au sortir du Conseil. Mais je vous promets que nous y avons des alliés. Et oui, vous pourrez tous accédez à ce qui en sortira, les grandes lignes seront annoncées ici, dans les fonderie et dans les chantiers, autant dire, des lieux suffisamment grands pour toute les oreilles !

Son ton avait été beaucoup plus sérieux qu'auparavant. Il laissa un temps à tous pour faire les conclusion qui s'imposait. Nazima sourit et hocha la tête, retournant s'asseoir. Cependant, le nain n'avait pas terminé.

- Quand à toi, jeune Farad, n'espère pas devenir l'un de ces alliés par de belles paroles. Les marchands continuent de sous-entendre que vous contrôlez la ville. Oh, vous contrôlez le commerce, bien entendu. Mais qui contrôle les marchands ?, il fixa le jeune homme avec un regard inquisiteurs. Celui-ci se contenta d'un sourire de convenance pour sauver la mise. Mais il n'était de toute évidence pas si sûr de lui qu'il voulait le faire croire.


 
 
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écrit le : Dimanche 02 Décembre 2018 à 22h38 par Urgoll Brisburn
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C'était une excellente question. Qu'était-il venu chercher dans cette ville spécifiquement ?

Rien. Pour Chaton c'était la première grande ville humaine qu'il découvrait. Il en tirerait des informations, des ressources, et tâcherait de réduire l'endroit en cendre avant de passer à la prochaine.
Mais il aurait fait de même dans n'importe quelle autre cité.

La question était donc : qu'est-ce que cette ville pouvait lui apporter de plus qu'une autre ?


-Je cherche le bon équilibre entre l'organisation et le chaos j'imagine, répondit-il presque pour lui-même. Je viens de très loin, je fais partie d'une petite organisation qui aimerait s'implanter sur votre beau continent, et j'ai besoin de m'habituer à ce nouveau monde avant d'étendre nos activités.

Il allait partir sur cette version des faits pour le moment. Rien de ce qu'il disait n'était complètement faux, et pour Nia il y avait là matière à éveiller la curiosité de son interlocuteur.

-Notre spécialité est la résolution de problèmes en tous genre sans poser de questions et contre juste rémunération. Et c'est pour ça que je me permet de venir vous voir. Je recherche des personnes dotées d'un minimum de sens moral, mais qui n'ont pas non plus peur de casser quelques oeufs, à qui je pourrais offrir mes services pour faire mes griffes dans le coin.

Il laissa passer un court temps pour laisser le colosse digérer l'information avant d'ajouter :

-Vous êtes mes plus proches voisins qui ne sont pas fous à lier, vous avez l'air d'avoir a minima de menus problèmes... peut-être pouvons-nous nous entendre ?

La conversation captait la majeure partie de l'attention du félin, mais il s'efforçait quand même de ne pas perdre le fil de ce qui se disait de l'autre côté de la salle. Les informations suggérées par le nain était des plus intéressantes.


 
 
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écrit le : Mercredi 05 Décembre 2018 à 04h08 par Schninkel
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Dans la grande salle du Gobelin Doré, les rumeurs et les tensions semblaient avoir perdues en intensité. Voilà qui était bien fâcheux. L’assassin Halfelin se mit à bailler d’un air las. Sans un regard, il ne décrivit qu’un geste nonchalant au jeune homme qui venait de s’éclipser.

Ne sachant trop comment attiser les braises, il se contenta d’observer, les yeux mi-clos sous l’ombre de sa capuche. Il fallait certainement s’estimer heureux des informations qu’il venait de collecter. Cela n’avait pas encore beaucoup de valeur pour le moment, car toute la cité semblait obstinément se parer d’indolence et de poltronnerie en attendant le prochain bal de la noblesse Cormyrienne.

Ils avaient beau haïr les castes supérieures, les gueux prouvaient qu’ils dépendaient encore de l’action des puissants. En attendant, lui aussi devait renoncer à ses loisirs favoris.

Le petit assassin jura entre ses dents, et quand l’oisiveté fut trop importante, il décida de reprendre sa route. Profitant une dernière fois à son passage, de la formidable caisse de résonance de toutes les rumeurs qui couraient dans l’édifice.




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