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La Taverne des Royaumes Oubliés > Chronique Historique > Prologue (Alkor & Falrin) : Le Serment des Pères


écrit par: Phineas Lundi 23 Juin 2025 à 17h09
Le sel chargeait l'air, l'océan était loin mais la mer intérieur portait son lot d'iode. Là, de l'autre côté, le vent frappait les voiles et entre lui et la mer, Alkor contemplait Port-Ponant. Kythorn était bien avancé, et alors qu'il indiquait à Tonnerre de continuer sur le chemin, il repensait aux mois qui venaient de s'écouler…


La petite aventure qu'il avait vécu en arrivant au Cormyr s'était bien terminée. Il avait aidé Alyne à débouter les Carigans, qui, effectivement, pris par surprise, n'avaient pas été bien difficile à mettre hors d'état de nuire. La cormyrienne avait récupéré la perle de sommeil (qu'il ne reverrait jamais), et lui avait permi de récupérer ses affaires. Il avait avec plaisir retrouvé Tonnerre à l'extérieur. Aucun butin n'avait été pris, ils avaient solidement attaché les malfrats, et s'étaient dirigés vers Tilverton. Là, la garde était parti les récupérer pendant que Alyne faisait son rapport. Alkor avait été un peu perdu et n'avaient noté que peu de choses ce premier jour. Notamment que la jeune femme était visiblement assez bas dans les rangs de l'armée - quoiqu'elle soit respectée - mais aussi que son futur tuteur ne devait pas être n'importe qui. Dès qu'ils furent dehors, si on la reconnaissait, on lui donnait du « Mademoiselle », ou du « Madame ». Ils étaient resté à Tilverton ce soir là, profitant du festival. Alyne était aussi intelligente que dynamique et la nuit avait été longue en discussion et en boissons. Peut-être le jeune homme avait même t'il eu une petite déception en constatant qu'elle était tout aussi chaleureuse avec toutes les connaissances qu'elle rencontrait. Les affres de la jeunesse.

Le lendemain, ils avaient fait route vers le Sud et la soirée arrivant, ils étaient arrivé à Castel-Chêne. Si il apprendrait plus tard que le château et ses environs n'étaient pas aussi bien placés qu'il ne le croyait, sa première impression l'avait marqué. Le château et sied sur un plateau bas qui avait dû être une colline, paraissait ancien, et il l'était. Autour, dans la plaine s'étendait des champs. Les environs n'étaient pas très habités, si et là on trouvait quelques hameaux, une mine. Mais c'était l'endroit qui rendait la forteresse impressionnante. Au bord de l'Immer, faisant face à la Forêt d'Hulack, à l'ombre lointaine des derniers contreforts des Pics du Tonnerre, c'était quelque chose ! Alyne avait le sourire au lèvres en rentrant, elle lui avait expliqué qu'il y avait quelques semaines qu'elle n'était pas rentrée. Plus ils s'approchaient, plus on voyait des travailleurs dans les champs et au bord de la route. Alors que la porte sud de la Muraille approchait - elle l'appelait « Porte Grand-Maman », mais son nom était « Porte Aëlycia », sa grand-mère donc - les enfants commencèrent à courir à côté de Poliote et à rire avec la jeune femme.
Très probablement, Alkor en fut il soulagé, visiblement, la population appréciait la famille régnante. Les raisons lui parurent vite évidentes alors qu'ils traversaient le village. Ce qui devait dépendre du Seigneur, la voirie, les écoles, les temples et autres, étaient bien entretenus, mieux sans doute que le château lui même découvrirait il plus tard. Avec surprise, il entendit que la plupart des enfants avaient tous des rudiments d'elfe ou de nain, alors même que leurs familles n'avaient probablement pas les moyens de payer des professeurs. Le grand bâtiment sur lequel figurait le mot « Ecole » qui se trouvait sur la place en était certainement la raison. Son père le lui avait dit, nombre était les dirigeants qui rechignaient à pousser l'éducation, parce que la culture était le terreau de l'opposition. Visiblement, les De Sarrière étaient suffisamment appréciés pour ne pas se soucier de méthode aussi peu sympathiques.

Il avait rencontré, ce soir là, Thoral de Sarrière. Son père lui avait parlé de son ami comme un homme enjoué, toujours prompt à la blague, et loyal. Il ne savait pas vraiment à quoi il s'attendait, mais il ne fût pas déçu. Alors qu'ils arrivaient dans la cour du château, Alyne le guida vers les écuries. Là, un colosse d'une cinquantaine d'année retenait la patte d'un étalon pendant que le maréchal-ferrant soignait son sabot. L'opération était périlleuse, mais il y avait visiblement une raison pour qu'on endorme pas le cheval. Ils observèrent l'opération de loin, attendant qu'elle se termine et que la tension se dissipe. La chose finit en une tape sur l'épaule des deux hommes alors que le colosse en chemise se tournait vers Alyne. Celle-ci, perdant la retenu que Alkor lui avait vu jusqu'ici se jeta sur lui avec affection. Il fit vite le lien entre les cheveux de sa guide et la grosse barbe rousse de l'homme. Thoral de Sarrière, Seigneur du château, Connétable du Royaume… aidait son maréchal-ferrant à changer un sabot.

La chose ne l'étonna plus au cours de la semaine à venir. Le Dragon Pourpre pris vite le jeune Alkor sous son aile, et il découvrit que malgré le fait que Thoral était un homme simple, il pouvait aussi être sévère, déterminé et était particulièrement respecté par ses hommes. Le premier jour, ils explorèrent les environs, le second, Alkor appris les grandes lignes de l'histoire des Royaumes, au troisième il eut ses premières passes d'armes. Thoral était un expert de la hache, mais il n'eut besoin que de trois feintes à l'épée pour mettre Alkor au tapis. Malgré tout, il resta encourageant...

Malheureusement, cet entrainement qui commençait sur les chapeaux de roues ne dura pas. A la fin de cette décade, Thoral du partir, et Alkor fut laissé aux bons soins de Dame Jemma - la comtesse -, Torik - le maître d'arme -, bien d'autres serviteurs et tuteurs, et bien sûr Alyne.

S'était il passé quelque chose entre la belle héritière et Alkor... seul lui même pourrait le dire. Mais il en avait appris beaucoup sur l'art de la guerre et de la paix, comme sur la famille qui l'accueillait. Les De Sarrière comme il l'était aujourd'hui remontaient à 5 générations avec Alyne. La famille avait été fondée par son arrière-arrière-arrière-grand-mère Eliza, récompensée par ses services en tant que capitaine des Dragons de la Famille Rowanmantel par ce petit bout de terre et, alors, le titre de baronne. Elle avait épouser un elfe, Then'dae, qui avait disparu lorsque son fils, Morgral, était mort dans une embuscade. Laissez seule, sa sœur, Léa, épousa un arboriculteur du coin, Thomas Rivière. C'est de leur union que naquit le blason de la maison, un chêne de Bronze sur fond carmin. La maison sembla avoir de nombreuses aventures de génération en génération, jusqu'ici.

Pendant des mois, on lui appris la lame, la politique et le pistage. Et puis Thoral ne revenait pas. Cela n'étonnait pas beaucoup sa famille, habituée à voir le seigneur disparaître à cause de ses obligations d'officier. Mais, un jour, Alkor en particulier reçu une missive :


PARCHEMIN
Mon garçon, je te demande de ne parler de ce message à personne. J'ai besoin d'aide. Rejoint Port-Ponant au plus vite, je t'y trouverais. Je t'envoie également une autre lettre, expliquant que je t'ai trouvée une place pour quelques semaines sur un navire de la flotte, ce n'est pas vrai. Mais si jamais Alyne décide de t'accompagner à Suzail, cherche Abonir, c'est le capitaine du Rugissant. Il fera mine de te prendre à bord le temps que ma fille ne se doute de rien.

Brûle ce parchemin une fois la lecture terminée.

Je t'attends au plus vite.

L'ami de ton père.


La missive ne contenait pas les codes de courtoisie qu'on lui avait appris et il sentait l'empressement de son tuteur... mais qu'allait il faire ?

écrit par: Alkor Vendredi 27 Juin 2025 à 15h12
Alkor était en vue de Port-Ponant, il respirait l’air iodé et laissait ses cheveux au vent. Il posa la main sur sa joue. Des souvenirs instantanés lui revenait. Il sentait les douce lèvre d’Alyne. Elle lui avait souhaité un bon séjour en mer et elle était déjà pressé de le revoir. Il se souvenait de son doux sourire et se sentit partir en rêverie quand Tonnerre se mis en marche vers la ville. Il fut surpris et faillit perdre l’équilibre. Il se retint au pommeau et reprit son assise.

- J’ai l’impression que tu reçois mes pensées et que tu es jaloux mon bon Tonnerre.

Il reprit les rênes tout en souriant. Il avait du jouer d’astuce pour ne pas se trahir et révéler sa mission. Chaque fois qu’Alyne parlait de son père, il se sentait mal à l’aise de lui mentir mais il s’était donné sa parole d’obéir à la demande de Thoral De Sarrière. Il avait commencé à le former et Alkor se forçait à être le meilleur possible. Il ne devait pas faire d’erreur, les elfes des étoiles comptaient sur lui pour revenir plus fort et plus valeureux. Il avait le devoir d’être le meilleur dans ce qu’il faisait s’il voulait être digne de ses parents. Il avait retenu toutes les leçons, que ce soit en combat ou bien dans la façon de diriger son peuple. Il avait eu toutes les leçons pour être performant dans ce rôle.

Alyne l’avait accompagnée jusque Suzail, ce fût de bons moments passé avec la fille de son hôte. Il se sentait un peu bête quand il était avec elle mais il savait qu’elle comptait pour lui. Le capitaine Abonir fut des plus convainquant et l’emmena à bord de son bateau pour un bout de voyage. Il le déposa à Ilipur et Alkor fit la route jusque Port-ponant avec Tonnerre. Il s’intégra dans une caravane pour ne pas être seul sur les routes de la Côte des Dragons. Son voyage se passa sans encombre et maintenant il était arrivé en vue de Port Ponant.

Maintenant qu’il était devant la ville, il se demanda où il pourrait retrouver Thoral. Il ne se souvenait pas d’une quelconque indication dans sa lettre. Il se dirigea tranquillement vers la cité en réfléchissant aux possibilités. Il devait faire attention à son matériel car cette ville était réputée pour ses voleurs. Ce n’était pas le genre de ville qu’il appréciait au regard de sa réputation. Dans tous les cas, Alkor se dirigea vers les quartiers de la noblesse en espérant pouvoir se renseigner une fois là-bas.

écrit par: Phineas Samedi 28 Juin 2025 à 14h14
- Suzail c'est la ville des courtisans et des belles robes !, avait dit Alyne, amusée, la journée qu'ils avaient passé dans la capitale, même maman n'aime plus trop ça

Probablement Alkor n'aurait il rien contre voir la jolie cormyrienne en robe, mais visiblement ce n'était pas le jour. Ils étaient d'abord passés par la caserne des Dragons, au bord du port, où le jeune homme avait rencontré Abonir, qui avec une subtilité excellente avait réussi à détruire tous les doutes de sa compagne du moment avant même qu'ils apparaissent. Le navire embarquait dans la soirée et il y avait donc eu une journée assez tranquille où Alkor avait eu la possibilité de visiter. Si il pouvait comparer Castel-Chêne ou Tilverton à ce qu'il connaissait en Damarie, Suzail c'était autre chose. La ville était immense, tout s'y croisait, les lourds galions croisaient dans la baie. Sur les quais, les lourds marteaux frappaient l'acier dans les chantiers naval, les marchands fleuraient autant les épices calishites que l'artisanat sembien et puis les tours de l'Académie des Mages et les flèches du Palais Royal surplombant le tout. Alkor compris comme l'ancien roi, sa Majesté Azoun IV, avait pu monter la croisade contre les Tuigans et s'opposer à leur alliance avec les thayens.

Suffisamment bien accompagnés, ils avaient pu faire un tour dans le quartier nobles où s'enchainaient villa et petits palais. Si il avait appris que le Royaume était une monarchie absolue et que les nobles n'avaient techniquement pas de pouvoirs officiellement, la chose était évidemment plus complexe.


- Ah... La c'était le manoir des Bleth, lui avait dit Alyne en passant devant un manoir opulent mais qui avait l'air abandonné, ils dirigaient le consortium des Sept Soleils, techniquement, pas de pouvoir, mais je te laisse imaginer l'influence que peut avoir la famille qui dirige l'une des plus grande entreprise marchande du continent. Sauf qu'ils ont tenté de d'assassiner sa Majesté il y a quatre ans. Ils ont été immédiatement banni durant la régence.

Elle avançait et présentait ci et là des familles, plus ou moins d'importance. Il sembla vite à Alkor que les anecdotes amusaient plus Alyne qu'elle ne portait vraiment d'importance au système. Mais il comprit vite que les nobles avaient factuellement plus de pouvoir que les textes officiels ne le disaient. Juste après avoir passé l'immense manoir des Chasseargent - l'une des trois maisons princières - ils s'arrêtèrent devant les jardins royaux.

- Je me souviens qu'avant d'être accepté chez les Dragons, j'ai du participer à un bal ici. Maman voulait me trouver un parti, mais, disons que l'armée à un peu interrompu ses plans, encore une fois, ça l'amusait. Mais bon, comparé à Sabetha, je pense que c'était une moindre déception.


Alkor avait vu un portrait de la sœur ainée d'Alyne dans le château mais le sujet semblait... compliqué. Alyne semblait triste en en parlant, les serviteurs ne voulaient pas trop en parler, quant au Comte et à la Comtesse, il n'avait même pas essayé d'évoquer le sujet.

C'est en pensant à cette heureuse journée qu'il continuait sur son chemin. Etonnement, il ne se sentait pas excessivement anxieux. Il ne savait pas où trouver son tuteur, et il doutait foncièrement que donner son nom sans plus de précaution était une bonne idée. Il constata aussi qu'avant même d'entrer dans la ville, il y avait de nombreux bâtiments où il pourrait commencer, notamment quelques tavernes et auberge le long des routes, et les maisons des quelques fermiers du coin. Peut-être était ce moins dangereux de commencer là. Moins dangereux mais possiblement moins efficace... choix difficile.


écrit par: Alkor Mercredi 02 Juillet 2025 à 15h19
Alkor commençait à s’approcher de la ville. Son tuteur pouvait être partout, il se souvenait de ses rencontres avec le peuple. Il était à l’aise avec tout le monde. Sa grande barbe rousse n’était pas des plus commune, il pourrait utiliser ce détail pour avancer dans sa recherche.

Ce message qu’il avait reçu lui fit comprendre que la mission n’était pas diplomatique. Thoral n’était pas à Port-Ponant pour représenter le Cormyr. Son idée de se diriger vers le quartier des nobles était peut-être une mauvaise idée.

Il se tenait droit sur sa monture mais il se demanda s’il devait plutôt passer incognito. Il regardait autour de lui pour voir s’il était surveillé. D’un seul coup, il se sentit plus suspicieux avec son entourage. Il avança doucement et se trouva bien visible comme ça sur son cheval. Il descendit de Tonnerre et continua sa route. A la prochaine auberge, il s’arrêtera pour s’imprégner de l’ambiance de la ville et pour commencer ses recherches.

écrit par: Phineas Jeudi 03 Juillet 2025 à 00h45
Alkor

Alors qu'Alkor s'apprêtait à reprendre la route, il se passa exactement ce à quoi il venait de penser. Visiblement après avoir trotté pour le retrouver, un vieux nain aux cheveux noirs apparu à côté de son cheval.

- En v’la un beau ch’val ! Permets moi une p’tite curiosité, tu s’rais pas un ami d’l’Alyne et du Mael Cheval ? Tu t’diriges toi aussi à Port-Ponant ?

Alkor resta figé un instant avant de se souvenir. Alyne évidemment. Quant à Mael Cheval, il s'agissait lui semblait il de l'un des officiers Pourpres arrivés à Castel-Chêne peu de temps avant son départ. Sans vraiment qu'il ne s'en mêle, une expédition vers les montagnes s'y était préparé, mais il avait surtout passé du temps au château et n'en avait entendu que des échos.

Ce nain, donc... venait du même endroit que lui ?



Falrin

Le demi-elfe juché sur son cheval que Falrin avait devant lui, il en était désormais sûr, était bien le gamin qu'il avait croisé une ou deux fois quand il discutait avec Torik à la porte du château. Il était rarement très loin de l'héritière, Alyne et le vieux nain n'avait pas tardé à remarquer les émois des jeunes humains (et ce n'est pas le bout d'elfe que le garçon avait en lui qui changerait quoique ce soit).

Le garçon semblait le reconnaître, et en recollant les bouts de leur histoire, peut-être allaient ils pouvoir avancer plus vite...

écrit par: Alkor Jeudi 03 Juillet 2025 à 15h28
Au moment de descendre de cheval, Alkor se fit interpeller par un nain. Une fois sur ses pieds, il se tourna vers la personne à coté de lui. Il le regarda avec un sourire un peu pincé.

- Bonjour monsieur !

Il inclina la tête pour saluer ce personnage. Il le regarda attentivement et se souvint de lui. Alkor regarda son cheval et lui caressa la tête.

- Merci pour lui. Il s’appelle Tonnerre.

Alkor l’avait bien vu dans la forteresse. Il était apparemment prévu pour une mission vers les montagnes. Il était souvent avec cet officier pourpre et le maitre d'arme Torik.

¤Pourquoi se trouvait-il ici à Port-Ponant ?¤

- Je me rappelle de vous, vous n’étiez pas prévu pour une mission vers les pics du tonnerre ? De ce fait, qu’est-ce qui vous amène ici si loin de castel-Chêne ?

Alkor attendit la réponse de ce nain qu’il trouvait un brin sympathique avec son accent de campagnard. Une image fugace d’Alyne apparut et Alkor avait son sourire niais de jeune homme amoureux. Il ne pensait pas qu’elle lui manquerait autant.

écrit par: Falrin Grandtranchant Lundi 14 Juillet 2025 à 21h25
Le prêtre-nain ne s’arrêta pas à la réponse concernant le cheval. En tant qu’ancien paysan il n’y connaissait pas grand-chose en canasson de guerre, lui c’était plus les bêtes de bâts et les cultures son domaine.

- Ah jeune homme, je vois qu’tu m’remets aussi ! Eh ben figure toi qu’on n’a pas pu y’aller à Havre-Tonerre, l’expédition a tout simplement été abandonnée. En réalité c’est l’bon Torik qui m’a envoyé sur cette piste, et pis j’avais ben envie d’me dégourdir les jambonneaux. C’t’était une belle mission mais on est resté planté et ça j’aime pas trop.

Puis après une pause, ne sachant pas s’il devait révéler la teneur de sa quête, il se décida a en dire un peu. Il n’était pas homme de grande confidence et n’avait pas non plus une réputation d’enquêteur ou d’agent, ni en Cormyr ni nulle par ailleurs. Alors si on lui avait confié cette mission c’était qu’elle ne devait pas être vraiment secrète.

- J’suis à la recherche de Thoral, paraît qu’y s’rait à Port-Ponan ou qu’il y serait passé. M’enfin j’vous dis ça, ce ne sont peut-être que des racontars, ajouta-t-il pour alléger le propos.

Se caressant la barbe, il apprécierait bien une bonne chope bien fraîche, les bulles lui allégeraient les pensées et un peu de sommeil apaiserait ses pieds :

- Si t’veux on s’partage une chopinette, comme ça tu m’racontes c’qui t’amènes ici. Ça me démange le gosier.

écrit par: Alkor Mercredi 16 Juillet 2025 à 14h45
Ainsi le nain avait abandonné sa mission pour une autre. Alkor resta un peu sur la défensive mais quand il lui annonça derechef celle-ci, il comprit qu’il pouvait faire confiance à ce compagnon qui pourrait l'aider à retrouver Thoral.
Apparemment, on avait décidé de partir à la recherche de son mentor à Castel-Chêne. Alkor aussi commençait à s'inquiéter de la situation. Ce nain a été rapide pour le rejoindre ici, il a été certainement aidé par un magicien. Alkor commença à regarder autour de lui et fit signe au guerrier de baisser le ton.


- N’ajoutons pas de détail devant tout le monde lui chuchota-t-il.
- Je suis bien d’accord pour partager " une chopinette" avec vous mais nous devons rester discret car l’endroit n’est peut-être pas favorable au connétable. Il faudrait trouver un bar où on peut discuter tranquille.

Alkor fit signe à Falrin de passer devant lui.

- Je vous suis camarade.

écrit par: Phineas Jeudi 17 Juillet 2025 à 12h12
Après quelques minutes de marche, échangeant des mondanités, et être passés devant deux auberges, toutes deux gardées par des gardes lourdement équipés, ils arrivèrent à ce qui semblait être la seule taverne à l'extérieur de la ville. Du moins de ce qu'ils en avaient vu jusqu'ici.

Le Poisson Vide était une grande taverne sur la même route où se trouvaient les deux auberges précédentes, la Cockatrice Crachante et l'Oeil de la Sentinelle de l'Ouest (un nom un peu long, il fallait l'avouer). De l'autre coté de la route perpendiculaire, se trouvait une troisième auberge, l'Homme Penché. Derrière eux lorsqu'ils se tournaient vers la porte de la taverne, se trouvait quelques champs, et derrière les murailles de la ville. Quelques bâtiments hauts dépassaient par dessus les murs.

Aussi proche de la sortie des marchands, il y avait bien plus de personnes sur les routes et d'ailleurs, la taverne semblaient être déjà pleine. Rien ne leur sembla étonnant, et ils se dirigèrent vers une table. L'affluence était telle qu'ils n'eurent guère peur de se faire entendre.

Ils commencèrent à discuter. Falrin expliquant qu'il n'était parti que quelques jours après lui, et que ce n'est que les hasards de la route qui faisait qu'il avait réussi à le rattraper. En y réfléchissant bien, d'ailleurs, Alkor se rendit compte qu'ils avaient un peu trainé sur la route. Ils avaient même perdu une demie-journée lorsque Alyne avait voulu s'arrêter à Aunklance, un petit village à la croisée d'Immersea pour discuter avec les marchands de chevaux qui s'y trouvait. Puis à Hilp, où ils avaient été reçu pour la nuit par le Seigneur Dzavar, qui connaissait la famille de Sarrière et les accueilli avec chaleur. Cette nuit là d'ailleurs les deux compagnons avaient discuté sur le balcon commun de leurs chambre jusqu'à une heure tardive... Falrin au contraire, semblait avoir tracée sa route sur le poney prêté par le maître d'armes.


- Messieurs, que pouvons nous vous servir ?, le souriant et bedonnant serveur, qui devait certainement être le gérant des lieux, était apparu comme par magie a coté de leur table, nous avons une excellente bière en provenance directe d'Eversult en ce moment, un délice !

écrit par: Falrin Grandtranchant Vendredi 18 Juillet 2025 à 19h21
Sur la discrétion, le prêtre-nain n’était pas en désaccord même s’il ne voyait pas vraiment ce qui aurait pu leur arriver. Sur le trajet, il prit le temps de se présenter, ainsi que sa ferveur pour Haela. Il n’avait pas d’apriori sur les traits elfiques de son interlocuteur, lui qui avait toujours vécu dans un environnement cosmopolite et surtout en dehors de communautés exclusivement naines.

Arrivés à l’auberge, les choses sérieuses allaient pouvoir commencer :


- Ohhhh !!! s’exclama Falrin, une excellente bière ? De quel type ? Mon gosier de nain veut bien l’éprouvé, mais j’vous prends au mot, elle doit être excellente !

Une fois le gérant des lieux réparti, le nain en profita pour questionner Alkor sur sa présence à Port-Ponant :
- C’t’une drôle de coïncidence tout d’même, j’étais en Téthyr pendant quelques mois précédemment et voilà que j’arrive à peine dans la Région et qu’mon ch’min croise le tiens a deux r’prises. Alors qu’est-ce qui t’amène ici toi ?

Il avait posé la question en baissant très légèrement le timbre de voix pour prendre la tonalité de la confidence et surtout éviter d’être entendu pas n’importe qui.

Sirotant sa bière, Falrin en profita également pour présenter les raisons de sa venue, en évitant toutefois de mentionner le nom de Thoral à l'oral. L’opération sur Havre-Tonnerre devait être menée par lui et sans sa présence l’ordre avait été donné de disperser les troupes. La déception du nain avait été grande devant la possibilité de faire renaître l’empire nain, ou du moins retrouver sa trace. Alors qu’on lui avait demandé d’aller à sa recherche, Falrin avait accepté sans détour lui qui n’aimait guère tourner en rond et surtout avec l’espoir de peut-être relancer l’expédition.

écrit par: Alkor Lundi 21 Juillet 2025 à 14h54
Alkor suivit le nain, il ne fit que se présenter vaguement auprès de Falrin. Il lui précisa qu’il était de Damarie et qu’il était venu pour parfaire sa formation de chevalier. Falrin a pu deviner qu’Alkor était imprégné du code de la chevalerie et qu'il s'attendait à un grand destin.

En réfléchissant vite fait, il s’aperçut qu’il avait effectivement pris du temps pour arriver ici. L’arrivée à l’auberge interrompit un peu la discussion et surtout l’apparition surprenante de l’aubergiste. Alkor fut légèrement surpris et accepta avec un sourire la pinte de bière.


- Je vous fais confiance mon bon tavernier.

Il regarda le bonhomme repartir et se tourna vers le nain. Il regarda autour de lui pour voir si personne ne les écoutait. Il approcha son visage du nain.

- J’ai l’impression que je peux vous faire confiance, je suis ici à la demande de mon mentor. Il souhaitait que je le rejoigne rapidement en ne prévenant personne.

Lorsque le serveur servit les pintes, Alkor s'interrompit et lorsque qu'il fut parti, il écouta les propos du nain sur son besoin de trouver Thoral.

- De ce fait, nous sommes à sa recherche. On pourrait s’entraider ?




écrit par: Falrin Grandtranchant Mercredi 23 Juillet 2025 à 06h24
Le nain était ravi, à peine arrivé et il croisait un visage familier prêt à mettre la main à la pâte pour retrouver Thoral :
- Plutôt que nous entraider, menons l’enquête ensemble. Mon instinct m’dit qu’on n’est pas tombé dans une ville paisible et accueillante, Qu’va falloir jouer des coudes !

Falrin joua carte sur table, et expliqua que malheureusement il n’avait que peu d'informations, à part cette colère qu’il avait vu sur son visage au moment de son départ. Le prêtre-nain cherchait à mettre en commun ce qu’il savait.

Au détour de la conversation, il en profita pour mieux se connaître, attendant de son interlocuteur qu’il fasse de même :
- J’suis un paysan du Turmish ! Et pis chui tombé amoureux d’Haela ma déesse, c’t’elle qui m’a guidé et à rendu mon bras et ma vie à nouveau utile. Alors maintenant j’essaye d’lui rendre la pareil, de protéger les guerriers, ceux qui s’battent.

Il évita soigneusement d’éviter de raconter les déboires qu’il avait malheureusement connus avec sa défunte épouse et qui avaient été le réel moteur à son changement de vocation.

- J’ai voyagé d’puis l’Téhyr à l’appel de mon clergé pour cette mission dont j’t’ai parlé dans la montagne, alors j’vais pas lâcher pour si peu !

Il reprit une large gorgée dans sa chopine, laissant s’échapper quelques gouttes qui ruisselèrent le long de sa barbe tressée. Il appréciait cette arrivée en ville, même s’il ne voyait pas bien comment démarrer sa recherche du bon Thoral

écrit par: Phineas Mercredi 23 Juillet 2025 à 14h23
Alors qu'ils discutaient, une pluie drue commença à tomber, soudainement, dehors. Pour quiconque avait séjourner un certain temps dans une ville proche d'une mer, ce n'était pas très étonnant. Les évènement orageux étaient aussi brefs que subit. Mais peut-être n'était ce pas le cas de ces deux là.

Une flopée de personnes trempées entrèrent conséquemment dans la taverne. Dont un certain nombre semblaient plus locaux que la moyenne des clients présents jusqu'ici à bien y regarder.

Soudain autour d'eux, la conversation sembla très rapidement se concentrer sur un seul point : un duel venait de se dérouler en ville entre un certain Odour, un colosse - qui visiblement avait gagné - et un autre, dont ils peinèrent à comprendre le nom.

Tout cela se passa bien vite, et pendant qu'ils continuaient leur conversation.

écrit par: Alkor Jeudi 24 Juillet 2025 à 10h06
Alkor but une gorgé de cette bière. Effectivement, elle était bonne pour lui, même s’il n’avait pas l’expérience de Falrin pour les bières. Il écouta le récit de celui-ci et son visage s’éclaira. Il trouva ce nain bien sympathique et entrainant.
Alkor lui raconta un peu sa vie d’avant. Il était bercé par les récits de chevalerie et il trouvait que Thoral était le genre de chevalier qu’il voudrait être. Il parla aussi d’Alyne avec toujours les yeux qui pétillaient. Il lui précisa qu’il ne savait pas où chercher son mentor et qu’il ne lui avait donné aucune indication. Connaissant le chevalier, il pensait qu’il était tout de même dans les quartiers nobles de la ville.


- Il faudrait commencer par la haute-ville. En même temps, il m’a dit qu’il me trouverait à Port Ponant. Je pense qu’il doit guetter mon arrivée et il va me contacter. Après cette pinte, allons faire un tour en ville pour se faire voir.

Il n’avait pas trop fait attention à la pluie qui tombée mais lorsque les clients parlèrent d’un combat avec un colosse, il tendit plus l’oreille aux conversations. Il espérait avoir plus de détails sur celui-ci. Il se souvint de sa première rencontre avec Thoran et celui-ci lui avait semblé immense comme "un colosse". Il se tourna donc vers Falrin.

- Ecoutez moi ce récit de combat, cela pourrait être lui ? Il ne vous a pas fait l’effet d’être un colosse ?

Le brouhaha était tel qu'Alkor n'entendait pas grand chose. Il décida de se lever et se dirigea vers celui qui en parlait le plus.

- Dites donc mon brave, vous pouvez m'en dire plus? Venez je vous paie une pinte.

Je lui montre où est notre table et je lui fais un grand sourire.

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écrit par: Falrin Grandtranchant Lundi 18 Août 2025 à 09h53
Bien heureux de ne plus être sur la route, le nain apprécié d’être au sec et d’éviter une saucée à son arrivée. Elle rendait souvent les gens moins enclins à sourire ou un coup de main. Chacun traçant sa route.

Sirotant sa bière, Falrin écouta attentivement le récit du jeune demi-elfe. Ils avaient une centaine d'années d’écart en sentant bien que l’évocation de la belle Alyne ne laissait pas Alkor indifférent. Ses désirs de chevalerie lui donnaient un côté naïf dans ce monde parfois brutal, d’autant plus dans cette ville qui semblait s’asseoir sur tout principe de noblesse.


- Va pour la haute’ville ! J’connais pas l’coin et faudra ben démarrer que’que part. Attendons qu’la pluie passe, on risqu’rait d’tourner dans la boue sans trouver grand monde dans ces ruelles.

Le prêtre-nain ne prêta qu’une attention limitée à l’arrivée du groupe qui venait à peine d'entrer. Ce genre d’événement devait être courant dans une ville ayant cette réputation. Mais le demi-elfe lui s’arrêta sur un détail :

- Ma foi, ça m’semble un peu rapide comme conclusion. Pas sûr qu’il ait choisit un nom comme Oudour, ça lui r’semble pas. Mais bon, faute de mieux, ça vaudra l’coup d’garder une oreille attentive sur’l’sujet.

Falrin resta ensuite assis, observant son nouveau compagnon questionner les nouveaux venus. Il se tint néanmoins sur le qui-vive, les tensions dans les auberges étant vite arrivées.

écrit par: Phineas Lundi 01 Septembre 2025 à 10h32
Comme souvent avec les climats côtiers, la pluie cessa aussi brusquement qu'elle était tombée. Dehors probablement les rues étaient elles désormais pleines de boue. Voyant que, peut-être, ils se préparaient à partir, la serveuse revint leur demander l'addition.

- Messieurs, dit elle avec un sourire charmeur, je vous vois sur le départ, je ne voudrais pas le retarder. Je viens donc chercher le réglèrement pour deux bières, le tout pour une pièce d'or, nous acceptions les Lions et les Bicenta.

Une pièce d'or ? Et bien, le prix était exceptionnellement élevée, et ils comprenaient maintenant pourquoi la salle était essentiellement emplie de marchands, ce qui leur avait auparavant échappé. Cela expliquait également pourquoi il n'y avait pas de cartes en évidence.

Alors que, probablement, ils se préparaient (ou non), à payer, Falrin alors à la table, ne pu échapper au regard des deux gardes à côté de la porte, par ailleurs.

Car Alkor s'était levé et avait rejoint un autre client. Un humain a la face burinée par le soleil et le sel. Il resta un instant déconcerté par Alkor, d'autant qu'il avait déjà une choppe en main, mais il le saisi bien vite par les épaule.


- A mon garçon, c'était un sacré truc que c'lui ci ! On l'avait jamais vu s'battre, d'juste lui et son grand fauchard devant la maison d'son patron là. Je sais pas c'qu'il à fait le Garvel, mais visiblement il méritait une sacré correction. Et il a perdu une main dans l'aventure ! Odour il a a peine bougé, clac, clac, plus de main, incroyable j'te dis.

Ses amis acquiescèrent, visiblement le combat avaient effectivement été aussi court qu'impressionnant.

écrit par: Alkor Jeudi 04 Septembre 2025 à 15h37
Alkor écouta les propos de l’homme et lui montra qu’il était demandeur de détail. Alkor pensait connaitre la façon de combattre de Thoral. Il avait passé une décade à se faire laminer par la technique de combat de son tuteur. Les souvenirs lui revenaient en tête. Il avait une façon particulière d’engager le combat et de le terminer. Il pourra donner peut-être des détails physiques de ce Odour.

- Oh, eh bien dis donc, venez me donner d’autres détails. Votre histoire me donne l’eau à la bouche et allons commander.

Il le prit par l’épaule et l’emmena vers la table. Il croisa le regard charmeur de la serveuse. Il lui dit avec son plus beau sourire

- Nous ne partons pas tout de suite. Servez donc une pinte à notre ami ici.

Il désigna l’individu avec un grand sourire et le fit s’asseoir à coté de lui.

- Je suis curieux de connaitre son équipement et la façon qu’il a de se battre. Racontez-moi tout, je suis friand de ces combats et mon camarade aussi.

écrit par: Phineas Vendredi 05 Septembre 2025 à 02h00
A l'idée du bière gratuite, l'homme suit Alkor sans problème. Il dit s'appelait Carol, et s'installe avec eux :

- En vrai je sais pas trop c'est quoi son arme. Une sorte de longue lame au bout d'un bâton, pas vraiment une lance, pas vraiment une hallebarde. Je crois que j'ai déjà vu des types du quartier shou en porter.

Il but une grande lampée de bière. Et lâcha un rot.

- Mais c'était assez impressionnant. Je veux dire, y'a des bons bretteurs, et des combattants complètement cinglé dans cette ville. J'ai vu des bastons de tarés, et puis y'a des morts, souvent. Mais là, ça on voit pas souvent. Le type est resté immobile comme un pilier, a laissé venir Garvel et a juste mit un seul coup de son fauchard là, et lui a coupé la main. Comme ça... 'fin, c'est sacrément la honte pour Garvel.

De ce que Falrin et Alkor se rappelait, Thoral était un spécialiste de la hache. Certes, il avait laminé Alkor à l'épée, mais ce n'était pas très étonnant de la part d'un chevalier Dragon Poupre. Mais ils avaient tous les deux entendus à quel point il pouvait être terrifiant avec une hache en main. Pour l'instant, Odour ne collait pas.

Cela dit, Alkor se fit une réflexion. On lui avait dit qu'une chose réunissait la quasi totalité des guerrier du monde : ils savaient tous manier la lance. Et c'était d'autant plus vrai pour les soldats. La lance était était une arme simple, versatile et fiable, assez peu chère. Sans aucun doute les Dragons Pourpres, qui étaient aussi des cavaliers émérites par ailleurs, savaient ils manier la lance. Alors finalement, une sorte de lance-fauchard, une lance à arme tranchante finalement, ne semblait pas si incohérent...

écrit par: Falrin Grandtranchant Mardi 09 Septembre 2025 à 21h14

Bien que surpris par un tel prix, le prêtre-nain ne chercha pas à discuter. Ils venaient à peine d’arriver en ville, il n’était pas nécessaire d’attirer l’attention de si tôt. D’ailleurs dans une ville comme celle-ci il valait mieux totalement se faire discret.

Il fouilla donc dans sa bourse tout en observant son nouveau compagnon s’adresser aux nouveaux venus. Alors qu’il allait tendre la pièce d’or à la serveuse, voici qu’Alkor revenait et proposait une tournée en plus.


*à défaut d’action, il offre la boisson, j’vais pas m’débiner quand même*

Il écouta attentivement les racontars sans interrompre le demi-elfe, mais Falrin rangea rapidement ces histoires dans la poubelle de son cerveau. À défaut d’être intéressante pour leur quête commune, cela permettrait d’en savoir plus sur l’atmosphère de la ville. Et bien que le prêtre d’Haela fut impatient de se remettre en action, il n’était pas mécontent de siroter cette binouse. Afin de faire mine de participer il relança :

- Gravel, y’était connu ? Et Odour ?

Il porta ensuite la chope à ses lèvres, se délectant comme lors d’une soirée autour d’un foyer et de contes.

écrit par: Alkor Mercredi 10 Septembre 2025 à 14h27
Tout allez bien, cet homme était venu s’installer avec eux. Alkor enregistra les éléments du combat et pensait que ce style pouvait être celui de Thoral. Il serait bien capable de faire cette démonstration en combat. Il en profita pour voir si d’autres personnes à part Falrin était intéressé par les propos du citadin. Il jeta un coup d’œil autour de lui avec cet œil niais qu’il affectionnait particulièrement.

- Vous avez de bons guerriers alors part ici ? J'ai entendu dire que cet Odour est un sacré colosse !
- Et qu’a-t-il d’autre de particulier car je ne souhaiterais pas être en conflit avec cet homme. Ce Garel ne s’est pas méfié, il ne connaissait pas la réputation de ce Odour?

Alkor regarda avec un sourire Falrin quand il posa sa question. Il profita de ce moment pour boire un belle gorgé de sa bière. Il attendait avec impatience la réponse du quidam. Si seulement on lui disait qu’il était un rouquin à barbe.

hrp.gif jet de perception pour le coup d'oeil

écrit par: Phineas Mercredi 17 Septembre 2025 à 15h02
- J'crois bien que c'est Garvel, pas Gravel.

Il s'assit avec ses deux nouveaux amis. Après tout, vu le prix de la bière, s'en faire offrir n'était pas chose possible à décliner.

- Ah bah si, il la connaissait. Mais Garvel c'est une sacrée grande gueule. Et jusqu'ici il pouvait se le permettre, il avait défié un paquet de monde, et toujours gagné. Odour… c'est juste un garde. Il a gagné en réputation parce que c'est rare qu'une nouvelle maison se fasse pas visiter dans les premiers mois, et que personne a réussi à passer celle qu'il garde. Mais ça reste un grouillot. Alors Garvel a dû se dire que c'était un peu de gloire facile et là… TCHACK !

Il mima une lame s'abattant sur son poignet avec sa main libre.

- A mon avis on est pas près de le revoir ce couillon. Mais sinon, ouais, des marins, des pirates, des mercenaires, des paladins, des soldats… on a un paquet de gros bras ici. Les bastons, c'est rarement sans gars abandonné dans la Thunn.

Alors qu'il buvait une gorgée, on pouvait se rendre compte que la chose ne semblait pas le déranger plus que ça. Pas tant qu'il était d'accord ou non, mais c'était une norme locale, voilà tout.

- Pour dire, Odour avait pas réellement de réputation. Enfin, il avait la réputation de pas en avoir. Jusqu'ici on le voyait pas trop dans les rades, le mec était tellement discret qu'on se demandait si c'était pas une statue.

écrit par: Falrin Grandtranchant Mardi 23 Septembre 2025 à 21h03

Falrin écoutait attentivement tout en essayant de ne pas montrer ses sentiments, qui réprouvaient un tel comportement. La bataille était quelque chose de valeureux, se battre dans la rue pour l’argent ou le spectacle n’avait pas de sens pour lui.

- Mais dites-moi, ne put-il s’empêcher d’intervenir, il est là d’puis longtemps Odour ? Ces duels, c’est pour l’argent ou la gloire ?

Il prit une bonne gorgée de bière le temps d’écouter la réponse de son interlocuteur. Mais la piste lui semblait toujours aussi mauvaise. À ce stade, il discutait plus par curiosité qu’autre chose. Le breuvage était bon et comme c’était la tournée d’Alkor, autant en profiter !

La question sur la durée depuis laquelle Odour était là était clairement pour tuer la piste dans l'œuf. Ils pourraient vite en avoir le cœur net. S’il avait raison, le prêtre-nain proposerait vite d’abréger cette discussion et entraînerait Alkor à l’extérieur pour commencer une investigation plus sérieuse.

*Tout c’trajet pour se retrouver à commenter les racontars des tavernes d’une ville malfamée, quelle peine m’infliges-tu Haela ?*


écrit par: Phineas Mardi 23 Septembre 2025 à 23h39
- Souvent ? Nan, c'est tout l'inverse mon pote ! Odour avait jamais accepté de duel.

Il pris une longue gorgée.

- Y'a pas vraiment de raison, son patron fait partie des discrets je crois - me demandez pas qui c'est, j'en sais rien. Le patron est là depuis longtemps, mais Odour est pas là depuis plus d'un ou deux mois j'pense. Mais ouais, discret, il avait pas trop de raison d'aller au turbin. Il faisait voler les gens au dessus de la rue si y'avait besoin et puis c'est tout.

Il regarda Alkor, qui visiblement en attendait plus. Leur compagnon de beuverie avait l'air satisfait d'être au centre de l'attention.

- Je sais pas pourquoi Odour a accepté celui-là, mais Garvel en a fait tout un pataquès et toute la ville l'a su. Du coup y'avait un paquet de gens pour regarder parce que c'est pas si souvent les duels annoncés, en public, avec un nouveau type... j'suis presque sur que Garvel croyait gagner j'vous dis...

écrit par: Alkor Jeudi 25 Septembre 2025 à 15h09
Alkor s’attendait à une réponse sur son physique mais ce quidam ne semblait pas disposer à comprendre sa question. Il s’était trompé de nom mais ce n’était pas grave car ce personnage ne l’intéressait pas. Cet Odour cultivait la discretion et Alkor pensait que c’était surement cela que cherchait Thoral. De plus, le patron de celui-ci aussi. Cet Adour était arrivé depuis un ou deux mois. Cela pouvait correspondre avec le départ de Thoral. Alkor décida de commencer par cette piste et puis on verrait après.

- Ce n’est donc pas pour la gloire ou l’argent.

Alkor regarda Falrin avec un visage sérieux. Il prit sa chope et but une gorgé de sa bière. Il se tourna vers l’ivrogne et se rapprocha de lui.

- Où peut-on le trouver ce guerrier ? Je suis curieux de le voir et qu’il accepte de discuter avec moi. Vous m’avez intrigué avec ses motivations de combat et son style.

écrit par: Phineas Lundi 29 Septembre 2025 à 16h07
- Bah dans la maison de son patron j'imagine. Je sais pas trop, attendez, il attrapa un de ses potes par l'épaule au passage, Duran, tu sais c'est qui le patron du Odour là ?

Duran, un homme courbé par le travail physique qui avait certainement commencé à boire avant de passer la porte de la taverne se pencha.

- HEIN ?

- ODOUR ? C'EST QUI SON SINGE ?

- AAH... Euh... 'tend... C'pas le Brion là ? T'sais le comptab'... 'fin j'crois. Ca s'fait des couilles en platine les bons grateux ici, enfin si ils survivent. La plume plus forte qu'l'épée, mon cul !

Il se mit à rire rapidement suivi par leur interlocuteur qui visiblement avait la bière qui montait bien au nez parce qu'il tomba de sa chaise.

Restait à décider quoi faire désormais.

écrit par: Falrin Grandtranchant Lundi 06 Octobre 2025 à 22h04
Malheureusement, la réponse du brave homme auquel Alkor rinçait le gosier n’avait pas mis un terme à la piste. Et le demi-elfe était encore plus déterminé par ces éléments qu’avant. La situation fit douter Flarin qui jusqu’ici avait balayé d’un revers de la main toute possibilité qu’Odour soit leur homme. Après-tout, ils n’avaient pas trente-six pistes non plus. En voilà une qui avait un semblant de probabilité.

Le petit jeu d’Alkor semblait portait ses fruits et sa détermination se lisait sur son visage. Falrin en profita pour avancer plus rapidement dans la descente de sa chope.

Joignant le geste à la parole, le prêtre-nain se leva et montra la porte du menton.

- Merci bien jeune-homme dit-il à leur informateur. Et où l'trouve-t-on s'comptab' ?

Puis se tournant vers l’elfe il poursuivit :
- Allons étancher not’ soif de curiosité, cette bière m’a donné envie de prend’e l’air

Puis il prit la direction de la porte, sans attendre le demi-elfe qui ne devrait de toute façon pas tarder après avoir réglé la tournée.

écrit par: Alkor Jeudi 09 Octobre 2025 à 14h37
Alkor pensait que son interrogation amènerait une réponse claire mais ce vieil ivrogne était dur à la comprenette. Il pensait qu’il tenait une piste et ne voulait pas lâcher l’affaire. Cet Odour pouvait surement être un Thoral et si ce n’était pas ça et bien tant pis. Il serait tout de même attristé de ce fait.
Il se mit à regarder le type avec un air d’en avoir marre.


- Et je peux le trouver où ce Brion ?

Falrin posa la question en même temps que lui ce qui lui sortit un sourire. Alkor termina sa chopine et regarda le nain se dirigeait vers la porte. Il se leva et se remit bien dans ses vêtements en attendant la réponse du vieil homme. Il chercha du regard la jeune femme pour lui faire un signe pour le paiement de la tournée.

écrit par: Phineas Vendredi 10 Octobre 2025 à 13h51
- D'l'ouest là ! D'mandez aux marchands ! Et merci pour la pinte, hé !

Ainsi furent les derniers mots que l'ivrogne leur adressa. Quelques instants plus tard, ils passaient la porte. L'atmosphère s'était drastiquement refroidie. Les pavés étaient humides et glissant et si il restait toujours de nombreux voyageurs sur la route, nombre étaient rentrés chez eux ou dans les tavernes le long de la route.

Ils n'étaient pas beaucoup plus avancés mais au moins avaient ils une piste.

La ville elle-même semblait désormais le chemin le plus évident… mais peut-être avaient ils une autre idée ?

Devant eux, vers l'est, au bout d'une courte route pavés se trouvaient la porte fortifiée figurant l'entrée de la ville. Rien d'extraordinaire, loin de ce que Falrin avait pu imaginer d'une entrée naine, ou de ce que Alkor avait vu à Suzail.

Et en parlant de Suzail d'ailleurs...


PARCHEMIN

- Ah, et voila l'ancien manoir des Cormaeril.

Soudain, Alyne était devenue plus sérieuse, à son désarroi, elle avait lâché son bras. Joueuse, elle l'avait saisi quelques pas plus tôt. D'azur, à un dragon de pourpre, ailé et rampant, soufflant dans un clairon d'or. Ainsi se souvenait il du blason de la Maison. Mais surtout, il avait immédiatement fait le lien avec un autre blason, celui des Orbaskyr, la Maison Royale, qui flottait sur les oriflammes un peu partout dans la ville.

- La plus grande maison du royaume - après celle du Roi - et la plus infâmes. Ils ont été bannis une fois pour avoir été à la tête d'une guilde d'assassin, et définitivement après l'affaire qui a aussi condamné les Bleth. Papa dit qu'ils sont encore plus irrécupérables...


Alkor ne pu le manquer. Gravé avec arrogance sur une plaque de marbre blanc, elle même scellé dans le muret, se trouvait le blason des Cormaeril. La plaque informait les passants « Cour Marchande - Présentez vous à l'entrée. ».

Ainsi les bannis s'étaient ils exportés dans le pire nid de salopards des côtes de la Mer. Et bien voilà qui était une nouveauté, intéressante peut-être.

Il fallait choisir une voie. Entrer dans la ville, peut-être tenter de trouver la demeure du comptable Brion, ou chercher autre chose. Une piste supplémentaire qui ne les avançaient pas forcément plus...

écrit par: Alkor Mercredi 22 Octobre 2025 à 07h41
Alkor régla la tournée à la serveuse et tout en partant, il regarda dans l’assemblée si quelques personnes s’intéressaient à son départ. Il remonta son col à la sortie car le temps était encore bien humide. Il se rapprocha de Falrin et lui dit :

- Falrin, il nous faut trouver ce Brion qui est un comptable fort connu apparemment. On pourrait le demander à la garde de la porte ? Ils doivent le connaitre.

Alkor se dirigea d’un pas tranquille vers Tonnerre. Le prenant par les rênes, il se dirigea vers la porte quand il remarqua ce blason sur le mur. Il se souvint qu’Alyne, la belle Alyne, lui en avait parlée. C’était une famille traitresse au Cormyr donc ses ennemis. Ils avaient un comptoir dans cette ville. Il continua son chemin mais jeta un œil dans les alentours pour repérer au cas où une personne malintentionnée. Cette ville ne lui convenait vraiment pas. Il faudra trouver rapidement Thoral et repartir. Il reprit un bon pas et se dirigea vers la porte de la ville.

hrp.gif Jet de perception aux alentours


écrit par: Kuan Shen-li Dimanche 02 Novembre 2025 à 13h03
Kuan ralentit le pas, laissant passer un chariot de poisson qui empestait la saumure. Ses yeux ne quittaient pas le jeune demi-elfe. L’allure correspondait. Blond, le port droit malgré la fatigue du voyage, un regard attentif qui trahissait plus la curiosité que la peur. Il y avait, dans sa démarche, la raideur de ceux qui ont reçu une formation martiale mais n’en ont pas encore la discipline. Un chevalier en devenir, sans aucun doute.


Pour ceux qui pouvaient l’apercevoir, Kuan Shen-li se dessinait comme un jeune homme à la stature harmonieuse et maîtrisée, ni trop grand ni trop massif, mais dont chaque mouvement témoignait d’une discipline stricte. Sa silhouette, élancée mais musclée, était accentuée par la cape sombre qu’il avait rabattue sur ses épaules pour se protéger de la pluie. Sous cette protection, ses flèches et son arc long étaient soigneusement abrités, et son armure légère n’était qu’une promesse de force, dissimulée sous la soie et le cuir de sa tenue.

Le hakama ample, à plis soigneusement marqués, suivait ses mouvements avec fluidité, tandis que la veste en soie tombant jusqu’aux hanches ajoutait une touche de formalité à son allure. Ses sandales de cuir, complétées par des chaussettes séparant le gros orteil des autres, lui permettaient de marcher sur les pavés détrempés sans bruit. La pluie martelait ses épaules et le capuchon de sa cape, mais il gardait ses gestes précis et harmonieux, observant le demi-elfe et le nain devant lui.

Son visage ovale, encadré par de longs cheveux noirs d’ébène attachés en un chignon serré, laissait apparaître un regard sombre et intense, capable d’évaluer en un instant la nature et les intentions de ceux qu’il croisait. Chaque mouvement de Kuan témoignait de sa maîtrise : il avançait comme un archer ajustant sa visée, attentif à tout signe de danger, prêt à intervenir mais déterminé à ne pas se précipiter inutilement.


- Pardonnez-moi, voyageur. Je crois que vous cherchez un certain Brion. On m’a chargé de le trouver aussi. Peut-être pourrions-nous chercher ensemble.

Son ton était calme et franc, mais portait une autorité naturelle. Dans son regard se mêlait la détermination, le respect et l’approbation silencieuse de ceux qui agissaient avec droiture, tandis que son esprit précis jaugeait les possibilités, comme un archer qui tire toujours droit au but.

écrit par: Alkor Vendredi 14 Novembre 2025 à 10h48
Le temps n’était pas le plus engageant pour se promener mais Alkor avançait vers la porte sans faire attention si Falrin le suivait. Il avait un port altier comme tous les chevaliers du monde. Il portait une cuirasse bien ajustée qui lui aller comme un gant. Son épée était à son coté comme quelque chose de bien naturelle. Ses cheveux mi-long volaient au vent. Il était attentif à tout ce qui se passait autour de lui.

Il marchait d’un pas sûr quand il remarqua cet étranger. Il tourna la tête et fut surpris quand celui-ci lui adressa la parole. Il le regarda des pieds à la tête avec un air inquisiteur. Cet homme venait des pays de l’est à voir son accoutrement et ses traits physiques. Alkor se sentit petit face à cet homme. Il ressentit en lui une puissance bien guerrière mais aussi un calme olympien. Il avait entendu parler de ces régions du lointaine orient. Ces personnes n’étaient pas comme les Damariens et leurs combattants était très bon.

Alkor se tourna face à l’individu. Il chercha du regard Falrin et posa la main sur son épée. Il pensait qu’il n’était pas un danger mais il faut toujours être prudent.


- Oui, effectivement je cherche Brion le comptable et comment êtes -vous au courant de cela ? Je viens de me décider.
Et vous savez où le trouver ?

Alkor jeta un coup d'œil autour pour vérifier que ce personnage était bien seul.



écrit par: Falrin Grandtranchant Lundi 17 Novembre 2025 à 00h20
Le nain s'accommodait de la pluie, mais aurait préféré un temps sec pour parcourir les rues de cette ville. Ses gros souliers maintenaient ses pieds au sec et sa position près du sol facilitait l’avancée malgré les pavés glissant. Néanmoins, un peu de soleil aurait ouvert les âmes et les cœurs. Que pourrait-on penser d’un nain et d’un demi elfe qui farfouillent et posent des questions par un temps si mauvais ?

Alors que les gouttes commençaient à ruisseler le long des nombreuses tresses du prêtre-nain, il emboîta le pas à Alkor, qui avait flairé une piste que lui n’avait pas vu venir.

Et tout à coup un homme typé, avec un chignon, les intercepta. Il cherchait lui aussi le bon Brion. Falrin n’en croit pas ses yeux, coup sur coup il rencontrait quelqu’un qui cherchait la même personne… Il décida de le tester, car bien qu’il eut reconnu Alkor qu’il avait déjà aperçu auparavant, le nouveau venu lui était inconnu. Il renchérit donc aux propos d’Alkor :


- Vos grandes oreilles étaient b’en grandes ouvertes à la taverne ! Ça s’fait pas d’écouter les aut’es comme ça. Vous lui v’lez quoi au Brion ? Et puis vous pourriez vous présenter, c’est quand même la moind’e des politesses non ?

Il avait pris un ton sévère, tout en faisant absence d’autorité puis qu’il était curieux de ce nouveau venu et ne voulait pas tant l’effrayer.

* Haela, si c’est toi qui m’envoie ces bougres, je dois bien être dans tes faveurs ce jour.*

écrit par: Kuan Shen-li Lundi 17 Novembre 2025 à 01h23
Kuan soutint le regard du jeune chevalier sans la moindre animosité. Il nota la main posée sur l’épée, l’attention vive dans les yeux, et chez le nain la prudence compacte de ceux qui ont souvent survécu dans les mauvais endroits. D’un geste mesuré, il tira légèrement en arrière le capuchon de sa cape, révélant son visage trempé mais serein.

— Je me nomme Kuan Shen-li, du monastère de la Racine du Chêne.

Il ne fit aucun geste agressif ; sa main se contenta de retenir un pan de sa cape pour garder son arc et ses flèches à l’abri de la pluie.

— Brion… m’a été indiqué par un homme qui ne parle pas beaucoup, mais qui ne ment jamais.

Ses yeux se posèrent sur Alkor.

— Il m’a dit que vous arriviez de Damarie, et que des bandits vous ont dépouillé sur la route.

Juste ce qu’il fallait pour dissiper tout soupçon. Puis il inclina légèrement la tête, comme on ouvre une porte.

— Si vous cherchez Brion, alors nos chemins se rejoignent. Je suis ici pour aider.

Il jeta ensuite un regard au ciel, puis aux alentours : les passants, la boue, les éclats de voix d’une rue trop curieuse.

— Mais…Cet endroit écoute trop.

Il désigna du menton une petite ruelle latérale, étroite, coincée entre deux entrepôts de bois, où la pluie avait déjà étouffé les bruits.

— Là-bas. Ce sera mieux pour parler.

Il n’ajouta rien de plus, certain que les deux hommes comprendraient.

écrit par: Alkor Jeudi 20 Novembre 2025 à 14h45
Alkor eut la confirmation que cet homme venait de l’est quand il baissa sa capuche. Sa maitrise de soi était incroyable, Alkor pourrait avoir besoin de leçon avec lui.

Il fut bien intrigué quand ce Kuan lui parla de ses déboires sur le chemin du Cormyr. Il ne se souvenait pas d’avoir vu son personnage sur la route. Il a eu l’indication par une connaissance d’Alkor. Peu de gens connaissaient cette histoire et c’était dans le cercle proche d’Alyne.


¤Serait-ce un envoyé de Thoral ?¤

Le guerrier proposa à Alkor et Falrin de discuter loin des oreilles indiscrètes de la rue. Alkor regarda autour de lui pour voir s’il ne repérait pas des individus louches. Il fallait qu’il restât méfiant et Falrin était à ses cotés pour le couvrir au cas où.

- Très bien, allons-y mais j’aurais quelques questions à vous poser.

Alkor laissa passer Kuan en premier et le suivit toujours en observant les alentours. Il se souvint qu’il était en territoire ennemi.

hrp.gif Test de perception