Quel est votre nom, voyageur ?
Heureuse rencontre, Voyageur !
   

Pages : (2) 1 [2]  Reply to this topicStart new topicStart Poll

> 17 de Kythorn 1383, Port [Feihong & Zacsiah]
Écrit le : Samedi 25 Mai 2019 à 14h58 par Khelrod
Quote Post
 
 

Comme de nombreuses autres personnes présentes près de ce quai, Feihong reçut l’onde sonique de plein fouet. Toutefois, au contraire de nombre d’entre eux, les heures passées quotidiennement aux différents exercices enseignés par chacun de ses mentors successifs permirent au jeune moine de résister et de ne pas s’effondrer. S’il sentait bel et bien une grande douleur, il était toujours en bonne santé et debout sur ses pieds, ce qui lui permit grâce à des réflexes affutés d’empêcher deux des gardes qui se trouvaient à côté de lui de tomber inconscients dans l’eau. Certes au prix d’un effort incommensurable ajoutant encore à sa douleur, mais cela ne pourrait que lui être profitable pour plus tard…

Il observa alors autour de lui, constatant le chaos qui régnait, chose qui en elle-même n’était pas forcément pour lui déplaire. En d’autres circonstances, il aurait même certainement profité de la situation… Voyant les badauds courir, s’enfuir ou tenter de ranimer leurs proches, il ne ressentit pas vraiment de compassion à leur égard. Toutefois, sans qu’il ne comprenne pourquoi, il se sentait étrange alors qu’arrivaient à ses narines des odeurs lui rappelant cette petite enfance dont il n’avait pourtant aucun souvenir. Et c’est avec une sorte de nostalgie inexplicable qu’une idée lui vint à l’esprit.


¤ Les cordes. Les marins sont arrivés par là. C’est grâce à elles que je vais entrer sur le bateau. Je ne serais pas gêné par leurs grosses armures et je pourrais faire diversion pour leur faciliter la tâche. Il faudra nager. Mais la distance est faible. Ça devrait le faire, les pantins ont été pulvérisés eux aussi. ¤

Au milieu du chaos ambiant, de cet air irrespirable et de cette purée de pois dans laquelle tout le monde se trouvait, il était vraiment à son aise. Et alors qu’il s’apprêtait à se jeter à l’eau, il entendit les propos de l’aristocrate qui souhaitait sonner du cor pour avertir la flotte. A tout hasard il tenta de trouver l’enseigne et son cor pour en indiquer la bonne direction au meneur d’homme. Et c’est là qu’il le vit : l’enseigne était probablement mort, gisant à la surface une mare de sang l’entourant et même des morceaux grisâtres et gélatineux de ce qui devait avoir été un jour son cerveau… Le cor était encore visible et semblait intact. L’homme étant probablement mort, aucun des marins-poissons ne semblait s’occuper de lui. S’avançant de quelques mètres vers le donneur d’ordre, le moine du chaos lui adressa quelques mots d’une voix la plus audible et claire possible avant de sauter dans l’eau.

- Le cor est intact, dans l’eau Monsieur. Pas votre homme. Je vous l’envoi.

Il sauta alors dans l’eau afin de se retrouver le plus près possible du corps du pauvre Roedrig, se focalisant sur le cor pour éviter de penser aux morceaux gélatineux et au sang. C’est que, n’ayant jamais donné la mort à qui que ce soit, il n’aimait pas beaucoup tout ce qui pouvait avoir trait au sang ou aux viscères… Il tenta alors de récupérer le cor puis de d’aller se tenir comme il pouvait à un anneau d’amarrage pour tenter de lancer le cor vers l’aristocrate, qui il l’espérait, l’aurait suivi afin de récupérer son précieux avertisseur sonore.


hrp.gif Feihong saute dans l'eau le plus proche possible du cor, le récupère puis va se tenir à un anneau d'amarrage après quoi il tente de lancer le cor vers l'aristacrate si le gars à suivi. Sinon... Euh...


 
 
   Top
PMEmail Poster
Écrit le : Mardi 04 Juin 2019 à 21h22 par Phineas
Quote Post
 
Oeil de l'Ombre
Chambre 8
5 gemmes
 Il n'y a pas d'objets
Haut
Bas
 
 

Feihong

L'eau glacée submergea ses sens. C'était la baie d'un port, et cela ne sentait pas vraiment la même chose que les rives clapotantes d'une plage. L'eau était salée, certes, mais aussi un peu nauséabonde, et là ou la profondeur allait progressivement au bord du sable, là, la profondeur plongeait soudainement à plus de dix mètres. Avec une certaine terreur, le moine se rendit compte qu'il ne voyait pas grand chose. L'onde qui avait pulvérisé une partie des pantins avait répandue tant de vase et de sciure en suspension qu'on y voyait guère à plus d'un mètre devant soi.

Tentant de se repérer, le moine se concentrait sur les mouvements de l'eau. Mais il était loin, très loin de son environnement habituel. Se concentrant pour garder son cap et retrouver le cadavre qui sombrait, il senti soudain quelque chose tenter de l'agripper. Heureusement, ses réflexes le sauvèrent. Il agita la jambe et ce qui n'était autre que le bras encore agressif de l'un des pantin désormais inerte, s'envola derrière lui. Il sentit un peu plus loin passer l'un des marin qui remontait à grand coup de bras faire la surface en trainant un milicien derrière lui.

Enfin, en moins de temps qu'il ne l'aurait cru vu la situation, il avisa les volutes carmines un peu plus loin, et découvrit les restes ensanglantés de l'enseigne Roedrig. Rapidement, il détacha le cor de sa taille et remonta à la surface, plus sale que depuis longtemps. Réussissant sans mal à s'agripper, en imitant les marins autour de lui, il s'arrêta un instant sur ses genoux, l’expérience l'ayant plus fatigué qu'il ne le croyait. En se relevant, il constata que l'officier n'était pas là. Soudain il entendit :


- Eh ! Vous ! Soufflez quatre fois dans le cor !

L'aristocrate était affairé à l'autre bout du champ de désolation, tentant de coordonner ses dernières troupes pour disperser le reste de foule afin que les renforts puissent arriver plus promptement.

Feihong souffla.



Tous

Le cor retentit plus puissamment que le moine ne s'y attendait. Quoique ses notes ne soient pas parfaites, ses coups étaient suffisamment clairs pour faire comprendre l'intention. Intention que, d'ailleurs, il ne comprenait pas lui même. Une sorte de silence se fit autour de lui et, en vérité, il lui semblait même que le silence se faisait dans toute la ville quand il eut terminé.

Dans la baie, un premier navire plus rapide, s'approcha encore. Il ne devait guère dépasser les quarante mètres de long et assumait une évidente ancienneté. Ses voiles blanches arboraient des étoiles bleues. Lorsque le cor sonna, il ralenti rapidement, et deux lourdes ancres furent jetées à terre.

L'autre vaisseau était d'une autre envergure. Dépassant apparemment les cinquante mètres, plus large et arborant un mat supplémentaire, en faisant un trois mats, il semblait autrement plus récent, son profil et la forme de ses voiles indiquait une technologie plus récente. Il s'arrêta un peu plus loin mais sa masse gigantesque interdirait désormais à n'importe quel navire de quitter le port. Quatre coup de cors venu de ce navire retentirent au réponse à ceux lancés sur le port, et l’œil aiguisé vis des balistes êtres avancées sur le pont après que les quatre ancres du galion aient été larguées.

Au bout de la jetée, les renforts Pourpres peinaient à avancer à travers la foule. Ils rechignaient de toute évidence à blesser la population, et restait pour l'instant en formation de défense, avançant lentement alors que les suzailiotes terrorisés passaient autour d'eux.


Zaxiah

[i]Reprenant difficilement ses esprits, la Grimaldius se redressait alors que le nain allait aider d'autres soldats à se relever. De toute évidence, il avait une certaine capacité à rendre une certain consistance morale aux hommes. Pendant qu'elle observait, l'officier en charge tentait de mettre de l'ordre dans la situation avec une relative, quoique réelle, efficacité.

On compris vite que personne, les soldats en premier, ne s'attendaient à ce qu'un tel évènement puisse se produire au cœur même du Royaume. Si bien que, même si ils étaient préparés et disciplinés, le tout était critique.

L'arrivée des navires et leur stationnement à l'appel du cor avait cela dit quelque chose de rassurant. Au même titre que la puissance de l'instrument qui avait dû avertir toute la ville du danger, si ce n'était pas encore fait.
Soudain, l'officier apparut dans la poussière autour de la sorcière. Il criait à l'un de ses subordonnés un peu plus loin.


- Raphael ! On a des nouvelles de l'Académie !

- Aucune Monsieur !

- Bordel... Que foutent les mages, ils devraient déjà être là... dit il pour lui même, plus inquiet qu'en colère. Il siffla dans ses doigts, Bergram, Antonin, prenez deux hommes chacun, et réquisitionnez des marins pour ouvrir la voie aux Pourpres !

Il s'arrêta un instant et toussa.

Lancers...


 
 
   Top
PMEmail Poster
Écrit le : Vendredi 14 Juin 2019 à 14h23 par Khelrod
Quote Post
 
 

Alors qu’il passa la frontière entre l’air et l’eau puis s’enfonça sous la surface, son corps et ses sens indiquèrent au moine du chaos une chose qu’il n’avait pas anticipée : le milieu aquatique n’était clairement pas le sien… D’autant plus après une explosion si proche d’un quai… Le choc thermique, les odeurs nauséabondes et la visibilité presque nulle eurent, l’espace d’un instant, le dessus sur sa résolution, résultant en un sentiment de panique. Fort heureusement pour lui, Feihong avait subi un entrainement extrêmement rigoureux et se reprit la seconde d’après.

¤ Qu’on en finisse, et vite ! ¤

Même si la frayeur était passée, il n’en demeurait pas moins que le milieu dans lequel il se trouvait ne lui plaisait pas. Il lui plaisait encore moins que ce qu’il aurait pu imaginer. Il fallait qu’il se dépêche d’aller chercher le cor et de passer à la suite. Plus vite il serait hors de l’eau, plus vite il se sentirait mieux. S’il avait été surpris par ce qui avait tenté de l’agripper, ses réflexes lui permirent de s’en débarrasser rapidement et aisément, aussi il ne fut que légèrement perturbé dans son périple. Agitant encore une fois la jambe pour s’assurer que la chose avait lâché prise, il se dirigea tant bien que mal vers l’enseigne décédé et très rapidement repéra le sang qui lui permit de se diriger vers sa cible et ainsi achever son périple sous-marin en ayant récupéré l’objet de son « plongeon ». Une fois à la surface, il se sentit légèrement mieux, bien que l’odeur lui semblait encore plus forte. Alors qu’il s’accrochait à un anneau d’amarrage il entendit une voix lui indiquer ce qu’il convenait de faire avec l’instrument.

Là, dans cette puanteur de port et de mort, au milieu du sang et des petits morceaux de cervelle, il parvint difficilement à retenir un haut le cœur. Il n’était vraiment pas là où il aurait dû être. Constatant que l’aristocrate ne l’avait pas suivi, et probablement pas entendu, il fit le vide dans esprit pour évacuer toute distraction, et surtout le dégout puis il exécuta la séquence qu’on lui avait indiquée : il souffla quatre fois dans le cor.

Le disciple du chaos fut lui-même surpris par le son qu’il entendit. Plus encore, il fut surpris et même impressionné par le silence qui s’ensuivit. Silence si lourd qu’il avait l’impression que plus une seule âme en ville n’osait respirer. Il resta ainsi immobile et ébahi pendant quelques secondes, le temps de voir le début des manœuvres du trois mâts qui venait d’interdire toute sortie du port à un quelconque navire. Et alors qu’il s’apprêtait à se diriger vers le navire shou duquel se déversaient les hordes de golems de bois, il entendit quatre nouveaux coups de cor, venant du galion sur lequel les balistes avançaient à mesure que les ancres tombaient. C’est alors que tout sembla revenir à la normale, les Dragons Pourpres et les orques tentant tant bien que mal de percer une foule de badauds effrayés (à juste titre) sans les blesser, ralentissant ainsi considérablement leur progression.

Il avisa alors l’un des marins ou des gardes proche de lui en lui lançant le cor.


- Tenez. Ramenez ça à terre. Ca peut toujours servir.

Se focalisant de nouveau sur la corde qui lui permettrait de monter à bord, il se dirigea tant bien que mal à la nage vers le navire de ses compatriotes.

¤ C’est maintenant. ¤

Et alors qu’il progressait vers le bateau, faisant de son mieux pour ignorer le froid et les odeurs nauséabondes, il se répétait son plan, comme si cela pouvait lui permettre d’en relever d’éventuelles failles, et comme si se concentrer sur son objectif lui permettait de faire abstraction de tout le reste.

¤ Infiltration. Tu montes par la corde en toute discrétion. Repérage. Tu observes ce qui se trouve à l’intérieur avant d’agir, quelles que soient tes possibilités, le but étant d’avoir l’avantage. Diversion. Le but est de faciliter la tâche des Pourpres, rien d’autres. Pas d’engagement direct avec des créatures si nombreuses et contre lesquelles tes poings ne semblent pas pouvoir grand-chose. Pour le reste, sois créatif. ¤

Un sourire apparut sur ses lèvres alors qu’il allait commencer à grimper à la corde.


 
 
   Top
PMEmail Poster
Écrit le : Mercredi 10 Juillet 2019 à 11h43 par Ashura
Quote Post
 
 

Le corps meurtri de l’intérieur, comme opprimée par une douloureuse crispation, la sorcière luttait contre la pulsation sourde qui lui martelait le crâne. Elle tentait de décrypter la nature de l’impulsion magique et sonore qui avait violemment balayé le port de Suzail. Bien qu’une intuition se fût logée en son esprit, elle ne savait pas exactement qui osait troubler la paix de la dynastie Obarskyr. Avec un juron inarticulé, elle se redressa douloureusement, le regard passant du navire aux citoyens désorganisés.

A travers la poussière et le chaos environnant, elle déclama un nouveau discours paré du gracieux accent guerrier, défenseur de la veuve et de l’orphelin, évoquant la nécessité d’une riposte. Elle relayait la volonté de l’officier afin que les marins assistent la garde pourpre. Il fallait renverser le rapport des forces en vue d’opérer une percée vers le navire ennemi. Elle se fit forte de paraître un rempart lucide dans une atmosphère fiévreuse et hostile, invitant avec détermination les survivants à repousser les assaillants qui marchaient résolus, nuisibles et acharnés contre leur patrie.


 
 
   Top
PMEmail Poster

Topic Options Pages : (2) 1 [2]  Reply to this topicStart new topicStart Poll