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> Terres hostiles pour la Compagnie des Marches, Chapitre 2
écrit le : Lundi 27 Janvier 2014 à 04h31 par Sandor
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’entrée de Micheletto dans Iriaébor eut le mérite de le sortir de ses sombres pensées. Marchant en silence au coté de ses compagnons, il laissait ses yeux vagabonder au hasard sur les remparts, les façades et les toitures de la ville. Il n’y avait pas à dire, elle avait de la gueule. Rien à voir avec la chaleur, les formes rondes et généreuses d’Airspur, mais la cité avait sa beauté, la beauté glaciale des filles du nord, grandes et magnifiquement élancées. S’il était naturellement plutôt sceptique face aux avatars de la civilisation humaine, il devait bien avouer qu’en matière d’habitat l’humanité tenait la dragée haute aux orques. Quand il repensait à ses deux dernières années au sein de sa tribu - pourtant forte de 10 000 peaux vertes - à s’entasser dans les vieux souterrains nains dans des galeries branlantes de partout, sans système d’évacuation de quoi que ce soit, il devait bien avouer qu’il y avait de quoi virer de bord. Néanmoins, à mesure qu’ils arrivaient dans des quartiers plus fréquentés, les regards hostiles qu’il essuyait eurent tôt fait de le guérir de cette tentation.

¤ Mouais, bon ça vaut toujours mieux que de rester avec l’autre taré bipolaire ¤

Alors qu’il commençait à se remémorer le sinistre visage de voleur, tueur et violeur d’enfants (dans cet ordre !) de l’aasimar, Vëla vint à sa hauteur. Ses mots le laissèrent un instant interdit. En effet, la remarque avait été faite de telle façon qu’il lui était impossible de dire si elle plaisantait ou si elle était sérieuse. Il leva les yeux pour chercher dans l'expression de la jeune femme la réponse à sa question. Malheureusement pour lui, cette bécasse en plus d’être restée sur son cheval, s’était mise à contre-jour... Si son premier jour de voyage en compagnie de la petite troupe lui avait bien appris quelque chose, c’était que dans le doute mieux valait garder sa langue au chaud. Il avait bien assez de points de friction avec la paladin pour ne pas avoir à y ajouter un malentendu. Néanmoins, même après qu’elle se fut détournée de lui sa phrase continua à le titiller. Se pouvait-il vraiment qu’elle craigne que le clerc ne profite de la première occasion où il se trouverait seul avec elle pour lui faire la peau ? La première réaction du prêtre à cette pensée fut un profond agacement. Avait-il donc à ce point l’air d’un butor sans cervelle ? S’il s’amusait à lui régler son compte de façon aussi grossière, il était bon pour avoir la meute au cul jusqu’à la fin de ses jours.

¤ C’est pas parce que les paladins ignorent la loi qu’il faut croire que c’est le cas de tout le monde ¤

Puis, ce premier mouvement égotique passé, une réflexion lui vint ; en réalité l’élément irrationnel de l’équation ça n’était pas lui, c’était elle. Si elle en arrivait à émettre des hypothèses aussi irréalistes, c’était simplement parce qu’elle avait peur de lui, voilà tout.

¤ Ou alors elle n’est juste pas drôle ¤

La voix de Corvo coupa court à ses raisonnements. Depuis qu’ils avaient mis un pied dans Iriaébor le roublard roulait des mécaniques ce qui avait le don de l’énerver, mais Micheletto s’était interdit tout geste ou toute remarque à son encontre. A tout prendre le Chondathien était le seul avec lequel un rapprochement était encore envisageable. Après tout, malgré son corps de lâche, il avait déjà prouvé qu’il pouvait se montrer utile quand les choses tournaient mal. Aussi se prit-il à soutenir sa boutade d’un léger rictus. Puis ce fut au tour de Vëla d’y aller de son bon mot.

¤ Bon bin en fait elle n’est pas drôle ¤

L’air contente d’elle-même de la paladin lui donnait l’impression de se trouver face à une lolita de seize ans essayant de donner le change sur son inexpérience au lit devant des garçons plus âgés. Le genre de gamine qui pense tromper son monde à coup de « j’ai déjà fait ». Pourtant, il était certain que la Rashemen n’avait pas souvent du se faire prendre par un homme. Etait-ce arrivé ne serait-ce qu’une fois ? Si les hommes qu’elle avait l’habitude de côtoyer étaient dans le genre d’Elion, il y avait fort à parier que non. Dans le fond c’était peut-être ça qui les rendait si hargneux ces deux là ; une dévorante frustration sexuelle. La bouche du demi-orque se fendit d’un petit sourire amusé. Un instant il s’imagina entrain de fauter avec la jeune femme. Ses cheveux bruns trempés de sueur, sa respiration lourde entrecoupée de gémissements étouffés, la crispation de son visage, tout, jusqu’aux inflexions de son accent dans la prononciation des « ah » et des « oui », lui apparaissait clairement. Son sourire lui arrivait maintenant jusqu’aux oreilles, menaçant même de dégénérer en fou rire. Imaginer la petite valkyrie de Torm se tortillant et glapissant de plaisir entre ses mains était décidément bien trop amusant.

¤ Pour le coup, ça lui passerait sa frustration ¤

Ce fut finalement la principale intéressée qui le tira de son fantasme. D’un geste péremptoire elle lui fit signe de la suivre dans la boutique, lui rappelant par là même leur nouveau rapport d’inégalité. Sans mot dire le prêtre s’exécuta.

¤ En réalité c’est plutôt moi qui me fait baiser ¤



 
 
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écrit le : Lundi 27 Janvier 2014 à 17h50 par Münggs
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Bien qu'elle n'ait durée qu'une dizaine de minutes, l'attente n'en parue pas moins une éternité au roublard... Mais qu'importe car après tout, Corvo profitait de l'instant, seul avec lui même dans ce fauteuil outrageusement confortable. Il soupira d'aise dans cet ambiance chaleureuse et tenta de se détendre un peu. Il était loin des rapports de force et des chamailleries inutiles de la veille ce qui aidait vraiment, mais son esprit restait pourtant en ébullition. Rien, hormis quelques regards appuyés des catins cherchant à s'attirer les faveurs du jeune homme ne pouvait le sortir de ses pensées.

Qu'allait-il se passer lorsqu'il rencontrerai le marchand , quelle serait sa réaction lorsque le Cormyrien l'aborderait ? Il n’eut pas le temps de réfléchir d'avantage qu'un homme se présenta en haut des escaliers et vînt s’asseoir près de lui un verre à la main. Le bougre était visiblement satisfait de son affaire et Corvo ne pu que se féliciter de cela. Il n'y avait pas chose plus aisée de de faire parler un homme fraîchement libéré de ses tensions sexuelles...
Une fois de plus cette théorie se révéla vraie car a peine le roublard avait t-il engagé la conversation que le bonhomme lui déballait tout sans même le suspecter de quoi que ce soit. Il s'agissait bien de la personne que cherchait Corvo et ce dernier eût l'énorme surprise de se voir proposer une embauche en bonne et due forme...


- Eh bien pourquoi pas. C'est avec joie que j'accepte votre proposition. Je pourrais vous conduire jusqu'au Cormyr sans problèmes, j'y ai une affaire dans la ville de Marsembre. Une fois là bas, le reste du voyage sera une simple formalité pour vous sans aucun doutes.

Corvo souriait à pleines dents, n'en revenant toujours pas de la chance qu'il avait. Après tant de jours à rechercher un groupe avec lequel il pourrait rentrer chez lui. L'occasion était là et bien réelle.
Bien sur, Polby l'avait engagé aussi, mais à Asbravn la situation était différente. Là-bas, le roublard cherchait uniquement une occasion pour fuir la petite bourgade perdue au milieu de nul part. Partir accompagné devait lui procurer un peu plus de sécurité que s'il avait été seul... Et puis vue la confiance qu'on semblait lui témoigner.

Le Chondathien allait questionner plus en avant l'homme sur les modalités de son engagement et la date exacte du départ de la caravane mais il se tut un instant en songeant à son associé Loren.
Il se remémora ce dernier le poussant à aller de l'avant, à vivre ses propres expériences lorsque son père faisait tout pour le dissuader de devenir ce que l'on appelait communément un aventurier. Loren devait être prévenu mais que dirait-il à Corvo lorsque celui-ci une fois rentré lui dirait qu'il avait rencontré les membre d'une guilde du Nord et qu'il avait croisé la route du Culte du Dragon ?
Non en réalité Corvo ne pouvait se résigner à laisser passer une chance comme celle-là. L'aventure qu'il commençait avec cette clique hétéroclite de fanatiques, de caractériels et de bagarreur devait l'amener à quelque chose de plus grand que les enfantillages de ces deux derniers jours. Le roublard en était persuadé.


- Pardonnez mon empressement, je viens de réaliser qu'une tâche risque de me retenir plus que de raison ici. En revanche c'est à mon tour de vous faire une proposition. Marsembre se trouve sur la route de la Sembie après Suzail. Vous y passerez forcement lors de votre voyage. La seule chose que je vous demande c'est d'y faire une halte et de rendre visite à mon associé Loren dans le quartier Marchand. Notre boutique s'appelle le Diamant Noir. J'indiquerai dans mon message qu'il vous rétribue à hauteur de cents pièces d'or. Vous gagnerez qui plus est de solides contacts commerciaux dans cette ville. N'hésitez pas à vous entretenir de vos affaires avec lui. Qui sait ce que Waukyne réserve à d’honnêtes marchands comme nous ?

L'homme prit du temps avant de répondre. Il devait certainement avoir l'esprit encore embrumé par les endorphines libérées lors de sa joute sexuelle ou bien était-ce l’alcool qu'il sirotait qui lui montait à la tête ? Corvo ne perdit pas un instant et avait déjà sorti de son sac tout ce qui était nécessaire pour écrire son message. Il y relatait tout ce qui s'était passé depuis qu'il avait quitté son amis. Lorsqu'il eût terminé, il le scella à la cire en imprimant le sceaux à tête de corbeau gravé sur sa chevalière. Puis tendit le document au marchand en attendant sa réponse.



Fiche de Corvo

PJ: Corvo / Népheghost
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écrit le : Lundi 27 Janvier 2014 à 23h47 par Adlareth
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La face à face dura un petit moment. Il était fort probable que le soudard ne devait pas se douter que son avenir était entrain de se jouer alors que les Yeux de Heaum regardaient l’aura de son âme. Elion d’Alusaire fut certain d’une chose, cet homme là n’avait rien de maléfique en lui. Certes ce genre de pilier de comptoir n’avait pas une âme d’une pureté immaculée comme celle que pouvait bien avoir Vëla, mais il n’avait rien à voir avec un être comme Micheletto.

Cette certitude amena le paladin à toute la réserve nécessaire de sa réaction. Aidé en cela par le barman qui rappela l’ivrogne de service, sans doute plus pour la tranquillité de la clientèle dépensière que pour autre chose. Le dénommé Kolum tourna les talons et commença à s’éloigner. Le chevalier des Yeux Vigilants commença à se détendre, bien que son dégoût pour se genre d’individus ne cessa de monter au fur et à mesure que le danger immédiat s’éloignait.


¤ Quelle tristesse de se mettre dans un état pareil, pauvre homme que cherches-tu à oublier où à surmonter ? Regarde-toi, tu arrives à peine à mettre un pied devant l’autre et tu veux chercher le conflit ? L’alcool est vraiment un venin pourrissant l’âme et le corps. Que Heaum te viennes en aide et qu’il te fasse redevenir un homme. ¤

Des souvenirs revenaient en tête du paladin. Ca ne remontait pourtant pas si loin que cela, mais pour Elion d’Alusaire ça semblait déjà être une éternité. Il était encore un enfant quand lui et Hector s’était arrêté dans une petite bourgade dont le paladin avait oublié le nom et même où cela se trouvait exactement. Toujours était-il que cette bourgade était sous la domination d’un riche propriétaire terrien. Ce dernier était bon et traitait avec respect ceux qui travaillaient pour lui. Mais son fils faisait régner la terreur chez les adolescents du secteur. Ce que l’on pouvait appeler une petite frappe, mais qui avait prenait inexorablement la voie du mal. Il n’était pas encore gangréné par les ténèbres, mais si l’on n’y faisait rien il deviendrait sans aucun doute l’un de ses serviteurs . Raquettes, humiliations, et violences était le lot quotidien du jeune, dès que son père avait le dos tourné. Profitant de l’influence de son père, le caïd faisait la pluie et le beau temps chez les jeunes et les moins jeunes travaillant pour son père.

Hector avait bien expliqué les choses à son écuyer et il l’avait missionné pour tenter de mettre un terme à ces exactions. Mais avant ça, Hector avait fait boire l’apprenti paladin. Obéissant Elion avait bu, n’ayant guère l’habitude l’ivresse ne tarda pas à le gagner le rendant plus sûr de lui. Hector laissa boire et boire l’écuyer, tant et si bien qu’au moment de la rencontre Elion d’Alusaire était complètement ivre. Missionné, il admonesta le caïd et son petit gang. L’aasimar tenait à peine sur ses jambes, mais il se sentait fort comme lion. Sans doute un peu comme Kolum en ce moment même. Le combat fut de courte durée, le petit groupe tomba sur l’écuyer et commença à frapper. Les réflexes diminués, son équilibre plus que précaire la défaite était jouée d’avance. Elion prit une dérouillée comme il n’en n’avait peu connue. Le groupe de jeunes déchaînés ne laissèrent le jeune homme qu’après l’intervention d’Hector. L’aasimar était laissé pour mort, il lui fallu plusieurs heures pour reprendre connaissance. Certes le paladin aurait pu soigner son jeune écuyer. Mais ce n’était pas comme ça, que le mentor donnait ses leçons.

Elion mit plusieurs jours pour se remettre de ses blessures. Il avait apprit dans sa chaire les méfaits de l’alcool et de toutes les substances qui diminuaient la vigilance sacro-sainte des serviteurs de la Sentinelle Eternelle. Lorsqu’il fut remis de ses blessures, Hector lui ordonna retourner faire son devoir envers Heaum et soustraire les honnêtes travailleurs à la terreur que le gang faisait peser sur eux. Cette fois-ci, le paladin y alla seul et sobre. Les choses furent très différentes, lorsque l’apprenti paladin en pleine possession de ses moyens. Un à un, il mit hors d’état de combattre les membres du gang. Quand au caïd, il fut remis à son père avec la liste de tous ses méfaits. L’effet conjugué de la punition paternel et la promesse du l’écuyer de revenir si le jeune homme ne changeait pas de ligne de conduite.

Depuis cette expérience, Elion d’Alusaire n’avait plus jamais bu une goutte d’alcool ni consommé aucune drogue pouvant d’une manière ou d’une autre altéré ses capacités physiques, intellectuelles ou de fausser son jugements. Comme de nombreuses autres leçons apprises, l’apprentissage de celle-ci s’était fait dans la douleur. Mais elle resterait gravé dans l’esprit de l’aasimar jusqu’à la fin de ses jours.

Sensibilisé à ce problème, le chevalier des Yeux Vigilants avait eu depuis ce jour, de nombreuses occasions de pouvoir observer les méfaits de l’abus d’alcool. Et en ce jour, il en avait encore un bel exemple.

Lorsque l’ivrogne fit demi-tour pour revenir sur ses pas et venir se planter contre lui pour souffler son haleine fétide au visage. L’aasimar fut à nouveau tendu comme la corde d’une arbalète. Au moindre geste brusque du soudard, il le repousserait avec force pour remettre un espace de sureté entre lui et l’alcoolique. Il n’y aurait aucune gloire et aucun honneur à défier un homme complètement saoul et le paladin n’avait aucune envie d’entrer dans le jeu de l’homme. En outre, il n’avait pas non plus envie d’attirer l’attention d’avantage sur Polby et Délun. Pour autant, il n’allait pas non plus reculer devant l’homme et le laisser approcher d’avantage de deux autres membres de la Compagnie des Marches. Sachant pertinemment qu’il ne servirait à rien de vouloir tenter de raison cet individu, il resta sans dire un mot.

Toujours aussi droit et aussi froid que du marbre, le paladin baissa un peu la tête et plongea à nouveau son regard mort, dur et sans émotion dans celui de l’homme.


¤ Va-t-en !?! Par Heaum va-t-en pauvre homme, retourne à ton vice et laisse nous en paix. ¤



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« Force doit rester au Vigilant ! Hourra !! »

Sorts du jour :
Niveau 1 : Barbe d'argent, faveur divine
Niveau 2 : Force du taureau, zone de vérité

Pouvoirs magique :
Détection du chaos (x3/jour) ; Détection du poison (x3/jour) ; Détection des morts-vivants (x3/jour) ; Détection de la magie (x3/jour) ; Lecture de la magie (x3/jour) ; Détection du mal (à volonté) ; Lumière du jour (1/1)/jour (niv. 11) ; Protection contre le Mal (2/3)/jour (niv. 11) ; Bénédiction (1/3)/jour (niv. 11)
 
 
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écrit le : Mercredi 29 Janvier 2014 à 22h09 par Théodus
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Vingt-huitième jour de la Griffe des Tempêtes, année des Dragons Renégats
28 tarsakh 1373 (CV)

Lieu : Route reliant Asbravn à Iriaebor, Contrées du Mitan Occidental
Temps : grand soleil, 12°
Moment : vers 13h45








Narration Elion :


- Messire !

La voix de Polby s’éleva clairement dans la taverne, car tous les clients s’étaient tus, attendant la réaction d’Elion. Tous pensaient que l’ivrogne allait se faire remettre violemment en place par le solide guerrier qui pour l’instant n’avait pas bronché. Mais le chef de phalange avait décidé d’intervenir. Le garde se tourna vers l’halfelin qui venait de sauter à bas de son banc et qui lui dédiait un sourire amicale.

- Messire, répéta Polby. En tant que voyageur venu de contrées lointaines, je suis content de rencontrer un fier garde de l’une des prestigieuses maisons marchandes d’Iriaebor, dont la renommée arrive loin de part Faerûn.

Le chef de phalange marcha vers le bar et le garde lui emboîta le pas, oubliant Elion.

- Aussi j’espère que vous accepterez que je vous paie un verre à la santé de cette belle ville prospère. Tavernier, servez à monsieur ce qu’il désire. Bonne journée, Messire.

Lançant une pièce sur le bar, le hin revint à la table où il reprit place sur le banc, adressant un sourire à Elion.

- Merci d’avoir su garder ton calme d’une manière si admirable. J’espère que cet ivrogne va nous laisser tranquille. J’ai faim.

Et avec un plaisir évident, il attaqua son assiette qu’il n’avait pas encore touchée.




Narration Corvo et Moira :

Le caravanier adressa un sourire calculateur à Corvo :

- Marché conclu, l’ami, dit l’homme qui se saisit de son parchemin. Redonne moi les renseignements que tu viens de me dire. Je veux être sûr d’avoir bien compris.

Corvo répéta ses instructions puis se leva et quitta l’établissement. Ayant réalisé tout ce qu’il souhaitait faire en arrivant à Iriaebor, il décida d’essayer de retrouver Belgos. Mais c’est sur Moira qu’il tomba.



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écrit le : Jeudi 30 Janvier 2014 à 11h38 par Adlareth
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Le face à face dura à nouveau un petit moment, comme si le temps s’était suspendu dans la taverne, le silence s’était abattu sur le lieu. Le chevalier aurait préféré qu’il en soit autrement, car maintenant que tous les regards devaient être posés sur eux, le garde marchand n’aurait probablement pas d’autre échappatoire que de passer à l’attaque pour garder sa fierté et sa crédibilité de garde. Elion d’Alusaire s’en serait bien passé, non pas qu’il craignait d’affronter cet homme, mais il n’en ressortirait rien de bon, aucune gloire et surtout aucun honneur. La seule chose positive pourrait être de lui faire passer la même leçon de vie que celle qu’Hector lui avait fait apprendre. Pour autant le paladin doutait qu’à cet âge là, le dénommé Kolum pourrait en tirer une quelconque leçon, si ce n’était un esprit de vengeance.

Heaum avait dû écouter sa prière, car un évènement inattendu arriva. La voix de Polby atteignit l’oreille de l’aasimar. Le Hin fit la seule chose à faire en cet instant critique. Il détourna l’attention du garde et de fait, il détourna également la tension qui s’était créé dans cet établissement. De façon adroite et peut-être un peu fourbe aux yeux d’un paladin de Heaum, Polby entraina l’ivrogne vers son lieu de prédilection : le comptoir.

Le serviteur de la Sentinelle Eternelle retrouva sa place à coté de Délun et continua de suivre son chef du regard. Comme à son habitude, le visage de l’aasimar resta impassible, mais dans son esprit c’était une certaine forme de dégoût qui dominait. Il parla pour lui-même autant que pour Délun.


- Quelle misère de se mettre dans des états pareils !

Polby revenait déjà à table, laissant l’alcoolique à son verre. Lui aussi reprit sa place, ils allaient pouvoir reprendre le cours de ce qu’ils faisaient là où ils l’avaient laissés. Pour autant, Elion ne lâcherait pas son attention pour autant et continuerait de surveiller le garde du coin de l’œil. Le Chevalier des Yeux Vigilant inclina la tête aux paroles de Polby.

- Ce n’est pas un mauvais homme et, il n’y a pas eu de réelle offense. Je ne sais ce qu’il a dû traverser pour se retrouver saoul au Zénith approchant, mais puisse son dieu lui accorder la miséricorde. Pour le reste, je ne sais trop ce qui est le pire. Ce prendre une raclée devant cette assistance où le pousser vers son vice en l’encouragent à boire ? L’objectif est atteint, et je vous en remercie Polby, mais voilà bien des moyens que mon Code m’interdit. Je ne peux pousser un homme faible vers ses démons. Enfin… je vous souhaite un bon appétit. Et… ne buvez pas trop.

C’était assez rare, voir exceptionnel, mais il arrivait de temps à autre que l’aasimar se laisse aller à la pratique de l’humour dans les moments de calme. Mais bien souvent, il fallait avoir pratiqué Elion depuis longtemps pour voir qu’il s’agissait bien d’humour. Dans le cas présent, vu le visage de marbre du Chevalier, il aurait tout aussi bien pu agir d’un avertissement.

Il était grand temps de remplir ce corps de nourriture et donc d’énergie pour la suite de la journée. Elion d’Alusaire pensa à Vëla et Belgos qui parcouraient les rues d’Iriaebor, il espérait que tout se passait pour le mieux pour eux. Quand aux mercenaires, il ne pouvait qu’espérer que ces derniers n’étaient pas entrain de les vendre au plus offrant. Il n’en dirait rien, mais il avait hâte de voir ses deux compagnons sain et sauf.



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écrit le : Jeudi 30 Janvier 2014 à 19h19 par Münggs
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Corvo franchi à nouveau la lourde porte de la maison close. Comme il s'y attendait, le grincement des gonds attira le regard des gens qui passait à proximité. Ce fût là quelque peu ironique car bien qu'il n'eut pas finalisé la moindre affaire avec une catin, il affichait une mine béate. Il était soulagé d'avoir pu transmettre son message et avait la certitude que le caravanier honorerai sa part du contrat...
Le roublard traversa la rue et alla rechercher sa monture à la taverne. Il jeta un coup d'œil attentif aux alentour afin d'essayer de repérer la silhouette de Belgos qu'il avait abandonné à son entrée dans la taverne.


¤ Il ne dois pas être très loin, je devrais le retrouver facilement. Vaudrait mieux pas que je rejoigne le groupe tout seul sinon je vais subir le courroux divin de nos fières paladins.¤ se dit-il, sarcastique, en pensant aux réflexions qu'il aurait à subir si jamais il revenait sans avoir respecté l'ordre de ne pas se séparer...

Guidant l'équidé par la bride, il remonta la rue d'un pas nonchalant à la recherche du sous-officier de la Compagnie des Marches. Qu'allait dire le rôdeur lorsqu'il le retrouverai ? Peut-être lui ferait-il une réflexion sur le fait qu'il n'avait pas à s’éclipser de la sorte malgré ses ordres ?


¤ Si ce n'est que ça, c'est pas grave. ¤ songea le jeune homme, car après tout, personne ne saurait jamais qu'il avait failli fausser compagnie au groupe... Au pire on verrait qu'il n'avait rien acheté en ville malgré ce qu'il avait déclaré à leur arrivé à Iriaèbor. Corvo s'était en plus donné bonne conscience en n'acceptant pas l'avance de solde de Polby.
Une chose était clair dans l'esprit du voleur, il resterai avec ses compagnons le plus longtemps possible désormais. Il aurait bien le temps de voir si son pressentiment de risquer de passer à côté de quelque chose s'il ne restait pas avec eux valait vraiment la peine de ne pas rentrer chez lui...

Alors qu'il arrivait à une intersection avec une rue perpendiculaire un peu après l'endroit où il avait laissé Vëla et Micheletto, il aperçu Moira. La grande guerrière dont la silhouette se démarquait sans peine d'une bonne tête de la plupart des passants semblait prendre le chemin de l'auberge où se trouvait leur chef. Il accéléra le pas pour revenir à sa hauteur.


- C'en est fini pour vous aussi, les affaires ont été bonnes ? Dit-il pour l'interpeller . J'ai perdu Belgos qui doit trainer dans les parages. Peut-être a t-il été s'assurer que notre ami Micheletto possède toujours une tête sur ses solides épaules ou que Vëla n'a pas été arrêtée pour tentative de meurtre sur le malin. continua-t-il avant de marquer une pause puis de reprendre à nouveau. Je voulais vous poser une question; vous êtes surement plus habituée que moi pour ce genre de mission donc d'après vous, quelle pourrait-être la raison pour laquelle Polby a augmenté notre solde de manière aussi soudaine? Le Hin semble avoir de sacrées ressources financières donc pourquoi n'en profite-t-il pas pour étoffer son escorte?

Corvo réalisa que depuis le départ d'Asbravn, il n'avait quasiment pas parlé avec la guerrière. Son expérience semblait être prise à la légère pour le moment et Corvo se disait qu'elle serait rapidement un pilier de ce groupe. Mais il était difficile de s'imposer avec deux paladins dans un si petite compagnie...



Fiche de Corvo

PJ: Corvo / Népheghost
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écrit le : Jeudi 30 Janvier 2014 à 23h05 par Moira
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Moira était sur le point de rejoindre les autres quand Corvo fit son apparition, comme sorti de nulle part. Elle ne s'attendait pas vraiment à le revoir aussi vite, tant il semblait avoir pris une direction radicalement opposée tout à l'heure. La guerrière tourna vers lui un regard quelque peu ombrageux, avant de découvrir où il voulait en venir.

-Pour Belgos je ne sais pas, mais les autres sont juste là, répondit-elle en désignant l'étal de l'armurier.

C'était plutôt étrange, le rôdeur n'avait pas vraiment manifesté une envie de vadrouiller en ville, pourquoi aurait-il quitté Corvo sans le prévenir? A moins que ce ne fut l'inverse... par discrétion, elle préféra ne pas le questionner à ce sujet. Quoi qu'il en fût, le demi-elfe n'était nulle part en vue, il ne restait qu'à assumer qu'il était retourné aux portes pour retrouver Polby. Après tout, qu'un rôdeur puisse se perdre serait assez ironique.

Le jeune cormyrien s'étonnait également de la soudaine multiplication de la solde, révélant au passage son inexpérience du métier. Bien qu'il semblait capable en bien des égards, Moira avait espéré qu'il fut dans le bain depuis un peu plus longtemps. Il fallait bien débuter un jour, mais Polby s'acharnait à les mener à l'aveuglette, ce qui n'était pas les meilleurs conditions pour apprendre les ficelles de la chose. Moira inspira assez visiblement avant de lui répondre :


-Et bien, généralement, cela signifie que l'employeur reconnait que la mission va être finalement beaucoup plus dangereuse que prévu. Une façon implicite de dire : "d'accord, je vous ai un peu menti sur les réalités de la chose, mais ne vous énervez pas : voilà de quoi faire passer le cornichon".

Elle haussa ses vastes épaules, presque avec fatalisme.


-Quand à savoir pourquoi Polby n'emploie pas ses ressources à meilleur escient, c'est très simple : il est simplement incompétent en la matière. Vous avez peut-être remarqué hier soir que Belgos s'est entretenu discrètement avec lui : je pense que c'était justement à propos de sa manière de gérer les choses. Mais tous autant qu'ils sont, j'ai l'impression que leur plus grande peur est que nous les trahissions pour une meilleure paye...

Elle ponctua cette dernière phrase en laissant entendre qu'elle trouvait cette idée complètement ridicule. En effet, les mercenaires professionnels avaient plus de conscience que ne semblait croire la Compagnie des Marches. Cela avait commencé avec Vëla, qui dès le premier soir avait proposé de payer un supplément sur sa fortune personnelle, puis en leur faisant jurer leur grands dieux qu'ils ne failliraient pas à leur parole. C'était pourtant simple à comprendre : quelqu'un qui retournerait sa veste ne retrouverait rapidement plus de travail : les rumeurs couraient vite dans le milieu, et personne ne voulait d'un traître pour assurer ses arrières. L'argent était peut-être leur motivation, mais la réputation était tout aussi importante dans ce métier. En fait, la seule raison pour laquelle un mercenaire romprait son engagement, (et ce sans pour autant rejoindre le camp d'en face) c'était s'il estimait que ce qu'on lui demandait dépassait le cadre de son contrat initial. D'où peut-être la surenchère de Polby.

Ce faisant, Moira se dirigea tranquillement vers Micheletto et Vëla. Cela rassurerait cette dernière de les savoir tous réunis.



Je n'ai peur de rien, je n'espère rien, je suis libre.

Fiche de personnage
 
 
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écrit le : Vendredi 31 Janvier 2014 à 15h20 par Belgos Dalaèl
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Quel âge avait-il? 13 peut-être 14 ans la dernière fois qu'il était venu à Iriaebor avec sa mère. La Cité des Mille Flèches avait impressionné Belgos Iuadwall, son oncle paternel l'avait prit sous ons aîle pour le forme à l'art du pistage avec son cousin germain, Risiaw et son demi-frère Kylaïs. Si le premier était un fougueux excessif, bien trop téméraire et arrogant, ce dernier était tout l'inverse. Il était son demi-frère, le dernier né, sa mère était morte en couche depuis des années avant que son père ne se décide à prendre pour femme une humaine. A l'annonce de la grossesse de Morgann, il avait été le premier à se réjouir de la grossesse et de l’arrivée d'un enfant dans la fratrie. De quarantes ans son ainé (Oui, un elfe devient adulte après cent ans...), Kylaïs et Belgos entretenait pourtant une relation fusionnelle.



Le départ de Corvo, pour le moins énigmatique n'avait pas manqué de laisser petit quelque chose d'amer à Belgos, il ne fallait pas le prendre pour un lapin de six semaines et encore moins croire que Bon s'écrivait avec un C. Il l'avait laissé partir et voguer vers d'autres destinations qui certainement demeuraient plus appropriées à la dimensions et aux aspirations de cet humain. il savait désormais à quoi s'en tenir. Entre un roublard pas si intelligent que ça, une mercenaire à l'égo démesurée et aux conclusions hâtives tout comme cette petite frappe de demi-orque qui se prenait presque comme Ao, voilà ce que représentait l'autre moitié de leur groupe. une merveille et chacun d'entre eux les prenait pour des incapables. Belle image qu'ils véhiculaient depuis le début ! Heureusement, ils méconnaissaient Elion et Vëla, qui malgès ce qu'ils reflétaient étaient de loin ceux en qui Belgos aurait remis sa vie entre leur main sans ciller un instant.

Belgos s'était retourné doucement en entendant le son de cette voix qu'il ne connaissait que trop bien. Quelle chance avait-il de pouvoir rencontrer l'un des ses frères, pardon, demi-frère au cours de cette mission? A priori, Tymora lui avait de nouveau sourit, et cela lui changeait agréablement de sa misérable mission à Port énigme ( Une hérésie), un exemple parmi tant d'autre.

en se retournant, il reconnut sans peine la silhouette de ce frère bien aimé et les yeux violets de Kylaïs qui reflétaient toute la noblesse de sa race.

- soupira Belgos en sylvestre. les larmes aux yeux.

Deux autres elfes l'accompagnaient,tout comme son frère, ils portaient un tatouage aux motifs compliqués partant de la base du cou à remonter un peu au desssus de l'oreille. Il les reconnut tous les deux

- Kanaw et Drewall, les fils du chasseur nocturne ! Quelle joie de voue revoir.

Ce fut embrassades et accolades vigoureuses. Belgos n'en revenait pas, il avait une occasion unique de renouer des liens avec les siens. Depuis combien de temps n'avait-il pas de nouvelles? Il était incapable de le dire.. Son frère s'agenouilla auprès de Sherkan et lui passa la main sans son épaisse fourrure héritée de ses ascendances nordiques. il le présenta comme son compagnon animal. Kylaïs continua à parler à Belgos



Ils avaient escortés une caravane pour gagner quelque argent avant de retourner vers la forêt des Ombres où l'attendait les leurs. Kylaïs jeta un regard lourd de sous entendu à Belgos.

- Notre père serait le plus heureux des pères si tu nous revenais mon frère...

Belgos s'avança, là seul au milieu de cette cité qu'ikl n'avait paas arpenté depuis quinze ans, il mit une main sur l'épaule de son frère et continua à parler en sylvestre.



Le sourie que lui renvoya son frère fut suffisant à le convaincre de s'accorder ces moments rares de retrouvailles.



A ce moment précis de leur aventure, alors que chacun vaquait à ses occupations, Belgos pouvait légitimement prétendre à faire la même chose. Par contre pour revenir en temps et en heure à son rendez-vous c'était autre chose.

- Allons partager des souvenirs et évoquer l'avenir mon frère. L'auberge de la Wyverne errante est toujours sur pieds...

L'auberge de la Wyverne errante, c'était en ce lieu qu'ils avaient prit leurs quartiers pour la première fois...quels souvenirs....

- Oui allons partagez et communier ensemble mon frère.répondit simplement Belgos...



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Fidèle à mes origines, fraternel avec mes amis, impitoyable avec mes ennemis.

user posted image Réputation 7
Fiche Belgos
Pj's: Belgos Dalaèl (Compagnie des Marches) et Télim Osonsaar
Pnj's: Adrian (Conseiller) Isorion (MG Gardiens Sylvestre), La Guetnorn, Shevarra (Compagnie des Marches.)
 
 
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écrit le : Dimanche 02 Février 2014 à 01h12 par Sandor
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Aventurier
Aucune chambre
Aucune gemme
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Micheletto ouvrit les yeux. Si le réveil était pénible, cette fois du moins son sommeil n’avait pas été troublé par des cauchemars. Doucement il décolla sa lourde tête du montant de la fenêtre contre laquelle il était appuyé. Celle-ci semblait donner sur une rue qui lui était parfaitement inconnue. Alors qu’il achevait de se redresser son cou craqua bruyamment. La décharge de douleur qui se répandit le long de ses vertèbres acheva de le tirer de son état de semi-endormissement. Enfin il pouvait commencer à s’ouvrir à son environnement direct. Son regard glissa sur divers rayons tous pleins d’armes, d’armures et d’utilitaires en tout genre. Mais où pouvait-il bien se trouver ? La réponse était pourtant là, toute proche, mais les épaisses brumes dans lesquelles se débattait son esprit l'empêchaient d’y voir clair. Il continua à parcourir la salle des yeux, jusqu’à tomber sur une jeune femme. Vëla ! Ca y est, les souvenirs lui revenaient. Il se trouvait à Iriaèbor et il accompagnait la paladin faire des emplettes. Par les dieux, combien de temps s’était-il assoupi ? En tout cas pas assez longtemps pour s’épargner les hésitations de la folle de Torm. Au rythme où allaient les choses il pouvait bien dormir jusqu’à ce soir.

¤ Je te jure, les femmes et le shopping ¤

Au fond de la boutique il reconnu Moira. Un instant il pensa la rejoindre pour faire un brin de causette, puis se ravisa, se rappelant de la désagréable habitude qu’avait la guerrière de ne pas retourner les questions qu’on lui posait. Non pas que les longs silences ne le gênassent le moins du monde, mais quitte à se taire, autant se ménager un peu d’espace. Sur ce raisonnement des plus prosaïques, le prêtre se leva et s’étira longuement. Lentement il passa devant les différents étalages. Malgré sa taille modeste la boutique était plutôt bien achalandée. Finalement après en avoir fait deux fois le tour, il se résolu à rejoindre Vëla. La jeune femme était occupée à admirer une dague dont les courbures meurtrières tranchaient singulièrement avec le type d’arme qu’il avait l’habitude de la voir porter.

- Une belle arme de fourbe. Je suis pas fan mais si je devais tuer quelqu’un je pense que j’utiliserai un truc dans le genre.

Il gratifia sa vis-à-vis d’un sourire entendu. A son tour il se saisit d’une arbalète qui se trouvait devant lui et fit mine de l’inspecter.

- J’ai repensé à ce que tu as dit tout à l’heure, sur le fait de t’étriper tout ça. Je pense qu’on est parti du mauvais pied tout les deux. Tu es restée sur les résultats de ton détecteur à méchant et de mon côté j’ai rien fait pour dissiper ce malentendu. Je suppose que si on veut avancer il faut qu’il y en est un qui fasse le premier pas alors je vais essayer de t’expliquer un peu quel type de gars je suis.

Il marqua un court silence, posa l’arbalète sur l’étale devant lui et entrepris d’y engager un carreau.

- De là d’où je viens, choisir entre le bien et le mal c’est un luxe que peu peuvent se permettre. En fait la plus part du temps tu dois choisir entre la vie et la mort. Alors tu fais des choix, puis après tu dois vivre avec ces choix…Il repensa aux corps décharnés de ses parents adoptifs qui quelques heures auparavant lui étaient apparus en songe. Et finalement tu deviens ces choix. Je ne savais pas que j’étais devenu mauvais avant que toi et ton petit copain vous me l’appreniez. Dans le fond je n’en suis toujours pas convaincu. Tout ce que je sais c’est que je ne veux pas mourir, ah ça non ! C’est pas grand-chose quand on y pense, c’est même plutôt naturel et pourtant pour moi ça a impliqué tant de choses… juste parce que je refusais de me laisser tuer. Tu me diras peut-être que c’est mauvais mais si aujourd’hui je suis encore en vie, c’est parce que je n’ai jamais hésité à tuer tous ceux qui voulaient me voir mort.

Sur ces mots Micheletto se saisit de l’arbalète qui se trouvait toujours devant lui et la pointa en direction du visage de la paladin.

- Qui que ce soit ! Alors ça fait quoi Vëla de se faire menacer avec une arme ? C’est pas drôle hin ? Surtout qu’à cette distance je vise encore mieux que Belgos.

La tension était extrême et le demi-orque sentait bien qu’il ne valait mieux pas trop faire trainer les choses s’il ne voulait pas finir transpercé par la lame de Moira.

- Et maintenant, si je veux vivre il va falloir que je te tue c’est ça ? Puis que je tue Elion et après tout le groupe ? Ba oui, ils vont surement vouloir te venger, je n’ai pas le choix. Et puis toute la Compagnie des Marches. C’est sans fin… Ou alors on arrête.

Il reposa l’arbalète sur son présentoir.

- On oublie toutes ces conneries de serments, de mal, de menaces et on se laisse vraiment une chance. Une chance, comme deux gens normaux.

De la poche de sa cape il tira un petit carnet.

- Je sais que tu dois te dire que j’essaie de te tromper. Tu vois hier quand tu voulais me tuer, tout ce qui a retenu ta main c’est que je sais ce qui est arrivé à ton père n'est ce pas ? En fait quand on y pense cette information j’aurai tout intérêt à la garder pour moi si je veux pas perdre ma tête. Et bien tout ce que je sais me vient de ce carnet qui me vient lui-même de mon père.

Sans avancer, des fois que la jeune femme ait l’idée de lui mettre un coup de dague dans le buffet, il lui lança le carnet. Cela fait, il retira son gant lui tendit la main.

- Est-ce que tu penses que tu peux nous donner une chance Vëla ?



 
 
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écrit le : Dimanche 02 Février 2014 à 23h47 par Vëla
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Dans son inspection de la dague qui lui faisait miroité un assassina en règle, la folle de Torm vit sur son coté droit le malin Micheletto qui s'approchait. Dans une déformation toute professionnel, la jeune fille tournait la lame vers son bras droit en tenant fermement la poigne de la dague; une technique que lui avait montré les moines de l'Ordre du Corbeau. D'ailleurs selon eux c'était la seul manière de tenir un poignard, lame vers le bas. Pour avoir utilisé cette façon de faire quand elle avait étripé son agresseur d'un viol, elle c'était aperçu qu'effectivement le pauvre bâtard demi-orque qui avait osé attenter à sa virginité avait fini sans aucun sang en lui; saigné comme un porc en très peu de temps. Sa pensée lui revint quand Micheletto lui proposait une façon de faire intéressante. Se tournant vers lui elle dit sur un ton simple...

- Cette lame est loin d'être une arme de fourbe, c'est plutôt une ingénierie de confection meurtrière, fait pour entamer une hémorragie interne, en fait cette lame tue proprement, tout parfait pour moi cela et pour vous aussi!? -

Le regard qu'elle lui portait était froid mais aimable. La suite des dires de Micheletto lui plaisait, elle écoutait avec attention mais ce qui retenait son attention était les manoeuvres qu'il osait faire en pleine boutique.

* Pauvre fou, en Rashéménie tu serait déjà mort d'engager un carreau dans cette arbalète en pleine boutique.*

Se disait-elle et en même temps à lui, mais il ne pouvait malheureusement pas comprendre. La suite était touchante, sensé, probable et prévisible. Sur sa route elle avait tant de fois rencontré le même type d'homme qui ignorait simplement le fait qu'ils étaient malin. Si facile de refuser de voir la vérité et si difficile d'y remédier. Micheletto lui faisait pitié et c'était surement pour cela qu'elle avait retenu son bras la veille.

La fin eu un certain panache, un geste qu'il regretterait amèrement en temps et lieu. Par deux fois qu'il osait la menacer et cette fois la folle de Torm restait de marbre. Elle leva la main en direction du boutiquier pour qu'il n'intervienne pas.
Tout son intérieur était calme, paisible et affuté. Si au moins il savait combien de fois la jeune fille avait-elle vu la mort de près et son attitude le confirmait a son interlocuteur. Le malin poursuivit avec affront allant même jusqu'à lui proposer d'oublié le tout.

* Décidément Micheletto tu as de la purée entre les deux oreilles.*

Se disait-elle en regardant la pointe du carreau qui espérait-elle, lui transpercerait la tête... Mais non, le malin n'avait pas osé terminer ce qu'il avait commencé.

* Voilà ta rédemption Micheletto, tu vient de laisser percer la lumière qui se terrait en ton coeur. L'Amour est au coeur du Mal! Tu as échoué Micheletto. Tu est perdu, sans sentier, tu vient juste de quitter le tient en d'emprunter un chemin tortueux que tu ne connait pas.*

C'est yeux pairs et d'acier ne lâchèrent pas le regard du demi-orque jusqu'au moment que celui-ci déposait l'arbalète armé sur le présentoir. Sans un mots la Paladin avançait d'un pas, puis d'un autre, s'approchant à une longueur de couteau entre elle et le malin pendant que celui-ci fouillait dans le pan de sa cape. En d'autre lieux, le demi-orque aurrait sans doute tenter de ramasser ses tripes qui se seraient déversé de son corps mais la Paladin ne pouvait se permettre d'avorter leur mission et surtout pas dans une boutique d'arme et dans une ville qui plus est. Il lui lançait un carnet qu'elle attrapait et continuait de l'écouter en disposant du nouvel objet dans sa ceinture. Elle aurait tout loisir de le lire plus tard.

La fin de la présentation burlesque du malin lui valait bien un rire franc, qu'elle ne put s'autorisé puis d'une voix douce, sans reproche elle laissait aller...


- Micheletto, vous parlez pour ne rien dire, vous vous contredisez en plus de ne pas mettre votre menace à exécution. J'avoue que votre histoire ma émue, elle ressemble à la mienne, car sachez, qu'avant de rencontrer les moine de l'Ordre du Corbeau, toute notre famille était dans la même situation que la votre; nous étions tous dans l'ignorance de notre situation, nous n'avions pas trouvé notre véritable sentier, nous étions égaré dans le mal, sans même le savoir et le plus grave dans ceci, Micheletto, c'est que ne pas savoir est la pire des situations qui peut survenir dans le vie d'un homme. Votre perte Micheletto viendra de vous même, vous parlez trop au lieu d'agir et se que vous portez entre les cuisse et bien vous ne les méritez pas, pas encore, car la peur vous habites.-

Étant rendu à la hauteur de l'arbalète, elle s'en saisi, la désarmait puis reposait le carreau sur le comptoir en disant au vendeur, qu'elle prendrait aussi ce carreau, avec la chemise de maille de maître, la lance d'arçon, la dague de maître, 6 flèches tonnerres, 6 de maîtres et un ensemble de 5 explosives.

Se retournant vers Micheletto elle ajoutait ...


-Ce qui a retenu mon bras hier ce n'est pas ce que vous aviez en renseignement sur mon père, mais bien mon engagement à cette mission, si je vous tolère parmi nous c'est grâce à Polby, sans lui vous ne seriez plus mais sachez une chose, le fait que vous vouliez vraiment que les choses puisse allez mieux entre nous prouve qu'au fond de vous même Micheletto, vous voulez une paix d'âme, et c'est pour cela, seulement, que je ne dirai rien sur ce que vous venez d'oser pour la deuxième fois. Si vous vous donnez la chance d'emprunter la bonne voix Micheletto, je reviendrai sur ma décision de vous prendre en duel à la fin de cette mission pour nettoyer les affronts que vous avez idiotement perpétrer envers moi et mon Dieu.-

Un instant de silence puis son regard se posait sur la main dénudé de Micheletto et ...


-Remettez votre gant et ayez de la parole la prochaine fois, ce que nous avons besoin dans le groupe, ce n'est pas des paroles, mais bien des agissements.-

C'est à ce moment qu'elle entrevit Moira, le temps était compté, fallait revenir vers le groupe.



Je suis la chevalière Solitaire, non pas par peur des humains mais par respect des humains, par respect du silence des humains, par respect de l'intégrité des humains. Je m'achemine jour après jour vers le temple de mon coeur et le soleil s'y trouve, s'y féconde la Rose qui se déploie Chevalier d'O. Je regarde la Source, je devient Source, je coule Source... Telle est ta répétition mantrique, chevalière Solitaire.
Faire quelque chose à contre-coeur c'est faire quelque chose à contre courant; alors que être au coeur des Choses, c'est toujours être au courant.

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Fiche Vëla


1-Bénédiction*, Sacrifice divin, protection contre le mal*.
2-Éveil du péché*, Précision bénie*, Force du taureau*.
3-Soins modéré.
 
 
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PM

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