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> Hématite, la quête du Diamant noir, Episode 2, Frégate du Dragon des mers
Écrit le : Samedi 13 Décembre 2014 à 17h11 par Azur'ael
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Date : Mi Ches 1373
Lieu : Frégate du Dragon des mers en pleine mer
Temps : doux, venteux

Sujet HRP
Sujet RP- episode 1




Les aventuriers avaient eu une journée de libre pour préparer leur départ, comme par exemple confier leur monture à une écurie de confiance. Cette journée avait filé aussi vite qu’une bougie récemment allumée.

La Frégate du Dragon des mers avait fière allure sur le port avec ses trois hauts mats aux voiles impressionnantes. Le devant du bateau était remarquable par une gueule rugissante d’un dragon massif de bronze. L’équipage s’activait comme une colonie de fourmis sous le regard royal de leur capitaine dressé debout sur la dunette, la partie surélevée du gaillard arrière du vaisseau. La Frégate en imposait aussi par sa taille. Ce navire était un petit village à lui tout seul, comptant sans doute une centaine de personnes. Il était rassurant aussi de voir son armement avec ses arbalétriers légères et lourdes situées à bâbords et à tribords.

Les ordres fusaient oralement par le biais du sergent Evil qui ne faisaient qu’interpréter les quelques gestuels du capitaine. L’ancre avait été levée et les voiles quant à elles déployées. Une grande foule s’était réunie aux bords du port pour assister au départ du Frégate du Dragon des mers. Le vent était au rendez vous comme pour sacraliser ce départ.

Les aventuriers furent accueillis par Fenouille, un marin gringalet qui les conduisit à leur dortoir situé dans la soute. La gente féminine fut gratifiée de plaisanteries bien senties par la plupart des marins qu’elle croisa.

Quand à Xarss, en tant que garde du corps du Joaillier, avait eu un régime de faveur, en obtenant une chambre, certes petite mais privée, en annexe à celle du gnome. Le joailler s’était montré très discret, sortant rarement de sa chambre, et ne sollicitant jamais le drow. Il fallut attendre le cinquième jour en mer pour voir le gnome sur le pont en train de scruter le ciel étoilé en pleine nuit.

La nervosité commença à gagner certains marins. Le Frégate sillonnait les mers depuis dix jours vers un endroit inconnu de tous. Les premières disputes habituelles firent leur apparition devant l’impatience du voyage et puis pour des faits anodins comme d’accusation de petits vols. Le sergent Evil intervenait alors rapidement pour instaurer la discipline d’une main de fer. Le voyage allait s’annoncer très très long…

Pour redonner un peu du cœur à l'ouvrage, le capitaine avait demandé aux bardes du navire d'organiser un spectacle pour la soirée pour fêter le douzième jour sur les mers. Aimeric Huecòr, Keyah, et Rugrin pourraient ainsi montrer tout leur talent. Ils avaient tout intérêt à se montrer bon s'ils ne voulaient pas finir dans la mer avec les requins...



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Écrit le : Mercredi 17 Décembre 2014 à 11h50 par Kerlomar
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La journée de liberté était très vite passée aux yeux du barde demi elfe qui avait prit entre autre le temps d'écrire à ses parents. Il ne pouvait pas dire pourquoi mais il en avait ressenti l'envie et le besoin sachant que le lendemain il prendrait la mer pour un voyage d'une durée inconnue, pour une destination inconnue mais dont le danger serait automatiquement présent. Aussi sa lettre avait elle été rapidement rédigée, porteuse de ses sentiments à l'égard de ses parents, du reste de la famille et des amis. Ceci était également un testament si jamais il venait à décéder. Il espérait que cette partie ne serait pas utile mais il préférait être prudent et ne pas laisser ses affaires non réglées en cas de décès.

Le reste de la journée avait été occupée à faire un peu de sport, aiguiser et prendre soin de chaque arme ainsi que de son armure, de son instrument de musique ainsi que passer une bonne nuit. En effet, le barde doutait de passer de bonnes nuits complètement reposantes à bord d'un navire plein de marins au surplus de testostérone qui feraient des concours des plus gros bras et de la que... la plus longue. Aussi préférait il ne pas partir avec du sommeil en retard. De plus, les cernes sous les yeux étaient mauvais pour la présentation.

Puis ce fut l'embarquement. Et là Rugrin ne put retenir une bouche béante en voyant l'impressionnant navire sur lequel il allait partir. Il s'agissait d'une ville flottante tout en bois. Tout en ayant déjà pris la mer, le barde n'était pourtant jamais monté à bord d'un tel navire et il était clairement impressionné. Cependant il se reprit vite, se moquant de faire bonne figure mais bien pour monter à bord. Et comme il s'y attendait, il se retrouva à dormir avec l'équipage. Il se prépara mentalement à être ennuyé par toutes sortes de bruits et autre choses du même acabit mais fit contre mauvaise fortune bon coeur. Il était toujours avec Abakor et il comptait bien passer ses journées à travailler, soi la musique soi à bord.


la seule qu'il ignorait était à quel point le voyage allait s'avérer long et surtout incertain. Personne ne connaissait la destination ni encore combien de temps il faudrait encore pour y arriver et le cormyrien se rendait bien compte que tout cela commençait à peser sur le moral et l'humeur de tout le monde. En effet, combien de fois avait il pu assister à des rixes pour des motifs stupides. Cependant il les comprenait car lui-même commençait à se sentir enfermé à bord et l'ambiance lui pesait de plus en plus sur les épaules et il commençait à se sentir mal. Il n'avait jamais fait de voyage si long mais savait désormais que le bateau n'était vraiment pas son truc.

Aussi fut il surpris mais heureux lorsque le capitaine vint lui demander d'organiser un spectacle pour redonner le moral aux troupes. Et aussi d'apprendre qu'ils seraient trois à donner de leur art. Il avait déjà pu voir à l'oeuvre la halfeline, restait maintenant à voir ce que savait faire l'humain et montrer lui-même ce qu'il avait dans son sac. Il passa donc un petit moment à écrire un poème et réaliser au passage la musique avec laquelle il comptait l'accompagner. Sa spécialité était l'instrument à corde mais il adorait mélanger avec chant ou poème pour agrémenter et pour se tester. Aussi lorsque le soir arriva, il était prêt. Il avait revêtu pour l'occasion sa tenue de scène et attaqua.

- Bonsoir à tous et à toutes. je vous souhaite de passer une agréable soirée et de bien profiter. Je remercie le capitaine pour cette occasion qui nous ait donnée de nous retrouver dans des circonstances plus festives.

Commençant quelques accords, il commença son poème.


- Lorsque tu trembles dans le noir et le froid,
Plonges ton regard dans le feu et vois dans son éclat,
Mes yeux,
Qui veillent sur toi.

Lorsque tu marches entre les griffes du vent,
Ecoutes par-delà le hurlement des loups,
Mon chant,
Descend vers toi.

Et lorsque que tu te perds dans une neige vierge,
Lèves les yeux au royaume des aigles.
Mon étoile,
Brille pour toi.

Dans les cavernes profondes, sur les pics escarpés,
Entends les mots d'amour que je t'adresse.
Mes pensées,
Sont avec toi.

Je ne t'ai pas oublié,
Je ne t'ai pas abandonnée.
La mer ne peut t'engloutir,
Ni l'écume te recouvrir.
Je reviendrai toujours vers toi.
Le monde se réchauffera,
Et les dieux retrouveront le sourire.
Prends bien soin de toi mon amour,
Le temps de mon définitif retour.

Tout en récitant son poème, le barde faisait danser ses doigts sur ton instrument à corde et était emporté par ce qu'il faisait. Il ne savait pas si cela plairait ou non, mais pour sa part il était satisfait.

Représentation poème (1d20+4) et représentation instrument à corde (1d20+13).



 
 
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Écrit le : Mercredi 17 Décembre 2014 à 16h04 par Yvhann
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L'Ilythiri n'avait reçu aucune réponse de la part de Maradin qui le laissa dans l'ignorance la plus total. Ne cherchant pas à faire pression sur le gnome mais en lui démontrant qu'il avait sur lui une attention particulière, le jeune drow restait toujours sur la gauche du joaillier et en retrait d'un seul pas.

La soirée avait été délectable, non pas en dégustation du fabuleux repas servit, mais bien en études des comportements des nouveaux engagés, un véritable délice pour en apprendre d'avantage sur les moeurs des rivvin et aussi sur le bâtard qui suivait comme une mouche à déjection le darthiir. Par chance la soirée fut brève et fini sur une bonne note. Le lendemain tel un qu'el'velguk Xarss disparut littéralement pour réapparaître furtivement juste avant le départ et ce, auprès du gnome, toujours sur son arrière gauche.

Le départ lui fit un grand bien et la navigation lui donnait des ailes, de voir ainsi s'activer multiple gens de différentes natures et moeurs aussi disparates les unes que les autres était pour lui une beautés; une merveille voguait grâce à un chaos: Comme quoi la vie était bien née du chaos. Rare furent les passagers qui pussent le voir sur le pont, il semblerait qu'il ait disparut. Le jeune drow profitait des nuit pour faire sa ronde régulière parmi les marins endormit, surtout Sail avec qui il prenait plaisir à regarder dormir paisiblement et épiait dans l'ombre, à chaque jours, les aller et venus de tous et chacun. Il profitait des moments que le yingil passait dans sa cabine pour se reposer mais variait constamment l'heure à laquelle il prenait ses repos pour avoir une surveillance constante sur son butin. Il en avait averti le gnome de ne jamais sortir sans lui et même ci ce dernier avait une tête dur, Xarss veillait à ne jamais le laisser seul hors de la cabine.

Le fugitif avait bien aimé la sortie de nuit du joaillier et aurait bien aimer jaser avec lui mais il lui avait laissé profité de cette lune et du reflet qu'elle disposait sur les eaux, le laissant voguer dans ses pensées. Lui même était resté dans l'ombre que la dunette offrait pour épier les faits et gestes de son client et admirer cette beauté de lune après avoir jetter un oeil scrutateur et investigateur dans la cabine du gnome. Plus en saurait sur lui mieux en serait la protection.

Nul tentation lui était venu de le dérober, loin de lui était cette vil manie qu'était le vol, praticable bien sur, en des occasions opportunes pour aller de l'avant mais jamais pour s'enrichir. Il avait simplement observé si il y avait des parchemins ou autre informations sur leurs destination ainsi qu'une carte du lieux qu'ils se rendaient.

Depuis leurs départ Xarss allait discuté régulièrement avec le maître coq et lui avait demander les reste d'agrumes potentiel que ce dernier pouvait bien utiliser, lu but était fort simple, le drow en humectait les pentures de la porte du gnome pour la faire grincer et huilait la sienne pour qu'elle puisse ouvrir sans un son. Il travaillait sa relation avec le maître coq à chaque jours et du moment qu'il le pouvait lui offrait quelques lampé de cette eau de vie qu'il s'était procuré l'avant veille de leurs départ. Il ne cherchait pas à l'amadouer juste faire un brin de jasette avec lui pour passer les moments les plus longs. En fait il faisait le même rituel qu'il avait sur le Glaucus.

Coté relation il allait régulièrement porter sa ration personnel de nourriture à Gargus et Rulf, c'était d'ailleurs les seul moments que l'équipage pouvait l'entrevoir si il ne trouvait pas autre moyens d'approcher les deux marins qu'il affectionnait le plus; Gargus pour son coté équarrit et non chalands et le jeune Rulf pour son courage de s'embarquer aussi jeune sur un navire parmi une bande de coupes gorges de tout acabit.

Wyrm avait annoncé un spectacle pour couper la monotonie qui s'était installé sur le Dragon des mers. Le drow y vit la une judicieuse idée pour divertir les marins mais y voyait là aussi un excellent moment pour l'équipage de laisser aller leurs fou, ce qui pouvait tourner vite au vinaigre. C'est alors que le dénommé Kryssyyor avait prit un soins particulier à ne pas s'éloigner de Maradin même si l'envie de danser lui chauffait tout le corps.

Le bâtard s'en sortait bien, il n'avait pas à dénigrer la prestation même si un commentaire risible faillit sortir de la bouche du drow, celui-ci se retint de ne pas envenimer la situation et laissait les autres faire leurs spectacles en gardant un oeil assidu sur les agissements des autres marins.



L'Art en tant que science est la connaissance universelle des forces de l'univers; en tant que magie, elle est l'application pratique et physique de ces mêmes connaissances.

Lil waela lueth waela ragar brorna lueth wund nind kyorlin elghinn.

(L'idiot et l’imprudent trouvent des surprises et parmi elles, attend la mort.)



fiche Xarss
 
 
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Écrit le : Mercredi 17 Décembre 2014 à 20h41 par Enwel
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rp.gifAinsi étaient-ils libres de leurs mouvements. Comme les bourrasques marines qui s'engouffraient dans la ville à vive allure. Aimeric n'était en rien mécontent de cette journée de vacance, qui comptait bien mettre à profit pour s'instruire auprès des citoyens de cette citée. Il ne la connaissait que très peu. De par les rues et les impasses, l'homme curieux parcourait l’espace très largement occupé par cette ville, qui n'avait aucune équivalence au pays d'où il venait. Pour ainsi dire c'était bien la première fois qui avait le temps, le temps de prendre le temps. C'était une denrée très rare pour l'homme qui s’arrêtait à toutes les curiosités qui lui passaient sous le nez. Ainsi il passa cette journée à parler avec les citoyens. Apprendre leurs coutumes, leurs expressions, leurs inspirations. Quelle joie pour le curieux avide de savoir qu'il était, que cette foule de gens désireux de partager leurs traditions. Mais déjà au loin, l'ombre se faisait présente et elle chassait de sa noirceur, du soleil la chaleur.

Le blond personnage, du haut de son âge était au bord du quai d'embarquement, quand vint le moment de monter sur ce monstre de bateau. Il y avait là un vaisseau des plus impressionnant, qui pouvait fendre sans coup férir les glaces les plus épaisses. Sa proue de dragon, face à ces murs gelés, lancerait avec zèle un millier de flammes qui percerait avec ardeur leur virginité. Cette ville marine était aussi large que le port qu'elle quittait. La vie sur le pont faisait un tel brouhaha que le plus expert des tonnerre paraissait être un gazouillis. Combien d’œuvres pouvaient naître de cette vision de puissance ? Suffisamment, pensait Aimeric, pour distraire une centaine de générations...

Ainsi dix jours avaient fuis, aussi rapidement qu'avançait le monstre des mers. Les nuits n'étaient pas de tout repos certes, mais le barde aimait parler avec les autres marins. Il était un fils de la mer, natif Illuskien, enfant de la mer inviolée. Il comprenait leurs attentes, leurs énervements et le mal qu'ils avaient à supporter les jours en mer.
Quand le capitaine décida d'organiser une soirée plus animée que les autres précédentes, Aimeric était sur le pont. Il était ravi de pouvoir entendre ses collègues et de pouvoir enfin partager avec eux leurs arts respectifs.
Ainsi il se mit dans un coin, sur le pont venteux, pour se remémorer une chanson de marin, de celle qui soulevait le cœur, mille lieux au dessus des flots. Alors que son comparse aux cheveux blancs, fît sa représentation, que le blond barde trouva de grande qualité et qu'il salua de francs applaudissements, son tour fut venu. l'homme s'avança, se mettant devant tous ces marins fatigués de la mer. Il leur lança un regard profond et fort, un regard de navigateur. Il leva le poing fièrement, défiant les cieux et ainsi il commença sa chanson, l'accompagnant de son instrument:



Òh forbans et corsaires, jetez vos yeux au loin
Ne voyez vous pas la course du vent marin ?
Il nous soulève aisément par delà les embruns
Et nous quittons ainsi nos petits jardins bruns.

Prenez les chemins qui se jettent dans la Mer
Ouvrez vôtre esprit aux légendes des Pères.
Abandonnez dans l'heure ce rivage desséché
Qui vous flétrit ainsi vôtre nature oppressée.

Moi qui suis des vôtres, fiers compagnons gabiers;
Je maudit la terre et tous ses attraits viciés.
A la pénombre je condamne les telluriens
Qui non pas nôtre courage de voguer au loin.

Laissons toutes ces femmes encore vierges
Qui nous regardent partir depuis les berges
Elles nous espèrent folles, au secret de la nuit
Gémissantes dans l’immensité de leurs lits.

Nous rentrerons chers comparses, croyez-le bien !
Elles seront à nous attendre en ce matin.
Car nul autre ne peut, Altesse ou Vilain,
Aimer passionnément ces femmes comme un marin !


Hardi marins,
Criez au loin
Nul ne vous vaut
Nul n'est plus beau
Vous êtes de la Mer
Comme tous vos Pères !


Ainsi Aimeric termina sa chanson, cette chanson que l'on chantait chez lui. Sur cette petite île perdue au creux de la grande inviolée. rp.gif

hrp.gif Représentation : (1d20 +5)hrp.gif



 
 
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Écrit le : Vendredi 26 Décembre 2014 à 12h53 par Keyah
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Appuyée contre le bastingage de proue, crinière rousse au vent, Keyah profitait de son quart de repos. La Frégate du Dragon avançait à vive allure, et les embruns soulevés par le vent éclaboussaient son visage et s’emmêlaient dans ses boucles, les poissant de sel.

Seule, elle souriait à la mer. Les yeux fermés, elle s’enivrait de vitesse et de ce sentiment de liberté qu’on ne ressent qu’une fois au large. Il y avait si longtemps que ses pieds n’avaient foulé le pont d’un navire… Et à chaque nouvelle traversée, l’image de son père lui revenait en mémoire. Non pas comme un sentiment douloureux, mais comme une douce chaleur, une impression de proximité. Un secret partagé entre père et fille. Une vérité commune qui les rapprochait. Et cette vérité n’était autre que l’amour de la mer, des vagues, du bleu sans fin. Keyah sur les flots, son père au ciel. Ici, dans ce grand vaste, ils se côtoyaient. Ils se retrouvaient et se comprenaient.

Keyah aimait trop cette immense étendue azurée pour lui tenir rancune de la mort de son père. La mer est une dame capricieuse aux colères souvent meurtrières. Dans son tumulte, elle avait réclamé la vie de son paternel, l’avalant d’une bouchée et le rendant immortel aux yeux de sa fille. Ici, sur le pont, Keyah ressentait sa présence tout autour. Il était les vagues, les voiles claquant au vent, les nuages paresseux, tout…

La voix retentissante du sergent Evil tira la Ménestrelle de ses rêveries. Le quart de repos de Keyah était bientôt terminée, et son équipe devrait alors reprendre du service. Elle se détourna des flots et porta son regard sur le gréement, dans lequel s’agitaient les gabiers, grimpant de-ci de-là pour s’occuper des voiles les plus hautes. Les mats de la Frégate du Dragon étaient si impressionnants que le spectacle lui évoqua une poignée de fourmis le long d’un jeune tronc d’arbre.

En parlant de bestioles… que faisait donc Chauve-Souris pendant son repos ? Somnoler sur son hamac ? Se planquer dans un coin sombre pour ruminer ? Trainer dans la cuisine pour chaparder une tranche de lard ? Se quereller avec un matelot ayant croisé son regard ? Allez savoir.
S’il est vrai que Keyah passait pas mal de temps avec sa comparse, elle mettait aussi un point d’honneur à tenter de nouer de nouvelles relations à bord. Il est toujours bon d’avoir des alliés. Et la halfeline était plutôt du genre sociable _contrairement à sa camarade de voyage. Aussi, elle connaissait le nom d’à peu près tout le monde à bord, et s’était attiré la sympathie d’un certain nombre de matelots. Toutefois, de temps à autre, la petite personne avait besoin de solitude… Comme aujourd’hui par exemple, où elle s’était réfugiée sur le gaillard d’avant.

Une douzaine de jours seulement s’étaient écoulés depuis l’appareillage de la Frégate, mais le moral de l’équipage semblait déjà au plus bas. Pourtant, aucun incident majeur n’avait perturbé leur route. Ni tempête, ni panne de vent, ni mauvaise rencontre. Un sentiment d’impatience mêlée de nervosité s’était néanmoins emparé de certains esprits. Pour calmer les ardeurs et rehausser les cœurs, une soirée musicale avait été réclamée aux bardes. Ce spectacle, elle avait lieu ce soir… Il était grand temps qu’elle réfléchisse à sa représentation.

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Le soir venu, Keyah s’était décidé pour la flute de pan. En effet, Rugrin et Aimeric comptaient sans doute pousser la chansonnette. Aussi, pour clôturer un peu le spectacle, et aussi pour encourager les matelots à danser, la Ménestrelle avait pensé faire une représentation uniquement instrumentale.

Aussi, grimpant sur la scène improvisée pour l’occasion, revêtue de sa tunique bariolée et de ses éternelles clochettes, Keyah effectua quelques cabrioles en guise de salutations… Puis brandit sa flute et commença à jouer.

Les premiers morceaux étaient tantôt lyriques, tantôt mélancoliques… Et puis enfin, le rythme s’accéléra, les notes sautillèrent, invitant l’assistance à frapper des mains ou à danser. Keyah poursuivit sa représentation jusqu’à ce que le ciel s’obscurcisse et se couvre d’étoiles…
Elle invita également les deux autres bardes à se joindre à elle pour certains morceaux populaires, et parfois pour prendre le relai de temps à autres, afin qu’elle puisse danser à son tour. Dans tous les cas, la Ménestrelle semblait s’amuser autant que son public. Cette nuit devait marquer les esprits… Elle devait devenir la bouée à laquelle se raccrocher lorsque les temps se feront durs. Elle devait rapprocher les cœurs et créer des liens d’amitié et de solidarité. Autant de choses essentielles à bord d’un navire…


hrp.gif Représentation (instrument à vent)* : 1D20 +6 // + Acrobatie : 1D20 +3 hrp.gif



 
 
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Écrit le : Mardi 06 Janvier 2015 à 21h08 par Azur'ael
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Date : Mi Ches 1373
Lieu : Frégate du Dragon des mers en pleine mer
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Sujet RP- episode 1


Tout était réuni pour faire un beau spectacle. La nuit était belle et étoilée, éclairée par un doux sourire lunaire. La mer était calme et apaisée. Et les bardes de la frégate des mers étaient fort inspirés ! La plupart des marins s’étaient réunis autour d’eux pour assister à leur représentation, hormis le capitaine et le gnome marchand qui se tenaient assis sur des chaises moutonnées et posés à l’occasion sur la dunette, le sorcier des mers qui ne semblait guère apprécié ce genre d’art et surtout le bruit, le colosse Gargus toujours fouiné dans les cuisines, le jeune Rulf qui se portait pâle et le vigile perché sur les hauteurs dont le rôle était primordial pour surveiller la mer.
La bonne humeur était de mise. Les bardes excellèrent tous dans leur domaine réciproque. Ils étaient applaudis chaudement. La capitaine avait eu là une bonne idée. Toutes les tensions de ce long voyage venaient de disparaître. Chacun put se coucher le baume au cœur.

Les journées ne se ressemblent pas, dixit le dicton. En effet, l’ambiance calme et sereine d’hier soir semblait déjà loin…Sur le pont, deux hommes se battaient. Ils ne faisaient pas semblant. Il fallut le fouet d’Evil pour les faire revenir au calme. Tout le monde fut convoqué alors convoqué sur le pont supérieur, ordre du capitaine !
Le capitaine passa en revue ces hommes et femmes. Les deux bagarreurs se tenaient debout, la tête basse, face à tous les regards. Le capitaine prit la parole avec un ton sec et sévère.


- Je ne serai toléré ce genre de débordements au sein de ma frégate.

Il demanda aux bagarreurs, des explications. L’un d’entre eux accusait l’autre d’avoir volé sa pierre magique porte bonheur. Une enquête fut alors investie. C’était facile. La pierre, si elle était magique, un magicien serait la détecter. Il fit donc appel au sorcier calishite pour la retrouver. Et la pierre le fut…dans les affaires de l’accusé…

Le capitaine prononça alors une sentence terrible : vingt coups de fouet ! Il imposa à tout le monde d’assister à la punition. Les cris du puni étaient terribles. Il cria à perdre la voix qu’il était innocent, jusqu’à pouvoir faire douter par certains qu’il était l’auteur de ce vol…



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Écrit le : Mercredi 21 Janvier 2015 à 01h23 par Sail
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Sail affichait une moue décontenancée. Certains auraient pu déduire que cette réaction était dûe à la violence de la scène qui se jouait sur le Dragon des mers. Ceux là se tromperaient alors lourdement.

La jeune Calishite était en fait en pleine lutte contre elle même. La sentence administrée au pauvre bougre lui procurait un plaisir malsain dont elle avait encore beaucoup de peine à se débarrasser. Le claquement du fouet brisant le silence avec la régularité d'un métronome sonnait à ses oreilles comme la flûte de Keyah; les cris du supplicié étaient aussi exaltants que le chant des terres natales d' Aimeric, tandis que ses supplications étouffées murmuraient des poèmes plus romantiques que les interprétations de Rugrin.

Sail était fatiguée. Son premier voyage en mer l' éprouvait, et les déclarations du sorcier la tourmentaient nuit et jour. La nuit, elle dormait très peu, serrant fort la dague cachée sous son oreiller, pétrifiée à la moindre ombre qui se dessinait en obstruant la faible lueur provenant de sous la porte de sa cabine. Terrifiée à l'idée que Selt ne fasse irruption pour mettre fin à ses jours ou pire encore, la livrer à Xayn, Sail était constamment tiraillée entre se préparer à un combat acharné pour sa liberté ou se rendre devant un passé déterminé à la rattraper. C'était bien souvent dans ses moments qu'elle finissait par s' assoupir, épuisée.

Lasse de lutter, elle finit par se laisser emporter. Les moues gênées laissèrent place à un sourire malsain, et ses yeux cernés contemplèrent le spectacle avec délectation. Sail aurait alors donner extrêmement cher pour se retrouver à la place du bourreau, place qu'elle n'avait pas occupé voilà maintenant plusieurs dizaines. Bien que n'étant pas son outil de prédilection, la Confidente s'imagina en train de brandir le fouet mordant afin d'administrer le châtiment implacable et fatal, fruit de la culpabilité, avérée ou non.

C'est ainsi que la jeune femme se retrouva comme hypnotisée par la scène, mue par une exaltation à peine contenue.



La souffrance surpasse la douleur.


Fiche de Sail
 
 
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Écrit le : Vendredi 23 Janvier 2015 à 18h49 par Yvhann
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De son poste d'observation, à l'ombre derrière Maradin, un léger sourire pouvait se dessiner sur ses lèvres minces, les commissure à peine relevé lui donnait un air presque angélique. *Des tréfonds insondables, la souffrance brille de la joie qu'elle soulève au coeur des observateurs avertis.*

Se disait-il pendant que l'heureux châtié pourfendait le silence de sa mélodie qui souffrait du rythme saccadé du bourreau d'office. Décidément les rivvin n'excellaient pas dans l'art de la souffrance. Evil aurait put se forcer un peu, après les magnifiques performances des bardes de la veille, une suite musical aurait été de mise durant ce trop cours et délectable moment de sévice.

Il aurait du faire chanter la souffrance en choisissant d'alterner ses coups de fouets en différent endroit et rythme. Le résultat en aurait été que plus jouissif et aurait été moins disgracieux pour l'oreille fine de Xarss.

Il se souvenait des moments passé avec sa garce de soeur cadette dans les dongons de leur maison familial lorsqu'elle s'exprimait dans son art, de l'entre mort, comme elle disait. Elle mettait un soins particulier à laisser son jouet sur le fils de la vie et le tranchant de la mort et ce, dans une conscience continue. Celui ou celle qui partageait le moment extraordinaire avec elle ne perdait jamais ses sens, allant même à leurs donner quelques artifices curatifs pour qu'il reste bien conscients du moment délectable qu'elle leur offraient. Il se souvenait que trop des moments qu'il avait passé sur cette table, ils avaient laissé une empreinte indélébile en lui, il avait dû apprendre à jouir d'un tel traitement et d'en apprécier la douce sensation de victoire qui en découlait. La mélancolie lui donnant présentement un air encore plus angélique.

Rêveur, le sombre drow semblait bien loin, en fait, il aurait aimé jouer du rivvin en s'imaginant une cruel et fantastique machine à souffrance. Soudain, dans sa mansuétude du moment il se mit à rire joyeusement et applaudit la piètre performance d'Evil tout comme il l'avait fait la soirée précédente ou chacun, à sa manière, avait donné du spectacle. Il était humble, même si l'acte fut de courte duré et moins peaufiné que les bardes il lui fallait souligner cette performance qui l'avait bien diverti et en remerciait d'un geste de la tête, l'artiste et le capitaine.

Xarss aimait les arts, dans toutes leurs formes, il en avait d'ailleurs fait un cheval de bataille lorsqu'il était esclavagiste, offrant du spectacle lorsqu'il tuait, malmenait et faisait souffrir ses sujets. Il avait apprit tôt qu'un esclave diverti est plus productif et moins revêche; il en était de même pour les surfaçins.

La vie sur un navire lui plaisait bien, ce petit havre de paix et de joie était une magnifique suite à sa liberté.






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fiche Xarss
 
 
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Écrit le : Mercredi 04 Février 2015 à 14h19 par Azur'ael
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Sujet RP- episode 1



Lorsque le drow se mit à rire et à applaudir devant le châtiment infligé au marin, tous les regards le fixèrent. Dans la plupart, on pouvait y lire de la haine. Le capitaine mit alors un terme à la punition et exigea que tous reprennent son poste.

L'ambiance festive d'hier s'était vite évaporée. Presque tout le monde faisait la tronche. Sinon la journée passa comme les autres. La mer était plutôt calme. Le voyage commençait maintenant à s'éterniser. Personne savait où la Frégate des Mers allait exactement. Fort heureusement, ils avaient pour l'instant croisé aucun bateau pirate ni monstre marin qu'ils pullulent en tant normal.

Alors que les habitudes prenaient place, un matin, Keyah se leva avec l'estomac au fond de la gorge. Elle se précipita sur le pont pour vomir dans la mer tout le repas de sa dernière soirée. Elle était pâle comme un linge. Elle fut rejointe par Abakor qui était dans le même état. Ses autres compagnons ne se sentaient pas non plus très bien, avec leur estomac gargouillant sans cesse. Qu'il y ait un ou deux malades cela pouvait arriver. Mais là il y avait une quinzaine de personne à vomir par dessus le bord.

Le capitaine exigea aussitôt une enquête dont le résultat ne se fit pas attendre. On accusa d'abord le cuisinier. Mais le sorcier des mers vint à sa rescousse en précisant qu'il avait découvert grâce à sa magie que certains des aliments avaient été empoisonnés...La nouvelle fit l'effet d'un souffle de dragon. Qui pouvait vouloir empoisonné l'équipage ? Certains parvinrent vite à désigner le drow comme coupable...Les discussions allaient bon train et il y avait des complots dans l'air. Sail, dont les oreilles traînent parfois, apprit que certains planifiaient un accident pour faire disparaître le drow si le capitaine ne prenait pas au plus vite une résolution.




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Écrit le : Dimanche 08 Février 2015 à 11h00 par Enwel
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Entre la houle et le vent qui venaient se battre devant le navire, nul ne pouvait savoir quel était le responsable de ce triste spectacle. La plus grande partie de l'équipage était le museau part dessus bord comme pour humer les embruns qui passaient non loin. Mais il n'en était rien, c'était bien là le bruit rebutant de régurgitations qui se faisait entendre sur le pont. Incitant par là même l'équipage à les rejoindre de concert. Le barde quand à lui était déjà sur les lieux. Certes il ne se sentait guère très en forme, mais rien ne voulait le quitter. Son antre était à tourner sans cesse comme s'il voulait imiter le dormeur, qui durant la nuit, gesticule en quête de paix. Il s'était assit sur un tonneau bien large, profitant ainsi de cette valse des vomissures. Il avait son instrument à la main et maintes idées à l’esprit. Et comme pour soulager les marins, il lança ses doigts sur les cordes, laissant ainsi échapper de frêles notes. Sa voix se fit entendre légèrement portée par le vent qui soufflait :

Je suis un matelot du beau Dragon des mers
Je compte sur mes doigts tous les jours amères.
Mais je sais qu'au loin la richesse m’espère
C'est pour cela que je souffre comme mon père.

Hardiesse et force, levez les bras,
la gloire vous attend, hardi les gras !

Coups de fouet ou vomit, au diable tous les maux,
Qui m'arrivèrent dru sur ce noble vaisseau.
Je parcours le grand monde en fendant les eaux
Où seras tu donc bientôt, mon blond damoiseau.

Hardiesse et force, levez les bras,
la gloire vous attend, hardi les gras !

Nous percerons altiers le cœur du père océan,
Sur ce fier dragon, le puissant monstre d’antan.
Nous poserons nos pieds sur ce sable ardant
Où nous trouverons sans peine un tas d'argent.

Hardiesse et force, levez les bras,
la gloire vous attend, hardi les gras !

Ainsi chantait le barde sur son tonneau, pour donner du cœur à la troupe attroupée contre le bord. Il espérait que son art pouvait un tant soit peu soulager les méchantes humeurs de l'équipage. Il regardait la scène à semi-comique de ses partenaires qui semblaient donner tripes et boyaux à la mer. Sans en rire, le regard peiné de tant souffrances diaphragmatiques.



 
 
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